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    De nouveaux alliés pour les frênes montréalais

    24 avril 2015 |Jeanne Corriveau | Montréal
    Montréal tente depuis des années de protéger les frênes du domaine public contre les ravages de l’insecte asiatique.
    Photo: Source ACIA Montréal tente depuis des années de protéger les frênes du domaine public contre les ravages de l’insecte asiatique.

    La bataille engagée contre l’agrile du frêne se poursuivra sur plusieurs fronts cet été à Montréal. Un champignon pathogène et une guêpe asiatique seront appelés à la rescousse des frênes menacés. La Ville compte aussi adopter un règlement qui obligera les propriétaires à abattre les frênes morts ou dépérissants sur leur terrain.

     

    Montréal tente depuis des années de protéger les frênes du domaine public contre les ravages de l’insecte asiatique. Elle étend maintenant sa lutte au domaine privé.

     

    Le règlement, qui devrait être adopté en juin, précise que le propriétaire d’un frêne dont 30 % ou plus des branches sont mortes devra abattre l’arbre. Les permis d’abattage seront délivrés sans frais.

     

    De plus, tout frêne se trouvant dans une « zone à risque » devra être traité à l’aide d’un pesticide. « Nous prévoyons expédier 100 000 lettres pour informer tous les propriétaires qui se trouvent dans ces zones », a indiqué Réal Ménard, responsable du développement durable au comité de direction. La Ville a réservé un montant d’un million pour rembourser jusqu’à la moitié des frais de traitement.

     

    Les propriétaires qui omettraient de se conformer au règlement s’exposent à des amendes pouvant aller de 350 $ à 4000 $ en cas de récidive.

     

    Sur le terrain, la lutte biologique se poursuivra. Les tests seront menés avec les pièges contenant un champignon qui, lorsqu’il entre en contact avec un agrile, peut causer sa mort en quelques jours. Avant de trépasser, l’insecte peut aussi contaminer ses pairs.

     

    Objectif réaliste

     

    Les pièges ont été testés l’an dernier au Jardin botanique par Robert Lavallée, entomologiste à Ressources naturelles Canada, mais celui-ci souhaite les mettre à l’épreuve dans une rue montréalaise cet été. « L’intention, ce n’est pas qu’en 2017, il n’y ait plus d’agrile à Montréal. Ce ne serait pas réaliste, explique-t-il. L’objectif, c’est d’introduire un facteur qui fera baisser les populations. »

     

    Les chercheurs comptent aussi faire appel à la guêpe asiatique Tetrastichus planipennis, qui a déjà été introduite en Ontario. À la Ville de Montréal, on confirme que des tests seront menés cet été avec cette guêpe.

     

    Ce minuscule insecte dépose ses oeufs dans les larves d’agrile. Une fois qu’ils ont éclos, les larves de la guêpe dévorent leur hôte, qui meurt. Puisque cette guêpe ne s’attaque qu’aux agriles du frêne, il ne faut pas craindre d’effets indésirables semblables à ceux liés à l’introduction de la coccinelle asiatique dans les années 1980, estime Robert Lavallée.













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