Encore un départ d’Union Montréal
Le conseiller de Montréal-Nord Jean-Marc Gibeau siégera désormais comme indépendant
Dans une lettre qu’il a fait parvenir aux médias, M. Gibeau soutient que l’heure était venue pour lui de tourner la page. « Je ne peux cacher que les allégations à l’endroit de notre parti m’attristent et, si elles sont fondées, me blessent et me choquent profondément », peut-on lire dans sa missive.
Demeurer chez Union Montréal, un parti éclaboussé par les révélations de la commission Charbonneau, n’était plus une option pour lui, a-t-il expliqué. « Il y en a qui ont encore espoir [au sein du parti], mais moi, j’étais rendu à la limite de mes pensées positives concernant Union Montréal, a-t-il expliqué au Devoir lors d’un entretien téléphonique. J’ai cru à des solutions miracles, magiques. On n’est pas fous, on parle à nos citoyens. Ils nous demandent souvent comment il se fait qu’on puisse encore être avec Union Montréal. »
M. Gibeau, qui occupait le poste de leader d’Union Montréal depuis l’automne dernier, a tenu à souligner « le courage et la grande rigueur » de Richard Deschamps, qui est devenu chef du parti après la démission de Gérald Tremblay.
Avec Coderre ?
Conseiller municipal dans Montréal-Nord depuis 1996, Jean-Marc Gibeau entend bien être candidat lors des élections de novembre prochain et ne cache pas sa sympathie à l’égard de Denis Coderre, qui briguera la mairie de Montréal. « Denis est un gars de la place. C’est un type que je connais depuis longtemps. Il a très bien travaillé tant au ministère des Sports qu’à celui de l’Immigration. Son dossier politique est assez épatant », lance M. Gibeau avec enthousiasme, avant d’ajouter : « Mais ça s’arrête là pour le moment. » Ses intentions font toutefois peu de doutes : « Disons que je regarde toutes les avenues et que je n’en vois qu’une. »
Des 66 élus que comptait Union Montréal à l’automne 2009, il en reste aujourd’hui 31.







