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Le sort de l’ex-planétarium sera débattu en cour lundi

5 avril 2013 | Jeanne Corriveau | Montréal

La Ville de Montréal, l’École de technologie supérieure (ETS) et l’Académie culinaire ont rendez-vous, lundi, au palais de justice de Montréal pour discuter du sort de l’ancien planétarium Dow. La Ville entend contester la requête en demande d’injonction déposée par l’Académie culinaire, qui tente de bloquer la cession de l’immeuble à l’ETS. Elle allègue qu’elle a agi de bonne foi dans cette affaire.


« La Ville n’a pas agi illégalement ni abusivement dans ce dossier. Au contraire, nous avons agi de bonne foi et dans la limite de nos pouvoirs, tel qu’il sera plus amplement démontré par nos avocats », a soutenu Gonzalo Nunez, relationniste à la Ville.


Le p.-d.g. de l’Académie culinaire, François Martel, ne voit pas la situation du même oeil et s’est adressé à la Cour supérieure plus tôt cette semaine pour empêcher la Ville de donner l’immeuble à l’ETS.


Rappelons qu’à la suite d’un appel de propositions, l’Académie culinaire a vu son offre d’achat de 1,85 million refusée par la Ville. Selon celle-ci, plusieurs éléments étaient absents de la proposition de l’Académie, dont la description détaillée du projet, son échéancier, et une photocopie du passeport du soumissionnaire. L’appel de propositions a été annulé et la Ville a décidé de céder gratuitement l’immeuble à l’ETS, qui s’est engagée à investir un minimum de 5 millions pour rénover l’immeuble. L’institution souhaite y aménager un lieu de réseautage et de créativité qui s’intégrera au Quartier de l’innovation.


Bien que rejetée une première fois, la proposition d’achat du bâtiment soumise par l’Académie culinaire a eu droit à une seconde chance lorsque le comité exécutif l’a réexaminée ultérieurement, affirme la Ville. Comme une offre de l’ETS avait été présentée à la Ville durant le processus d’appel de propositions, les deux projets ont été évalués par le comité exécutif. Jugé plus « porteur », c’est le projet de l’ETS qu’ont privilégié les élus en décembre dernier, a rappelé Gonzalo Nunez.

 

Quatre ans d’intérêt


M. Martel croit plutôt que la Ville avait déjà l’intention de donner l’immeuble à l’ETS lorsqu’elle a lancé son appel de propositions en mars 2012.


L’ETS s’intéresse depuis plus de quatre ans à l’immeuble, mais a déjà admis ne pas vouloir payer pour en faire l’acquisition, souligne M. Martel, qui voudrait, dans un premier temps, bloquer le transfert de propriété. C’est cette ordonnance de sauvegarde qui sera examinée lundi. M. Martel demande aussi au Tribunal de déclarer valide la proposition qu’il a soumise.


« La Ville maintient son intention de donner à l’ETS l’immeuble en question et contestera donc la requête de M. Martel », a dit Gonzalo Nunez.


Mise en cause dans cette affaire, l’ETS n’a pas voulu commenter le litige, mais ses représentants seront au palais de justice lundi, a indiqué au Devoir Olivier Audet, porte-parole de l’ETS.

 
 
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