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Bientôt une majorité pour le parti de Coderre?

Une nouvelle vague de démissions à Union Montréal laisse croire au sabordement du parti

9 mai 2013 | Jeanne Corriveau | Montréal
Il ne fait pas de doute qu’Anie Samson et Gilles Deguire se joindront à l'équipe de Denis Coderre, et plusieurs autres ont laissé entendre qu’ils envisageaient cette option.
Photo : Jacques Nadeau -Le Devoir Il ne fait pas de doute qu’Anie Samson et Gilles Deguire se joindront à l'équipe de Denis Coderre, et plusieurs autres ont laissé entendre qu’ils envisageaient cette option.
Déficit d’information

La décision de Transcontinental Média (TC Média) de mettre à pied 11 des 22 journalistes œuvrant au sein des hebdos menace la qualité de la couverture de l’actualité locale à Montréal, estiment les maires du Plateau-Mont-Royal et de Rosemont, Luc Ferrandez et François Croteau. Par l’entremise d’une motion qui sera déposée le 27 mai, les deux élus tenteront d’obtenir l’appui du conseil municipal afin de demander à TC Média de reconsidérer sa décision. Leur nombre étant restreint, les journalistes ne pourront plus couvrir les réunions des conseils d’arrondissement et les conférences de presse, ce qui privera la population d’informations précieuses, déplorent les deux élus.

Avant même les élections de novembre, le parti de Denis Coderre pourrait obtenir la majorité au conseil municipal de Montréal. Pour l’instant, ce scénario est hypothétique, mais la nouvelle vague de démissions à Union Montréal augmente d’autant le nombre d’élus indépendants au conseil municipal, et plusieurs d’entre eux sont susceptibles de joindre le parti de Denis Coderre lorsque celui-ci sera officiellement reconnu.


La lente agonie d’Union Montréal se poursuit. Dans la journée de mercredi, l’ancien parti de Gérald Tremblay a perdu sept membres, soit tous les élus de LaSalle, dont le chef du parti, Richard Deschamps, ainsi que le maire de l’arrondissement de Lachine, Claude Dauphin.


La mairesse de LaSalle, Manon Barbe, a annoncé la décision des élus de son arrondissement dans une entrevue accordée au Messager de LaSalle. « C’est une décision unanime et difficile parce que le parti et nous, on a toujours partagé les mêmes valeurs, a indiqué Mme Barbe au journal local. Avec l’UPAC, la commission Charbonneau et ce qu’on a découvert, ce n’est pas intéressant. D’aucune façon nous n’étions partie prenante de cette façon de faire. » Outre Mme Barbe, les conseillers Richard Deschamps, Alvaro Farinacci, Josée Troilo, Laura Palestini et Vincenzo Cesari siégeront désormais comme indépendants. Joint par le Devoir, Richard Deschamps a été peu loquace : « Je vais vous confirmer tout demain », a-t-il dit.


Le maire de Lachine, Claude Dauphin, a pour sa part remis sa démission à Union Montréal et entend briguer un autre mandat en novembre prochain.

 

Réunion du caucus


Malgré la rafale de défections, le président du caucus d’Union Montréal, Bernard Blanchet, affirme que les jeux ne sont pas encore faits. Une réunion du caucus est prévue à 11 h 30 jeudi et sera suivie d’un point de presse. Les membres du caucus doivent prendre connaissance des conclusions du « comité de transition » créé pour examiner tous les scénarios à envisager pour l’avenir du parti. Les élus du parti comptaient prendre une décision « en bloc » au mois de juin, a indiqué M. Blanchet, mais de toute évidence, les événements se sont précipités, le bloc se désagrégeant un peu plus chaque jour.


Rappelons qu’au cours des derniers jours, trois élus de l’arrondissement de Montréal-Nord ont donné leur démission, soit Jean-Marc Gibeau, Monica Ricourt et Clementina Teti-Tomassi.


Bernard Blanchet refuse de dire si le parti se sabordera jeudi, mais la fin semble proche pour ce parti éclaboussé par les révélations de financement occulte entendues à la commission Charbonneau.


L’arrivée de Coderre


Au moment d’écrire ces lignes, Union Montréal, avec 10 élus au conseil municipal, perd son titre de parti majoritaire au profit de Vision Montréal, dirigé par Louise Harel (14 élus). Louise Harel perd du même coup le boni de 40 000 $ par année versé au chef de l’opposition. Si d’autres démissions surviennent chez Union Montréal, Richard Bergeron, de Projet Montréal (10 élus) pourrait devenir le chef de l’opposition, pour quelques jours du moins.


Tous ces événements surviennent à une semaine de l’annonce officielle de Denis Coderre comme candidat à la mairie de Montréal. Il ne fait pas de doute qu’Anie Samson et Gilles Deguire se joindront à son équipe, et plusieurs autres ont laissé entendre qu’ils envisageaient cette option.


Malgré les démissions chez Union Montréal, le maire Applebaum n’entend pas modifier la composition de son comité exécutif de coalition. « Mon choix est fait pour le comité exécutif et les commissions, a-t-il dit. Je ne veux pas commencer à rentrer dans tous les débats politiques. Mon objectif, c’est de travailler avec tout le monde. »


Les partis d’opposition ne s’étonnent pas de la déconfiture d’Union Montréal - « Ce qui est surprenant, c’est que ça ne soit pas arrivé plus tôt », a commenté le leader de Projet Montréal, Marc-André Gadoury -, mais ils se sont interrogés sur le sort des quelque 300 000 $ qui restent encore dans les coffres du parti. « On va voir ce qu’il adviendra de leur trésor de guerre, en partie constitué du 3 % de Bernard Trépanier », a souligné Louise Harel. Pour sa part, Marc-André Gadoury souhaite que le parti remette aux Montréalais ses surplus accumulés.


 

Avec Brian Myles

 
 
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