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Démission chez Union Montréal

3 mai 2013 15h00 | Jeanne Corriveau | Montréal
Jean-Marc Gibeau
Photo : Union Montréal Jean-Marc Gibeau
Conseiller dans l’arrondissement de Montréal-Nord, Jean-Marc Gibeau a annoncé vendredi matin qu’il quittait les rangs d’Union Montréal pour siéger comme indépendant.

Dans une lettre qu’il a fait parvenir aux médias, M. Gibeau soutient que l’heure était venue pour lui de tourner la page. «Je ne peux cacher que les allégations à l’endroit de notre parti m’attristent et si elles sont fondées, me blessent et me choquent profondément», peut-on lire dans sa missive.

Demeurer chez Union Montréal, un parti éclaboussé par les révélations de la commission Charbonneau, n’était plus une option pour lui, a-t-il expliqué. «Il y en a qui ont encore espoir [au sein du parti], mais moi, j’étais rendu à la limite de mes pensées positives concernant Union Montréal, a-t-il expliqué au Devoir lors d’un entretien téléphonique. J’ai cru à des solutions miracles, magiques. On n’est pas fous, on parle à nos citoyens. Ils nous demandent souvent comment il se fait qu’on puisse encore être avec Union Montréal.»

M. Gibeau, qui occupait le poste de leader d’Union Montréal depuis l’automne dernier, a tenu à souligner «le courage et la grande rigueur» de Richard Deschamps qui est devenu chef du parti après la démission de Gérald Tremblay.

Conseiller municipal dans Montréal-Nord depuis 1996, Jean-Marc Gibeau entend bien être candidat lors des élections de novembre prochain et ne cache pas sa sympathie à l’égard de Denis Coderre qui briguera la mairie de Montréal. «Denis est un gars de la place. C’est un type que je connais depuis longtemps. Il a très bien travaillé tant au ministère des Sports qu’à celui de l’Immigration. Son dossier politique est assez épatant», lance M. Gibeau avec enthousiasme, avant d’ajouter: «Mais ça s’arrête là pour le moment». Ses intentions font toutefois peu de doutes: «Disons que je regarde toutes les avenues et que je n’en vois qu’une».

Des 66 élus que comptait Union Montréal à l’automne 2009, il en reste aujourd’hui 31.
 
 
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