De retour au sein de l’UMQ, Montréal accueillera ses Assises en 2013
Le maire de Montréal, Michael Applebaum, croit que les villes doivent parler d’une même voix
L’Union des municipalités du Québec (UMQ) regagne Montréal pour la tenue de ses Assises annuelles, un an après que la Métropole a décidé de réintégrer ses rangs. À cette occasion, le maire de la ville, Michael Applebaum, répond par écrit aux questions qui lui ont été adressées.
Montréal, Longueuil et la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) s’étaient dissociées de l’UMQ en 2004 pour trois raisons, selon le maire : « En premier lieu, les désaccords se sont manifestés au sein de ce regroupement dans la formule de partage de la taxe d’accise sur les carburants. Aussi, la Ville assurait subir des contraintes qui l’empêchaient d’exprimer ses propres points de vue. Et finalement, elle jugeait que la structure de cotisation qui la contraignait à verser annuellement 612 000 $ était inéquitable. »
En 2012, l’administration du maire Gérald Tremblay a décidé que Montréal avait avantage à redevenir membre de l’UMQ. M. Applebaum souligne que l’Union avait entre-temps révisé ses conditions d’adhésion et proposé des ajustements sur quatre points :
« Une gouvernance adaptée aux réalités de la Ville de Montréal : en vertu des récentes modifications aux règlements généraux de l’UMQ, les grandes villes membres, qui, jusqu’à maintenant étaient membres du Caucus des municipalités de la Métropole, sont dorénavant également membres du Caucus des grandes villes. Il en sera de même pour la Ville de Montréal. Aussi, Montréal assume la présidence du caucus métropolitain. »
« Un secrétariat tenant compte des besoins propres à la Métropole : une ressource du secrétariat de l’UMQ est dédiée aux dossiers de la Ville de Montréal afin de tenir compte des besoins spécifiques à la Métropole et de ses enjeux politiques. »
« Une délégation à la Table Québec Municipalités (TQM) inchangée pour Montréal : la délégation de la Ville de Montréal à la TQM demeurera la même. En étant membre de l’UMQ, Montréal conserve sa place (comme maintenant) ; de plus, nos interventions seront mieux coordonnées face au gouvernement. »
« Cotisation : le niveau de cotisation a fait l’objet d’une entente et a été déterminé, non pas sur le nombre de citoyens, mais sur la cotisation de la deuxième ville la plus populeuse du Québec, en y ajoutant 20 %. Le montant estimé d’une cotisation en 2012 est de 302 236 $. »
Collaboration et solidarité
Michael Applebaum est bien conscient que les villes partagent les mêmes aspirations et doivent parler d’une même voix pour défendre leurs intérêts : « La situation a changé depuis que Montréal s’est dissociée de l’UMQ en 2004. Les villes du Québec se rencontrent dorénavant sur les mêmes grands enjeux que sont l’élargissement de leurs responsabilités, la diversification des sources de revenus, le transport, les infrastructures, les régimes de retraite, etc. »
Par conséquent, il ajoute : « Aujourd’hui, à titre de métropole et de poumon économique du Québec, Montréal veut lancer un signal de solidarité aux maires et mairesses des autres régions de tout le Québec. Nous voulons que le maire de la métropole soit avec eux pour défendre les intérêts communs de toutes les villes. La meilleure façon pour parler d’une même voix qui soit forte est que Montréal travaille avec l’UMQ aux priorités des villes du Québec dont elle fait partie. »
Le thème des assises annuelles de l’UMQ est le suivant : Les élus, des citoyennes et des citoyens engagés. Et le maire approuve : « Ce thème découle directement du livre blanc de l’UMQ ; dans ce document, on retrouvait les valeurs que l’organisme veut mettre de l’avant, soit : l’imputabilité politique, la participation citoyenne, le respect de la diversité, l’intégrité et la transparence, la durabilité et l’équité, ainsi que l’innovation et la créativité. Ces valeurs n’ont qu’un but, soit celui de mettre les priorités des citoyens au premier plan. »
Il propose sa vision de la gouvernance : « Aussi, on se doit de rapprocher le citoyen des décisions et surtout revaloriser le rôle du citoyen engagé dans son milieu qui choisit de vouloir défendre les intérêts de sa communauté en tant qu’élu. Un élu est une personne citoyenne qui a été désignée par d’autres citoyens du même territoire pour représenter et défendre leurs intérêts face au système décisionnel en place. Cette personne se dévoue au quotidien sans trop compter ses heures pour faire en sorte d’honorer la confiance de ses concitoyens. Son engagement est de tout mettre en oeuvre pour tenter le plus possible d’assurer une qualité de vie pour les gens de sa collectivité. »
Et de conclure : « Bref, il faut se rappeler qu’un élu est avant tout un citoyen ayant à coeur les intérêts de ses pairs. »
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