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    L’Université McGill

    Terreau fertile pour la recherche

    20 novembre 2014 | Émilie Corriveau - Collaboratrice | Montréal
    L’Université McGill est à la pointe de la recherche universitaire au Canada.
    Photo: Jacques Grenier Le Devoir L’Université McGill est à la pointe de la recherche universitaire au Canada.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial

    Des 25 Grands Montréalais salués pour leur apport scientifique depuis 1978, 13 ont mené leurs études ou poursuivi leur carrière à l’Université McGill. Mettant en lumière l’ampleur de la contribution de l’institution au développement de la métropole, cette imposante représentation témoigne également de sa stature dans le domaine de la recherche.

     

    Fondée en 1821 grâce au legs d’un riche marchand écossais, James McGill, l’Université McGill fut le premier établissement universitaire à voir le jour à Montréal. Modeste collège à l’origine, l’institution compte aujourd’hui près de 300 édifices répartis sur deux campus ainsi que quatre hôpitaux d’enseignement, soit l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, le Centre universitaire de santé McGill, l’Hôpital général juif et le Centre hospitalier de St. Mary. Dans ses 11 facultés, elle propose plus de 300 programmes d’études et accueille 37 500 étudiants provenant de 150 pays différents.

     

    Réputée mondialement pour l’excellence de ses programmes, McGill s’affiche comme la principale université de recherche au Canada. Il faut dire que l’institution montréalaise mène des activités de recherche dans nombre de domaines et que depuis sa fondation, plusieurs membres de son corps professoral ont marqué l’histoire par leurs percées scientifiques.

     

    Comptant dix Prix Nobel parmi ses professeurs et ses anciens étudiants, McGill est l’université canadienne en comprenant le plus grand nombre. La gamme de leurs apports inclut la théorie du transfert électronique, des travaux précurseurs sur la perception visuelle, la technologie sous-jacente aux capteurs des appareils photo numériques, la découverte du dispositif grâce auquel le corps humain protège son code génétique, les hormones et l’interaction des particules ainsi que la découverte des cellules dendritiques dont les voies de signalisation immunitaire commandent et activent la réponse immunitaire.

     

    « Si on parle de ce qui se fait aujourd’hui chez nous, nos chercheurs sont très actifs dans un vaste éventail de disciplines, signale Mme Rose Goldstein, vice-principale à la recherche et aux relations internationales de l’Université McGill. Beaucoup de choses intéressantes se font en chimie verte, en environnement, en climatologie, en nanotechnologie, en génomique et protéomique, en alimentation et en neuroscience, particulièrement du côté du développement de l’enfant et de l’imagerie cérébrale. »

     

    Plusieurs chercheurs de McGill sont considérés comme des sommités internationales dans leur domaine et s’avèrent particulièrement en vue sur la scène scientifique pour l’originalité de leurs travaux.

     

    « C’est par exemple le cas du chercheur Michael Meaney, qui est reconnu pour ses réalisations en biologie du développement de l’enfant, relève Mme Goldstein. Son travail porte sur l’impact de l’environnement sur le développement cérébral. Il est parvenu à identifier que l’environnement jouait un rôle dans la modification de l’expression génétique qui règle le comportement et le développement chez l’enfant. Il y a aussi M. Alan Evans, qui mène des travaux sur la question de l’imagerie cérébrale et qui est considéré comme l’un des chercheurs les plus prolifiques au monde ! Il y a plusieurs autres exemples comme ceux-là. »

    Un positionnement enviable

     

    Dans les divers palmarès des meilleures universités, la qualité des travaux de recherche menés à McGill se reflète dans les résultats qu’obtient l’institution montréalaise. Par exemple, depuis une décennie, McGill est considérée comme la meilleure université au Canada selon le populaire hebdomadaire Maclean’s. Elle figure également au 21e rang de l’édition 2014 du palmarès QS des meilleures universités au monde, tout juste derrière l’Université de Toronto.

     

    « En octobre dernier, McGill a aussi été désignée par Research Infosource comme la meilleure université canadienne en recherche au plan de la collaboration internationale dans la catégorie médicale/doctorat. Elle a aussi été nommée par la même organisation comme la seconde institution au palmarès des meilleures universités canadiennes pour son impact global dans la catégorie médicale/doctorat. Cela signifie que l’université s’est particulièrement démarquée tant du côté des revenus de recherche que de la quantité d’articles publiés par ses chercheurs dans des publications scientifiques importantes. Finalement, dans le domaine des sciences humaines, nous arrivons au premier rang des universités canadiennes au plan de l’intensité de la recherche », indique Mme Goldstein.

     

    Conserver son statut de pionnière

     

    Afin de maintenir sa place dans les hautes sphères du monde académique, McGill met de l’avant toutes sortes d’initiatives. Elle s’efforce notamment de multiplier ses partenariats non seulement avec des universités québécoises, mais également avec des établissements partout dans le monde entier.

     

    « Par exemple, nous collaborons étroitement avec l’Université d’Oxford et l’Université de Zurich pour unir nos efforts en matière d’imagerie cérébrale et de neuroscience, particulièrement en ce qui a trait à l’étude des troubles dégénératifs cognitifs. Nous sommes convaincus qu’ensemble, nous sommes mieux placés pour obtenir des résultats probants », affirme Mme Goldstein.

     

    Dans le même esprit, la vice-principale à la recherche souligne que l’université veille à créer chaque jour davantage de partenariats avec la communauté et les entreprises locales : « Nous voulons que notre savoir serve encore plus aux Montréalais et aux Québécois, que nos recherches permettent d’apporter des solutions tangibles aux problèmes qu’ils vivent ».

     

    En s’employant à délester ses chercheurs de leur paperasse pour qu’ils puissent se concentrer davantage sur leurs travaux, McGill déploie aussi beaucoup d’efforts pour que ses professeurs et étudiants aient plus facilement accès à du financement et restent à l’avant-plan de la recherche scientifique.

     

    « On le sait tous, obtenir du financement en recherche devient de plus en plus en plus complexe, commente Mme Goldstein. Nous avons donc prévu plusieurs mesures pour pouvoir soutenir encore plus nos chercheurs. »

     

    Parmi elles, notons la création d’ici 2016 d’un fonds destiné à financer des recherches particulièrement innovatrices et originales. « Plusieurs brillants chercheurs ont d’excellentes idées de recherche, mais n’ont pas les données nécessaires pour prouver que leur piste est plausible, indique Mme Goldstein. C’est pratiquement impossible d’obtenir du financement pour ce type de travaux parce qu’il s’agit d’investissements risqués. Nous croyons que c’est un manque important du système et nous sommes prêts à investir pour supporter les idées novatrices de nos chercheurs. Parce qu’après tout, ce dans quoi McGill excelle, c’est l’innovation et la créativité ! »













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