Appels d'offres: Applebaum écarte la firme Dessau pour 5 ans
Dessau ne pourra plus obtenir de contrats de la Ville de Montréal pour les cinq prochaines années. Le maire Michael Applebaum a fait avoir vendredi que les aveux de l'ancien vice-président de Dessau, Rosaire Sauriol, sur sa participation à un cartel de collusion rendaient son ex-employeur inadmissible à tout contrat de la Ville.
En conférence de presse, M. Applebaum a invoqué l'article 2.2 de la Politique de gestion contractuelle de la Ville pour expliquer cette décision, qui a été prise sur la recommandation du Contentieux. L'article en question a été modifié le 17 décembre dernier et stipule que, désormais, toute entreprise ayant admis s'être livrée à des manœuvres de collusion ne peut participer à des appels d'offres de la Ville.
Les individus qui témoignent à la commission Charbonneau bénéficient de l'immunité, mais pas les entreprises qui les emploient, a soutenu M. Applebaum.
Comme Rosaire Sauriol a admis sa participation à un cartel de collusion, la firme Dessau a été avisée jeudi par la Ville de ne pas se présenter le lendemain devant le comité de sélection pour un contrat lié au remaniement des sections de vote pour les élections municipales du 3 novembre prochain.
Il s'agit d'un contrat relativement «modeste», a reconnu le président du comité exécutif, Laurent Blanchard qui a indiqué que sa valeur oscillait entre 125 000 et 150 000 $.
Dessau est la première entreprise à devoir se plier aux nouvelles règles de la Politique de gestion contractuelle de la Ville puisque l'appel d'offres a été lancé après le 17 décembre 2012, contrairement à d'autres contrats litigieux octroyés récemment.
D'autres firmes pourraient subir le même sort compte tenu de témoignages incriminants livrés devant la commission Charbonneau.
Injuste, selon Harel
La chef de l'opposition officielle à l'hôtel de ville et chef de Vision Montréal, Louise Harel, a dit trouver injuste la décision de disqualifier des contrats de la Ville pour les cinq prochaines années les seules entreprises qui ont admis avoir participé à la collusion et à des manuvres frauduleuses devant la Commission Charbonneau.
À son avis, en agissant de la sorte, la Ville «épargne injustement les firmes qui jusqu'à maintenant ont refusé de reconnaître des actes de même nature».
«Cette situation peut avoir une grande importance pour la suite des travaux de la Commission Charbonneau, alors que seulement les firmes convoquées à témoigner seraient passibles d'exclusion par la Ville à la suite d'une admission», a souligné Mme Harel.
En conférence de presse, M. Applebaum a invoqué l'article 2.2 de la Politique de gestion contractuelle de la Ville pour expliquer cette décision, qui a été prise sur la recommandation du Contentieux. L'article en question a été modifié le 17 décembre dernier et stipule que, désormais, toute entreprise ayant admis s'être livrée à des manœuvres de collusion ne peut participer à des appels d'offres de la Ville.
Les individus qui témoignent à la commission Charbonneau bénéficient de l'immunité, mais pas les entreprises qui les emploient, a soutenu M. Applebaum.
Comme Rosaire Sauriol a admis sa participation à un cartel de collusion, la firme Dessau a été avisée jeudi par la Ville de ne pas se présenter le lendemain devant le comité de sélection pour un contrat lié au remaniement des sections de vote pour les élections municipales du 3 novembre prochain.
Il s'agit d'un contrat relativement «modeste», a reconnu le président du comité exécutif, Laurent Blanchard qui a indiqué que sa valeur oscillait entre 125 000 et 150 000 $.
Dessau est la première entreprise à devoir se plier aux nouvelles règles de la Politique de gestion contractuelle de la Ville puisque l'appel d'offres a été lancé après le 17 décembre 2012, contrairement à d'autres contrats litigieux octroyés récemment.
D'autres firmes pourraient subir le même sort compte tenu de témoignages incriminants livrés devant la commission Charbonneau.
Injuste, selon Harel
La chef de l'opposition officielle à l'hôtel de ville et chef de Vision Montréal, Louise Harel, a dit trouver injuste la décision de disqualifier des contrats de la Ville pour les cinq prochaines années les seules entreprises qui ont admis avoir participé à la collusion et à des manuvres frauduleuses devant la Commission Charbonneau.
À son avis, en agissant de la sorte, la Ville «épargne injustement les firmes qui jusqu'à maintenant ont refusé de reconnaître des actes de même nature».
«Cette situation peut avoir une grande importance pour la suite des travaux de la Commission Charbonneau, alors que seulement les firmes convoquées à témoigner seraient passibles d'exclusion par la Ville à la suite d'une admission», a souligné Mme Harel.








