La liste noire d’Applebaum est critiquée par Québec
Après les partis d’opposition à l’Hôtel de Ville de Montréal, c’est maintenant au tour du gouvernement du Québec de critiquer la décision du maire Michael Applebaum d’écarter pour cinq ans les firmes de génie-conseil ayant avoué leurs péchés devant la commission Charbonneau.
Le ministre responsable de la métropole, Jean-François Lisée, a lancé un appel à la prudence mardi. « Je comprends très bien la colère des élus municipaux, a-t-il dit. Mais il faut trouver une façon de tenir pour responsables les gens qui ont commis des gestes illégaux sans mettre en péril toute une industrie et les gens qui n’ont pas commis de gestes illégaux. Ça demande réflexion. Pour l’instant, j’ai l’impression qu’on n’a pas la solution optimale. »
« Ce n’est pas parce que quelqu’un passe devant la commission Charbonneau que je présume qu’il est coupable », a pour sa part souligné la première ministre Pauline Marois. Mais le maire Applebaum n’a aucune intention de reculer : « Je n’accepterai pas de faire des affaires avec des compagnies qui ont volé de l’argent », a-t-il dit.
La chef de l’opposition, Louise Harel, réclame la suspension de l’article 2.2 de la Politique de gestion contractuelle de la Ville invoqué vendredi dernier par le maire pour interdire à Dessau de participer à des appels d’offres. Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, croit que la Ville devrait offrir l’amnistie aux firmes de génie-conseil en échange d’une compensation. Le litigieux dossier sera vraisemblablement discuté mercredi matin à la réunion hebdomadaire du comité exécutif.







