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L’ancien Planétarium est en mal d’acheteurs

La seule offre d’achat a été rejetée par la Ville de Montréal

11 septembre 2012 | Jeanne Corriveau | Montréal
L’édifice du 1000, rue Saint-Jacques, deviendra vacant en 2013 lorsque la construction du nouveau Planétarium au Parc olympique sera terminée.
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir L’édifice du 1000, rue Saint-Jacques, deviendra vacant en 2013 lorsque la construction du nouveau Planétarium au Parc olympique sera terminée.
Les acheteurs ne se bousculent pas pour se porter acquéreurs de l’ancien Planétarium de Montréal. À la suite d’un appel de propositions lancé au printemps dernier, la Ville de Montréal n’a reçu qu’une seule offre, celle de l’Académie culinaire. La jugeant incomplète, la Ville l’a rejetée.

En mars dernier, la Ville avait mis en vente l’édifice du 1000, rue Saint-Jacques, qui deviendra vacant en 2013 lorsque la construction du nouveau Planétarium au Parc olympique sera terminée.


La Ville avait alors fixé à un minimum de 1,8 million de dollars le prix de vente de l’immeuble en plus d’imposer une série d’exigences aux acheteurs potentiels, dont celle d’investir au moins 1 million pour rénover le bâtiment. Aucune nouvelle construction ne devait être permise sur le terrain de stationnement.


Lorsque la Ville a procédé à l’ouverture des propositions le 27 juin dernier, elle a constaté qu’une seule offre lui avait été soumise, soit celle de François Martel, p.-d.g. et fondateur de l’Académie culinaire, qui proposait d’acheter l’immeuble pour 1,85 million. Mais selon la Ville, plusieurs éléments étaient manquants dans cette proposition, dont la description détaillée du projet, son échéancier et sa valeur, de même que la copie de l’acte de naissance ou du passeport du soumissionnaire.


Lors de sa réunion hebdomadaire, mercredi dernier, le comité exécutif a donc rejeté la proposition. Pour l’instant, la Ville ignore si elle relancera un appel de propositions. « On réfléchit à la suite des choses. De toute façon, l’immeuble sera occupé jusqu’en 2013, donc il n’y aura pas de détérioration possible parce qu’il va être chauffé et entretenu », a indiqué Jacques-Alain Lavallée, chargé de communication à la Ville.

 

Actif stratégique


De son côté, François Martel ne jette pas l’éponge. Vendredi dernier, lors d’une rencontre avec des représentants de la Direction stratégies et transactions immobilières de la Ville, il a demandé un délai supplémentaire afin de pouvoir fournir les éléments manquants. « On ne savait pas qu’il fallait donner un document aussi précis sur les rénovations extérieures alors que la Ville exigeait qu’on ne touche pas à l’enveloppe extérieure du bâtiment, a-t-il dit au Devoir. Il y a des architectes et d’autres intervenants spécialisés qui sont impliqués dans le dossier et je me suis fié à eux. »


À l’heure actuelle, l’Académie culinaire loue des locaux dans un immeuble de la rue du Champ-de-Mars, mais elle souhaite devenir propriétaire. L’achat de l’ancien Planétarium lui permettrait aussi de disposer d’espaces suffisants pour ses activités de multimédia. « Le dôme du Planétarium se prêterait bien à notre studio de production et à la gestion d’événements à saveur internationale », a souligné M. Martel.


Pour Dinu Bumbaru, d’Héritage Montréal, le rejet de la proposition n’est pas une mauvaise nouvelle. Selon lui, la Ville devrait profiter de ce délai pour mener une réflexion sur l’avenir de cet « actif stratégique » dans le secteur de Griffintown. « Il aurait été naturel de faire une alliance avec l’École de technologie supérieure », croit-il.

 
 
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