Projet Montréal veut montrer patte blanche
Le parti de Richard Bergeron se limitera à la moitié des dépenses électorales permises
Réunis dimanche à l’occasion du lancement de leur stratégie électorale, les élus du parti de la deuxième opposition à l’Hôtel de Ville de Montréal se sont voté un budget de dépenses électorales de l’ordre de 750 000 $ pour la prochaine élection, soit à peine un peu plus de la moitié du plafond de 1,2 million qu’imposera la loi modifiée par le Parti québécois, et tout juste 30 % de ce que prévoit la loi actuelle (2,2 millions).
Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a soutenu qu’il souhaitait ainsi prouver aux Montréalais que son parti allait donner le ton en matière d’éthique politique et inciter les autres partis à afficher leurs couleurs. Après tous les scandales politiques et le financement occulte qui ont frappé le monde municipal, M. Bergeron estime que « les Montréalais sont en droit de pouvoir choisir un parti qui se finance proprement ».
« On veut que la population comprenne notre sérieux. On est en position pour devenir la prochaine administration à Montréal », a insisté le chef de Projet Montréal en entrevue.
En plus de limiter ses dépenses à 750 000 $, la deuxième opposition a fixé à 100 $ le maximum exigible pour participer à ses activités de financement et s’est dotée d’un processus afin que tout don de plus de 200 $ fasse systématiquement l’objet d’une vérification auprès du représentant officiel. « Le fait d’annoncer clairement nos intentions élimine en soi une partie du problème. D’emblée, les compagnies qui cherchent des faveurs ne viennent pas nous voir », a-t-il dit.
Stratégie électorale
Au cours de ce caucus, les élus ont pris connaissance de la stratégie électorale mise au point notamment par Raymond Guardia, organisateur politique issu du Nouveau Parti démocratique fédéral qui, dit-on, a contribué à la vague orange survenue au Québec au printemps 2011.
D’ici à la fin mai, Projet Montréal procédera à une trentaine d’investitures pour compléter son équipe électorale. Avec huit conseillers de ville élus et quatre conseillers d’arrondissements, le parti de Richard Bergeron contrôle à ce jour deux arrondissements, notamment celui du Plateau-Mont-Royal, représenté par le maire Luc Ferrandez, et celui de Rosemont-La Petite-Patrie, dirigé par François William Croteau.








