Delorme nie avoir été informé d'un possible pot-de vin de Trépanier
Pot-de-vin par Trépanier: le chef de police aurait dissuadé Gérald Tremblay
L’ancien chef de police de la Ville de Montréal, Yvan Delorme, nie avoir été officiellement informé de la tentative d’extorsion du collecteur de fonds Bernard Trépanier par l’ex-maire Gérald Tremblay. Il a tout au plus entendu parler de l’histoire, mais jamais les noms de M. Trépanier ou du promoteur SmartCentres n’auraient été évoqués, a-t-il indiqué au Devoir jeudi.
M. Delorme a démenti les propos tenus par l’ex-maire Gérald Tremblay jeudi devant la commission Charbonneau. Celui-ci a affirmé que lors d’une rencontre, il a informé le chef de police du fait que Bernard Trépanier a demandé un pot-de-vin d’un million de dollars au promoteur SmartCentres. Lorsque M. Delorme a été mis au courant de l’affaire, a ajouté M. Tremblay, il aurait répondu que puisqu'«il n’y a pas eu d’acte de commis, il n’y a pas matière à enquête».
«Je n’ai pas reçu cette information-là telle que décrite. Lors d’une rencontre, il m’a parlé de ce sujet-là. Mais de quelle façon il m’en a parlé? Sûrement pas comme une information importante, parce que jamais je n’aurais répondu ça, affirme M. Delorme, qui dit avoir oublié exactement dans quel contexte et de quelle façon il a été mis au parfum de cette histoire. J’ai un souvenir vague de cette information-là, mais très vague. Pas comme une information qui m’a été transmise pour que j’y réfléchisse et que je pose une action rapidement.»
Yvan Delorme affirme que s’il avait été avisé d’une tentative d’extorsion, il aurait agi en transférant le dossier à la Sûreté du Québec, comme le prévoit la Loi sur la police pour ce type d’infraction impliquant un membre de l’administration municipale.








