Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous
    Libre opinion

    L’élection secrète

    29 octobre 2014 | Jocelyne Cyr - Candidate à la présidence de la CSDM, équipe Priorité Écoles | Montréal
    L'école Baril dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, a été fermée en raison de moisissures.
    Photo: Michaël Monnier Le Devoir L'école Baril dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, a été fermée en raison de moisissures.

    L’élection scolaire bat son plein. Porte-à-porte, débats dans les écoles, rencontres de citoyens. On s’inquiète de la transparence de la gestion de la Commission scolaire de Montréal, de la qualité de l’air dans les écoles, du compte de taxes qui monte, alors que les services régressent.

     

    Sauf que c’est une élection secrète. À part les menaces à peine voilées du ministre de l’Éducation sur l’avenir des commissions scolaires ou l’appel irresponsable au boycottage électoral de la Coalition avenir Québec, rien ne semble perturber le ronronnement médiatique habituel. Peut-on vraiment blâmer les électeurs de ne pas participer aux élections scolaires si ces enjeux n’ont même pas l’heur de susciter l’intérêt du quatrième pouvoir ?

     

    Ce désintérêt en période électorale tranche pourtant avec le travail colossal ayant permis de mettre au jour les graves problèmes de gestion de la CSDM. Le problème des moisissures dans les écoles, les décisions budgétaires douteuses et la réduction des services ont reçu leur lot de publicité.

     

    À la veille des élections scolaires, il faut remettre l’école au coeur de l’actualité. Le 2 novembre, nous avons l’occasion de changer notre commission scolaire. À l’heure des données ouvertes, il est inacceptable que la population — et les médias — doive se battre pour obtenir des informations de la part d’une organisation démocratique. Les choix difficiles qui devront être faits dans les prochains mois rendent nécessaire que la CSDM devienne une organisation transparente.

     

    L’ère des portes closes doit se terminer. Les parents exigent, avec raison, d’avoir leur mot sur les décisions qui affectent leurs enfants. Les enseignants exigent aussi, avec raison, d’avoir leur mot à dire sur la qualité des conditions d’enseignement. Or, ils sont tous généralement confinés dans des instances consultatives dont les délibérations ont bien peu d’influence sur le Conseil des commissaires. Les directions d’école, qui devraient être appuyées par leur commission scolaire, reçoivent plutôt des commandes. Et que dire des contribuables, dont le seul contact avec la CSDM se résume au paiement d’un compte de taxes scolaires ?

     

    Le premier électrochoc que doit subir la CSDM, c’est celui de la transparence : ouvrir les portes des instances à plus d’intervenants issus de la communauté scolaire et à la communauté en général. Le second électrochoc est celui de l’engagement, en commençant par les commissaires scolaires, dont on attend plus qu’une présence mensuelle au Conseil des commissaires. C’est en s’engageant avec l’ensemble des partenaires de l’éducation que nous pourrons convenir des solutions pour faire face aux défis budgétaires imposés par l’actuel gouvernement. Enfin, le troisième électrochoc est celui du dialogue avec l’ensemble des partenaires montréalais pour trouver des solutions là où le milieu scolaire ne peut réussir seul : le décrochage et les services aux élèves handicapés ou présentant des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage. L’élection scolaire 2014 est peut-être secrète, mais elle n’en est pas moins déterminante.













    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Populaires|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.