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    Entre résignation et colère - «Montréal mérite mieux», pensent les citoyens invités par Le Devoir

    4 novembre 2013 |Isabelle Paré | Montréal
    Les commentaires fusaient dimanche soir autour de la table où étaient réunis les invités du Devoir.
    Photo: Annik MH De Carufel - Le Devoir Les commentaires fusaient dimanche soir autour de la table où étaient réunis les invités du Devoir.







    Pour consulter le tableau des résultats sur l'île de Montréal

    Pour tous les détails concernant les élections, consultez le site de la Ville
    Une douloureuse victoire du populisme et du statu quo sur la vision. C’est le triste constat que faisait, hier soir, la dizaine de citoyens invités à « vivre en direct » au Devoir la soirée électorale, alors que tous espéraient un sérieux coup de barre pour la métropole.

    « Montréal mérite mieux », ont-ils entonné en chœur, atterrés par la victoire d’Équipe Denis Coderre à Montréal.

    Alors qu’ils étaient déjà résignés à l’élection de Denis Coderre à la mairie, l’annonce d’une victoire minoritaire a toutefois réinsufflé un peu d’espoir vers la fin de la soirée. « Allez, Richard ! 15 votes d’avance », scandaient plusieurs d’entre eux alors que seulement quelques voix séparaient le parti de Richard Bergeron, Projet Montréal, de celui de Mélanie Joly.

    « Il y a tout de même les deux tiers des gens qui n’ont pas appuyé Denis Coderre », se rassurait Gabriel Bégin, étudiant en urbanisme à l’UQAM, espérant toujours que Projet Montréal, l’emporterait chez lui, dans Verdun.

    « C’est la poursuite du statu quo. On reste avec la vieille méthode de faire de la politique et une vision populiste, sans projet stimulant et ambitieux pour Montréal », constatait tout de même Ouanessa Younsi, 29 ans, psychiatre, née d’un père algérien et d’une mère québécoise, partisane de Projet Montréal.

    Pour tous, le résultat reste une gifle après l’avalanche de scandales qui a déferlé sur Montréal depuis 2008. « C’est comme si la commission Charbonneau et tout le reste n’avaient pas d’impact sur le vote. On dirait que c’est juste une émission de télé ! », se désolait Esther Bernard, traductrice, une Montréalaise qui habite Petite-Patrie.

    Une de nos observatrices, Carole Du Sault, ex-conseillère pour Union Montréal de 2005 à 2009, aujourd’hui directrice des communications à l’Association des centres jeunesse du Québec, voit dans cette victoire la mainmise des banlieues de l’ouest et de l’est sur les quartiers centraux. « Ça me décourage pour Montréal et pour le Québec. Je ne sais pas ce que ça va prendre ! » Elle demeurait amère face à d’ex-collègues restés fidèles à Union Montréal. « Les gens votent comme ils votent au fédéral ou au provincial », déplorait-elle.

    Mince consolation, toutefois, de voir François Croteau et Luc Ferrandez l’emporter dans les bastions de Projet Montréal. Une petite victoire pour quatre de nos invités, fervents partisans de Projet Montréal. « Depuis quatre ans, dans mon quartier, Projet Montréal a tenu ses promesses. Je sors dans ma rue et je vois maintenant des ruelles vertes. J’aurais aimé voir ça à l’échelle de la ville ! », a dit Mme Younsi.

    Devant l’échec cuisant subi par la Coalition Marcel Côté, plusieurs autres membres du panel déploraient que Louise Harel ait cédé sa place. « Elle aurait dû défendre ses idées et rester », pensait Colin Turcotte, un résidant du quartier Hochelaga-Maisonneuve, lui aussi atterré par la victoire de Coderre, tout comme Luce Coderre, semi-retraitée résidente de Villeray. Favorable à Marcel Côté au départ, Luce Coderre l’a abandonné en cours de route, pour se tourner vers Projet Montréal. « Côté, ça aurait pu être une stratégie gagnante s’il avait agi autrement. Gérer, gérer gérer, on voulait entendre autre chose ! », disait-elle.

    Dernier clou sur le cercueil, au moment de mettre sous presse, Louise Harel, semblait se diriger vers une défaite dans son district. « Il n’y a pas de justice », déplorait Élisabeth Fortin, 19 ans, étudiante en musique et sciences humaines au Collège Jean-de-Brébeuf.

    Pas de grande victoire pour qui que ce soit hier, même pas pour Carl Lavenant-Langelier, étudiant en sciences politiques et résidant de Laval qui, pendant un moment, espérait que « son candidat » l’emporterait devant Marc Demers, du Mouvement des Lavallois. Mais non.

    La surprise était généralisée devant la proportion de votes obtenus par Mélanie Joly et la bataille serrée menée dans plusieurs districts. « J’aimerais quand même qu’elle ait un rôle important, et qu’elle reste présente sur la scène politique », soutenait Esther Bernard. Élisabeth Fortin voyait plutôt en la performance de Joly « la victoire de l’image sur le contenu ».

    Dure soirée. Nos citoyens mettaient leurs derniers espoirs en la potentielle victoire de Peter McQueen, de Projet Montréal, toujours en tête dans Notre-Dame-de-Grâce. « C’est une très bonne nouvelle pour les gens de mon quartier », se réjouissait Élisabeth Fortin.
     
     
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