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    Transport en commun

    Ottawa et le secteur privé appelés à payer leur part

    10 octobre 2014 |Jeanne Corriveau | Montréal
    Le sous-financement chronique du transport en commun appelle de nouvelles sources de financement.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le sous-financement chronique du transport en commun appelle de nouvelles sources de financement.

    Québec et Ottawa, de même que le secteur privé, devraient mettre plus d’efforts pour soutenir financièrement le transport en commun, révèle un sondage dévoilé jeudi par l’Association du transport urbain du Québec (ATUQ).

     

    Le sondage CROP réalisé en ligne auprès de 1000 répondants québécois pour le compte de l’ATUQ met également en relief que l’option d’une hausse de la taxe sur l’essence pour financer le transport en commun n’est guère populaire.

     

    À l’heure actuelle, les sociétés de transport en commun au Québec puisent 36 % de leurs revenus auprès des usagers, contre 33 % auprès des municipalités et 21 % auprès du gouvernement du Québec alors que la contribution des automobilistes s’élève à 6 % et celle du gouvernement fédéral se limite à 1 %.

     

    Or, 65 % des personnes sondées jugent que le gouvernement fédéral devrait hausser sa participation financière, et 52 % d’entre eux suggèrent que le secteur privé soit plus généreux à l’égard du transport en commun.

     

    Taxes et péages

     

    Parmi les solutions suggérées pour financer le transport en commun, l’option d’une hausse (de 0,5 à 1 ¢) du prix du litre d’essence n’obtient l’appui que de 15 % des répondants. Cette solution a longtemps été défendue par l’ex-maire Gérald Tremblay.

     

    Pour leur part, le péage routier à l’heure de pointe et un pourcentage de la taxe de vente font meilleure figure, avec respectivement 35 % et 33 % d’appuis.

     

    « Les hypothèses qui sont là ne font pas l’unanimité, mais de toute façon, quand on demande aux gens s’ils veulent payer davantage de taxes ou d’impôts, ils disent non », a commenté le président du conseil d’administration de l’ATUQ, Philippe Schnobb, qui s’est étonné que la taxe de vente obtienne l’approbation d’un tiers des répondants : « Il y a peut-être une piste de solution de ce côté-là ».

     

    Alors qu’il prononçait une allocution devant les membres de l’ATUQ réunis à Boucherville pour un colloque, le ministre des Transports, Robert Poëti, a promis que malgré l’austérité budgétaire, Québec ne réduirait pas sa contribution financière au transport collectif. Mais selon lui, il faudra diversifier les sources de financement et « faire mieux avec ce qu’on a ».

     

    À cet égard, M. Poëti a souligné que le taux de réalisation des projets d’infrastructures en transport en commun au cours des cinq dernières années se limitait à 60 %. Il a d’ailleurs évoqué la possibilité de revoir le partage des investissements requis entre Québec et les sociétés de transport compte tenu de la difficulté de certaines d’entre elles d’assumer leur part.













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