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Montréal se tourne vers le tribunal pour forcer l’aménagement de traverses piétonnières sur les voies du CP

1 mars 2013 | Éliane Brisebois | Montréal

Après trois ans de rencontres de travail sur l’aménagement de passages à niveau pour piétons à différents endroits croisant la voie ferrée du Canadien Pacifique (CP), la Ville de Montréal a décidé de s’adresser à l’Office des transports du Canada (OTC) pour régler cette question qui l’oppose à la compagnie de chemin de fer.


L’Office, qui tient le rôle de tribunal administratif, devra trancher sur la question de savoir si les six passages réclamés par la Ville pourront être mis en place malgré le refus du CP de collaborer à leur aménagement, refus justifié par des raisons sécuritaires. L’OTC pourra aussi se positionner sur la répartition des coûts des travaux (1,5 million de dollars). « On serait heureux avec 50/50 entre la Ville et le CP », a dit Réal Ménard, responsable du transport au comité exécutif de Montréal, qui demeure « optimiste » et croit que la Ville obtiendra gain de cause.


« Le CP nous parle de raisons de sécurité, c’est pourquoi il refuse d’ouvrir ces voies de passage. Or, pour nous, la question de sécurité est d’aménager des voies sécurisées, car les citoyens n’arrêteront pas de traverser d’un endroit à l’autre », a affirmé François W. Croteau, maire de l’arrondissement de Rosemont-La Petite Patrie. M. Croteau est l’un des maires d’arrondissement, avec Luc Ferrandez (Plateau-Mont-Royal), Marie Cinq-Mars (Outremont), Pierre Gagnier (Ahuntsic-Cartierville) et Anie Samson (Villeray -Saint-Michel -Parc-Extension), qui se mobilisent depuis plusieurs années pour que soient mis en place des passages à niveau pour piétons et cyclistes à six emplacements particuliers dans leurs arrondissements.

 

Traverses illégales


Les élus, réunis en conférence de presse à l’hôtel de ville jeudi après-midi, ont indiqué que ces voies sécurisées permettraient de désenclaver certains quartiers traversés par le chemin de fer du CP et amélioreraient l’accès aux lieux de travail, aux services et aux stations de métro, qui se fait parfois dans l’illégalité. Plusieurs citoyens créent en effet des brèches dans les clôtures érigées par le CP pour traverser la voie ferrée, une méthode passible d’amende.


Luc Ferrandez est donc convaincu que ces passages seront construits, plusieurs éléments jouant en faveur de cette cause : « Nous avons les études techniques, la mobilisation des citoyens et même celle des élus provinciaux et fédéraux, qui ont signé à ce sujet une lettre envoyée au directeur du CP. »

 
 
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