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    Un vaste projet immobilier suscite l’inquiétude dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal

    27 juin 2015 |Jeanne Corriveau | Montréal
    Environ le tiers des 5500 unités construites seront consacrées à des logements sociaux et abordables.
    Photo: Denis Tremblay / Ville de Montréal Environ le tiers des 5500 unités construites seront consacrées à des logements sociaux et abordables.

    Des groupes écologistes, dont la Coalition verte, s’inquiètent du projet de développement immobilier de 5500unités qui verra le jour au cours de la prochaine décennie dans Pierrefonds-Ouest.

     

    Accompagné du maire de Pierrefonds-Roxboro, Jim Beis, le maire Denis Coderre a confirmé vendredi matin que la Ville donnerait le feu vert au vaste projet immobilier qui s’étendra sur 185 hectares dans l’Ouest-de-l’Île. Au moins quatre promoteurs sont propriétaires des terrains, soit le Groupe Grilli, la Société immobilière Juttian, Développement Pierrefonds et Immeubles l’Équerre.

     

    Environ le tiers des 5500 unités construites seront consacrées à des logements sociaux et abordables. Des espaces seront prévus pour des écoles, des parcs et des centres sportifs. Les plans prévoient aussi des commerces de proximité et des bureaux.

     

    L’administration promet du même coup de protéger 180 hectares de milieux naturels avec l’agrandissement du parc-nature de l’Anse-à-l’Orme. L’ajout de cette nouvelle zone permettra de créer un espace vert d’une superficie plus importante que celle du parc du Mont-Royal.

     

    Opposition

     

    David Fletcher, qui milite au sein du groupe citoyen la Coalition verte, n’est pas rassuré. Le projet immobilier fera disparaître d’anciennes terres agricoles d’une grande valeur écologique, selon lui. « Cela fait 10 ans que ce projet se prépare se prépare. Ce n’est pas une surprise pour nous, mais selon moi, ce n’est pas un projet de développement durable comme le prétend l’administration, dit-il. C’est un site unique, avec des milieux humides. On y trouve 157 espèces d’oiseaux, dont des rapaces. On y voit aussi beaucoup de cerfs de Virginie ainsi que des campagnols, des renards et des pékans. Il y a là tout un écosystème. Si ces terrains disparaissent, l’impact va être important pour l’Ouest-de-l’Île. »

     

    M. Fletcher estime qu’avant de sacrifier ces habitats, la Ville devrait plutôt favoriser la restauration des nombreux terrains contaminés ailleurs sur l’île afin d’accueillir des projets immobiliers. « Montréal est l’une des villes au Canada où le taux de milieux naturels est le plus bas par personne, explique-t-il. Depuis l’arrivée de l’administration Coderre, la Ville n’a pas fait d’acquisitions de terrains, à part une parcelle qui était déjà prévue sous Gérald Tremblay. L’administration ne semble pas prendre au sérieux cet enjeu. »

     

    La Ville mandatera l’Office de consultation publique de Montréal afin qu’il étudie le projet l’automne prochain.













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