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L’avenir des marquises encore à l’étude

La SDC de la Plaza Saint-Hubert a obtenu une subvention de 40 000 $

5 juillet 2012 | Jeanne Corriveau | Montréal
Faut-il conserver les marquises de la Plaza Saint-Hubert ou doit-on s’en débarrasser ? La controverse dure depuis plus de 20 ans et la Société de développement commercial (SDC) de la Plaza Saint-Hubert se pose encore la question. Afin d’y voir plus clair, elle entend lancer une étude pour sonder l’opinion des commerçants et des clients sur ce sujet.

La SDC a obtenu une subvention totalisant 40 000 $ de la Ville de Montréal et de l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie pour une étude qui sera réalisée par la firme Convercité.


Installées en 1985, les marquises de la Plaza ont besoin d’être rafraîchies, mais avant d’aller de l’avant, la SDC veut lancer une réflexion sur leur pertinence. En plus d’obstruer la vue sur les façades des commerces, les marquises sont devenues un repaire de pigeons, ce qui occasionne des problèmes d’hygiène et de propreté sur l’artère commerciale. « Le débat a toujours été là. On ne se le cache pas », admet Mike Parente, directeur général de la SDC de la Plaza. « Les marquises ont presque 30 ans. Il faut faire le questionnement. Il est possible qu’on les conserve, mais il faudra faire quelque chose pour les rénover. Je pense qu’on est rendus là. »


Pourtant, il y a près de 20 ans, une étude réalisée au coût de 60 000 $ par la Société Biancamano, Bolduc avait recommandé l’élimination complète de ces structures d’acier et de verre qui, soulignaient les auteurs, contribuaient à « banaliser » l’artère commerciale. Les consultants évoquaient notamment le danger lié aux chutes de neige et de glace, l’humidité excessive et les tourbillons de vent créés par les structures.


Mike Parente n’a pas vu cette étude, mais selon lui le mandat qui sera confié à Convercité sera différent et davantage axé sur l’opinion des commerçants et des clients. L’avis des partenaires, comme la Ville de Montréal, qui est propriétaire des marquises et en assure l’entretien conjointement avec la SDC, sera aussi sollicité. Trois ou quatre scénarios seront élaborés avant d’être soumis à la consultation : des projets avec les marquises, sans les marquises ou avec des structures partielles, explique M. Parente.


À l’heure actuelle, les avis des commerçants sont très partagés, dit-il. « Certains ne veulent rien savoir de l’enlèvement des marquises à moins qu’il y ait un projet intéressant ficelé autour de ça. […] D’autres disent : “ Mettez-les à terre. Enlevez cette horreur ! ” peu importe le projet, relate M. Parente. C’est la même chose chez les clients : certains les adorent, d’autres les détestent. »


Les résultats de l’étude devraient être connus en novembre prochain.


Comme d’autres artères commerciales de Montréal, la Plaza Saint-Hubert souffre de la concurrence des commerces en périphérie. M. Parente estime à 4 % le taux de vacances des locaux au rez-de-chaussée.

 
 
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