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    Élections municipales - Un projet pour la transparence numérique se bute au DGEQ

    11 octobre 2013 |Fabien Deglise | Montréal
    Lancé en juin dernier, le site Web Je vote pour la transparence propose de questionner les candidats à la mairie sur leurs engagements en matière de transparence et d’utilisation des technologies pour améliorer l’accès des citoyens à l’information et aux données publiques.
    Photo: Yan Doublet - Le Devoir Lancé en juin dernier, le site Web Je vote pour la transparence propose de questionner les candidats à la mairie sur leurs engagements en matière de transparence et d’utilisation des technologies pour améliorer l’accès des citoyens à l’information et aux données publiques.

    La quête de la transparence numérique dans l’administration publique a des limites que le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) vient de poser en rappelant à l’ordre les citoyens derrière le site Internet Je vote pour la transparence (jvt2013.com), créé en prévision des élections municipales de novembre prochain. Soupçonné de dépasser le cadre de la Loi sur les élections et de son article sur les dépenses électorales, l’initiative citoyenne a préféré revoir ses objectifs à la baisse pour éviter la confrontation avec l’organisme provincial.

     

    « Ce n’est pas la première fois que l’on sent de la résistance et de l’opposition à une plus grande transparence dans les organismes publics, résume Jonathan Brun, porte-parole de Québec Ouvert, le regroupement à l’origine de ce projet. On a dû repenser la forme de ce projet, mais on est toujours là en prévision du scrutin à venir. »

     

    Lancé en juin dernier, Je vote pour la transparence propose de questionner les candidats à la mairie sur leurs engagements en matière de transparence et d’utilisation des technologies pour améliorer l’accès des citoyens à l’information et aux données publiques. C’est ce qu’on appelle l’enjeu des « données ouvertes ». Le questionnaire cible entre autres la diffusion de données sur l’octroi de contrats, sur le déneigement en temps réel, sur les chèques signés par les Villes... Au final, Québec Ouvert souhaitait proposer un classement des candidats en fonction de ces engagements numériques et diffuser ce classement aux électeurs inscrits sur son site dans les jours précédant leur entrée dans l’isoloir.

     

    « Le problème : cette démarche aurait pu être considérée comme une dépense électorale au sens de la loi »,puisqu’elle vise théoriquement à favoriser un candidat plutôt qu’un autre sur la base d’une analyse critique des programmes, dit M. Brun. Il souligne toutefois que ce projet est mené bénévolement par une poignée de citoyens versés dans la promotion des données ouvertes et la construction d’une démocratie 2.0. « Sans ce classement [qui a été supprimé du projet], cela limite notre capacité à bien communiquer les engagements des élus aux citoyens. »

     

    Au bureau du DGEQ, on s’est défendu cette semaine de toute forme d’intimidation, indiquant seulement qu’une lettre a été adressée à l’équipe de Québec Ouvert, dans les jours suivant l’apparition du site, uniquement pour les informer des règles électorales en vigueur au Québec. « Notre devoir est aussi d’éduquer la population, a indiqué la porte-parole Stéphanie Isabel. Nous voulions être sûrs que ce projet ne se mette pas en infraction avec la loi. » Actuellement, Je vote pour la transparence a attiré près de 1000 électeurs, sur les 5,6 millions inscrits actuellement sur les listes électorales.













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