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    375e anniversaire de Montréal

    Qu’en est-il de la dimension historique?

    25 mai 2015 | Guillaume Lavoie - Conseiller de ville, district Marie-Victorin à Montréal | Montréal
    Le maire Coderre à cheval sur son Bixi et vêtu d'un chandail du Canadien. L'esprit montréalais d'aujourd'hui doit aussi être éclairé par celui d'hier.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le maire Coderre à cheval sur son Bixi et vêtu d'un chandail du Canadien. L'esprit montréalais d'aujourd'hui doit aussi être éclairé par celui d'hier.

    Montréal aura bientôt 375 ans. Quelle grande occasion ! Mais pourquoi ? Pour célébrer ? Oui, mais encore. À l’heure actuelle, le 375e est le plus souvent présenté à travers deux axes. D’une part, il y a les legs, des infrastructures que nous construirons, un peu partout à travers la ville. De l’autre, les célébrations. Des grandes et moins grandes fêtes, un peu partout sur le territoire. Mais qu’en est-il donc de la dimension historique du 375e ?

     

    Sans dimension historique, en quoi ces legs sont-ils différents de ce que nous construisons chaque année ? D’une nouvelle bibliothèque inaugurée l’an dernier ? De la construction du pont Champlain ? Du nouveau CHUM ? Sans dimension historique, en quoi nos célébrations seront-elles différentes d’un de nos grands festivals annuels, sinon qu’elles seront plus grandioses ? Il y a bien quelques initiatives de rappel historique ici et là. Mais elles sont encore trop peu nombreuses et pas encore centrales à l’idée du 375e.

     

    Grand rendez-vous

     

    Cette dimension historique est essentielle pour donner un sens au 375e. Cette prise de conscience de notre histoire collective, c’est ce qui fait de nous, citoyens de Montréal plus que de simples habitants de la ville, mais ses héritiers.

     

    Le 375e doit être ce grand rendez-vous avec notre histoire, de tout le chemin accompli au fil des années. Montréal n’est pas née comme on la connaît aujourd’hui. Elle a grandi, a été éprouvée, a réussi, s’est démarquée, s’est illustrée au fil des siècles.

     

    Montréal, c’est aussi des héros et des héroïnes qui nous sont propres. De nos fondateurs à nos bâtisseuses. De nos dieux du stade à nos capitaines d’industrie. De nos artistes à nos pionnières. Il nous faut les redécouvrir pour ainsi puiser dans leurs exemples de la fierté, de l’inspiration, de la force. Si nous le faisons bien et ensemble, nous pourrons y trouver des leçons pour éviter de répéter nos erreurs, pour s’inspirer du meilleur et faire mieux.

     

    Notre histoire est grande et riche. À nous de la (re)découvrir pour véritablement faire du 375e une célébration qui nous inscrit comme les héritiers de Montréal.

     

    Cette démarche ne peut pas s’inscrire en parallèle du reste ou attendre au dernier moment. C’est dès maintenant que nous devons faire émerger cette dimension historique. Et comme pour les legs et les célébrations, c’est donc dès maintenant qu’il faut préparer le terrain.

     

    Une conversation collective

     

    Il y a tant que nous pourrions faire. Annoncer aujourd’hui une bourse alléchante qui serait accordée en 2017 pour le meilleur ouvrage sur l’histoire de Montréal. Inviter nos écoles à lancer des projets scolaires autour de nos grands personnages ou faits marquants. Mettre au défi notre communauté Web de développer des applications pour faciliter la découverte des origines des noms des rues et des stations de métro qui nous sont à la fois si familiers, mais de fait inconnus

     

    Mais cela peut-il vraiment fonctionner ? Il paraît que l’histoire suscite aujourd’hui bien peu d’intérêt. Que cela n’anime plus les conversations. Je me souviens… de quoi déjà ? On en viendrait même à douter qu’il puisse y avoir un engouement pour connaître notre histoire. Je ne peux y croire.

     

    Fondée un 17 mai 1642, Montréal vient tout juste de célébrer son 373e anniversaire. L’occasion est belle d’en profiter pour lancer cette conversation collective sur notre histoire. D’où l’initiative du #375en10, ancrée sur les médias sociaux. À chacun d’y aller de sa liste de dix faits marquants ou de personnages qui reprennent nos 375 années d’histoire, de la partager et de lancer un défi similaire à son entourage.

     

    Chacun de nous peut y participer. Idem pour nos institutions. Par exemple, à la Chambre de commerce de mettre en avant sa grande histoire montréalaise. À nos grandes institutions universitaires et de médecine de faire de même.

     

    Il ne s’agit pas d’un exercice scientifique, mais d’un prétexte pour lancer la conversation. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises listes. À vous de nous rappeler l’importance d’un fait marquant sous-estimé, de nous surprendre par un personnage oublié. De faire émerger et rayonner notre histoire selon une perspective qui nous touche.

     

    Que la conversation débute. Que l’intérêt pour notre histoire émerge. Que la célébration commence !













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