La STM congédie son directeur général

Ce départ serait lié à une opération de «recentrage» des activités à la STM.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Ce départ serait lié à une opération de «recentrage» des activités à la STM.

La Société de transport de Montréal (STM) a congédié mercredi son directeur général, Carl Desrosiers. Le président du conseil d’administration de la STM, Philippe Schnobb, a indiqué que cette décision était nécessaire dans le cadre de la révision du plan stratégique de la société de transport.

Entré à la STM en 1984, Carl Desrosiers était devenu directeur général en mai 2012. « M. Desrosiers a rendu de fiers services à la STM au cours des 30 dernières années. Il laisse derrière lui un héritage important », a souligné Philippe Schnobb dans un communiqué. « La STM est toutefois à un point tournant, alors qu’elle amorcera la révision de son plan stratégique qui nous amènera en 2025. Après un an en poste, le conseil d’administration de la STM est d’avis que cet exercice doit se faire avec un regard neuf. »

En attendant la nomination d’un nouveau directeur général, l’actuel trésorier et directeur exécutif Finances et Contrôle, Luc Tremblay, assumera l’intérim.

Une source a indiqué au Devoir qu’il s’agissait visiblement d’une décision « télécommandée » par le maire Denis Coderre, le directeur général de la Ville de Montréal, Alain Marcoux, et le président du comité exécutif, Pierre Desrochers.

Pourtant, Carl Desrosiers avait une connaissance approfondie du réseau de transport de la STM après 30 ans dans l’organisation. « Il a livré la marchandise. Le taux de satisfaction est en hausse et il y a des records d’achalandage jamais vus », a souligné une autre source.

Rappelons qu’à la suite de son élection à la mairie de Montréal en novembre 2013, le maire Denis Coderre avait nommé un candidat défait de son équipe, l’ancien journaliste Philippe Schnobb, à la tête du conseil d’administration de la STM, délogeant ainsi Michel Labrecque.

Les temps sont difficiles pour la société de transport. Au cours de la dernière année, la STM a dû faire face à des compressions et réduire ses dépenses de 57 millions. Quelque 180 postes vacants n’ont pas été comblés en 2014. Les services ont également été réduits.

Elle a par ailleurs annoncé une hausse de ses tarifs pour 2015, faisant passer de 79,50 $ à 82 $ le coût de la carte autobus-métro (CAM) à compter du 1er janvier 2015.

Depuis des semaines, le maire Coderre répète toutefois que 2015 sera l’année du transport en commun.