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Robert Abdallah: le gouvernement conservateur prend ses distances

3 octobre 2012 14h49 | La Presse canadienne | Montréal
Robert Abdallah, en 2003.<br />
Photo : Jacques Nadeau Le Devoir Robert Abdallah, en 2003.
Ottawa — Deux ministres fédéraux semblent vouloir prendre leurs distances par rapport à Robert Abdallah, dont le nom vient de ressortir à la Commission Charbonneau, alors qu'il a autrefois été le candidat de prédilection du gouvernement pour être à la tête du Port de Montréal.

Le ministre Maxime Bernier ainsi que son collègue Christian Paradis ont toutefois tous deux nié, mercredi, que le gouvernement ait appuyé ou moussé une candidature quelconque pour le poste de président de cette agence fédérale.

M. Abdallah, un ancien directeur général de la Ville de Montréal, avait été mêlé à une controverse voulant qu'en 2007 le gouvernement fédéral aurait signifié au conseil d'administration du Port qu'il était le candidat préféré d'Ottawa.

Cette demande au conseil aurait été formulée par Dimitri Soudas, l'ancien attaché de presse du premier ministre Stephen Harper.

Cette semaine, le gouvernement a souligné qu'il n'a pas le pouvoir de nommer qui que ce soit puisqu'il s'agit de la prérogative du conseil d'administration du Port.

Et puis, M. Abdallah n'a pas été choisi, souligne-t-on dans les rangs conservateurs depuis que son nom a été prononcé lors des audiences publiques sur la corruption et la collusion dans l'industrie de la construction au Québec.

M. Bernier s'est par ailleurs dit heureux que l'ancien directeur général de la Ville de Montréal n'ait pas été nommé président du Port.

C'est l'ex-entrepreneur Lino Zambito — dont les déclarations défraient les manchettes depuis quelques jours — qui a parlé de Robert Abdallah. Il a allégué à la Commission Charbonneau qu'il devait se procurer des tuyaux d'égout — pour un prix plus élevé — auprès d'une compagnie qui avait une entente avec M. Abdallah, alors directeur de la Ville de Montréal. On lui avait fait valoir qu'il serait dédommagé pour le prix plus élevé, a-t-il aussi affirmé.

Ces allégations n'ont pas été prouvées devant un tribunal et M. Abdallah les nie catégoriquement.



 
 
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