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    Brutalité policière: QS demande plus de transparence

    Une victime présumée tente en vain d’obtenir la vidéo d’une caméra de surveillance

    27 avril 2013 |Mélanie Loisel | Montréal
    Québec solidaire veut sensibiliser les parlementaires à l’urgence d’établir un bureau d’enquête indépendant lors d’événements violents où des policiers sont impliqués.
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Québec solidaire veut sensibiliser les parlementaires à l’urgence d’établir un bureau d’enquête indépendant lors d’événements violents où des policiers sont impliqués.

    Québec solidaire prête main-forte à Didier Berry, qui aurait été victime de brutalité policière, le 24 octobre dernier, à la sortie d’un bar du quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. Depuis quelques mois, Didier Berry réclame au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) la vidéo de la caméra de surveillance qui aurait capté la scène de la présumée agression. Or, le SPVM refuse de lui remettre la vidéo pour des « raisons légales ».


    « Nous demandons au chef de police, Marc Parent, de respecter sa parole et de faire preuve de transparence », a lancé Amir Khadir, le député de Québec solidaire, qui a expliqué en conférence de presse que son parti avait rencontré le directeur du SPVM, en novembre dernier, pour discuter des relations avec les policiers. Il a raconté que lors de cette rencontre, le directeur du SPVM, Marc Parent, s’était montré ouvert et avait promis plus de transparence.

     

    Engagement


    Québec solidaire considère maintenant que le cas de Didier Berry démontre que le SPVM ne « respecte pas ses engagements et qu’il existe une culture interne qui rend difficile aux policiers d’incriminer leurs collègues ou qui tolère et couvre certains comportements ».


    Le SPVM se défend en disant que la cause de Didier Berry se trouve désormais en cour municipale. « Nous avons déposé des accusations le 20 mars dernier contre Didier Berry, mais elles n’ont pas encore été autorisées, alors le processus suit son cours », a mentionné le commandant Vincent Richer au service des communications.


    « Didier Berry a aussi fait une demande d’accès à l’information pour obtenir la vidéo, mais notre chef du contentieux a rejeté sa demande pour des raisons légales. Une demande de révision a également été déposée, mais nous attendons sa réponse », a ajouté M. Richer.

     

    Mise en demeure


    Didier Berry a, quant à lui, déposé une mise en demeure à la Chambre civile de la Cour du Québec, mais il n’a pas encore porté plainte devant le Comité de déontologie de la police de Montréal. Selon ce qu’il raconte, Didier Berry aurait été agressé par des policiers de Montréal alors qu’il voulait filmer avec son téléphone cellulaire une scène policière à la sortie d’un bar en octobre dernier. Alors qu’il était avec des amis, des policiers leur auraient demandé de se disperser, mais la situation a dégénéré.


    L’homme de 34 ans aurait été violemment jeté à terre au point de perdre connaissance, en plus de subir un traumatisme crânien, une fracture du nez et des contusions. Une caméra de surveillance dans le secteur a capté cette scène et c’est cette vidéo qui est tant réclamée.


    Plus de six mois après l’incident, Québec solidaire vient à la rescousse de Didier Berry pour sensibiliser, par le fait même, les parlementaires à l’urgence d’établir un bureau d’enquête indépendant lors d’événements où des policiers sont impliqués. « Le projet de loi 12 est à l’étude à l’Assemblée nationale pour créer ce bureau, et le cas de Didier Berry démontre à quel point il est important d’avoir des enquêteurs indépendants qui ne sont pas issus des corps policiers et qui sont des civils », mentionne le député Amir Khadir.













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