Un tramway de 1 milliard à Montréal en 2021
L’administration Applebaum compte sur la contribution de Québec et d’Ottawa
L’administration de coalition du maire Michael Applebaum a rendu public, mercredi, un rapport de novembre 2011 qui décrit en détail la ligne projetée de 13,2 kilomètres entre le quartier Côte-des-Neiges, à l’ouest du mont Royal, et le centre-ville. Le train électrique longerait le chemin de la Côte-des-Neiges avant d’aller faire une boucle par le boulevard René-Lévesque et les rues Berri, de la Commune et Peel, au centre-ville.
Plus de 70 000 passagers emprunteraient le tramway chaque jour dans les deux directions, selon l’étude réalisée par le consortium Genivar-Systra, au coût de 2,3 millions de dollars. Et, contrairement à l’image folklorique qu’on se fait du tramway, il s’agit ici d’un train électrique ultramoderne, confortable et silencieux, qui transformerait le paysage urbain, a indiqué Réal Ménard, responsable des transports au comité exécutif de la Ville.
« Cependant, aussi enthousiasmante que soit l’ouverture d’un chantier de tramway à Montréal, il ne faut pas oublier que la courbe de l’espoir et la courbe des finances publiques montréalaises devront se croiser », a-t-il nuancé.
Appuis incontournables
L’appui financier de Québec et d’Ottawa est incontournable pour aménager le tramway, selon Réal Ménard. Compte tenu du financement à établir, des études environnementales et du temps de construction, M. Ménard dit croire que le tramway roulera à Montréal en 2021. La Ville et le gouvernement du Québec ont des priorités plus urgentes, comme le train de banlieue vers l’Est, le système rapide par bus sur Pie-IX, le prolongement de la ligne bleue du métro et le train léger du pont Champlain.
Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, est indigné par l’indifférence de l’administration Applebaum envers le projet de tramway, qu’il considère comme une merveille. Le tramway s’autofinancerait à 88 % grâce aux frais imposés aux passagers, rappelle-t-il. Les deux nouvelles taxes imposées aux automobilistes par le maire Gérald Tremblay - sur le stationnement au centre-ville et sur les frais d’immatriculation - rapportent 58 millions par année et servent précisément à financer les transports en commun, fait valoir M. Bergeron.








