Tremblay a perdu le contrôle des finances de la Ville, accuse Harel
Il n’y aura guère de surprises dans ce budget, qui prévoit une hausse d’impôt foncier de 3,4 % l’an prochain ainsi qu’un meilleur partage des revenus aux arrondissements.
Pour Louise Harel, chef de Vision Montréal, l’administration Tremblay a « perdu le contrôle » sur les finances de la Ville.
De 2010 à 2013, l’impôt foncier aura grimpé de 16,8 % à Montréal, alors que l’Indice des prix à la consommation (IPC) a progressé de 9 %. Mme Harel met l’augmentation du fardeau fiscal des Montréalais sur le compte de la corruption et de la collusion dans l’octroi des contrats.
Plusieurs témoins entendus à la commission Charbonneau, de même que l’ancien chef de l’Unité anticollusion du ministère des Transports, Jacques Duchesneau, ont indiqué que l’exécution de travaux publics coûtait de 30 à 35 % plus cher à Montréal qu’ailleurs au Québec en raison des pratiques frauduleuses.
« Les contribuables font les frais de pratiques immorales et illégales depuis de nombreuses années. Dans ce contexte, l’augmentation de 3,4 % est totalement inacceptable », estime Véronique Fournier, vice-présidente de la Commission des finances et élue de Vision Montréal.
L’opposition officielle déplore les faibles résultats de la Ville dans la réduction du déficit actuariel des régimes de retraite, évalué à 2,6 milliards de dollars. L’entente conclue récemment avec les cols bleus est un pas dans la bonne direction, mais elle ne saurait faire oublier que l’équilibre est loin d’être atteint. La charge annuelle des régimes de retraite était de 224 millions en 2009, contre 582 millions cette année.








