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Visions opposées de Montréal

Les gens d’affaires et le maire Applebaum ne s’entendent pas sur l’état de santé de la métropole

13 avril 2013 | Brian Myles | Montréal
Le milieu des affaires et le maire Michael Applebaum ont des visions opposées de l’avenir de Montréal.

Le président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc, voit la métropole comme une ville fragilisée par les scandales de corruption et de collusion, avec un centre-ville exsangue après les « débordements inacceptables » auxquels a donné lieu le printemps érable.


Dépourvue d’un rapport de forces digne de ce nom avec Québec, la Ville de Montréal est condamnée à attendre la réalisation des projets d’infrastructures majeurs. M. Leblanc a cité en exemple l’implantation d’un système rapide par autobus sur l’avenue Pie-IX, qui se fait toujours attendre après une annonce faite en décembre 2009 par le gouvernement provincial. « C’est en voie d’obtenir le record du plus long projet à réaliser », a-t-il raillé vendredi devant les gens d’affaires.


« Peu de gens rêvent de prendre la mairie de Montréal dans les circonstances », a-t-il ajouté.


En point de presse, M. Leblanc a reconnu que la communauté d’affaires avait réservé un très mauvais accueil à une récente démarche du maire Applebaum, qui a fait un sondage dénué de valeur scientifique pour savoir s’il fallait accorder des contrats de voirie à des firmes ayant participé au cartel des entrepreneurs, afin de combler d’urgence les nids-de-poule printaniers.


M. Leblanc a aussi souhaité que les firmes ayant participé à la collusion remboursent les sommes perçues en trop, même si l’évaluation précise des montants détournés est presque impossible à faire.


Maire optimiste


À l’inverse, le maire Michael Applebaum voit l’avenir de sa ville avec optimisme. « Contrairement à ce que certaines personnes disent, Montréal n’est pas morte. Il faut être aveugle pour ne pas voir ce qui se passe », a-t-il dit vendredi dans son discours à la Chambre de commerce.


Il a cité en exemple l’ouverture récente du Planétarium, livré dans les délais et les budgets prévus, et l’abondance des grands chantiers au centre-ville. L’arrondissement de Ville-Marie, dont il est le maire, a délivré des permis de construction de 822 millions en 2012, pour des projets d’une valeur de 14,9 milliards. Près de 1700 projets résidentiels sont en chantier.


La commission Charbonneau a mis à mal l’image de Montréal, mais elle était nécessaire, estime M. Applebaum. « On comprend maintenant qu’il y a des loups qui sont entrés à l’hôtel de ville pour en prendre le contrôle pendant un certain temps », déplore-t-il.


M. Applebaum a par ailleurs accepté de payer rétroactivement les 130 $ requis pour un permis de rénovation qu’il n’a jamais demandé, il y a dix ans, afin de réaliser des travaux sur un duplex de Villeray.


Il a acheté et revendu ce duplex avec un profit de 65 000 $ en quatre mois, sans en faire mention dans sa déclaration d’intérêts.


M. Applebaum reconnaît son manque de vigilance. Il plaide l’erreur de bonne foi et n’a pas l’intention de démissionner pour cette histoire, comme le réclament le maire de Saint-Laurent, Alan DeSousa, et la conseillère indépendante Jocelyn Ann Campbell.


Avec La Presse canadienne

 
 
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