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Tunnel Viger - Toujours pas de poursuites liées à l’effondrement des paralumes

27 juin 2012 | Kathleen Lévesque | Montréal
Alors que des travaux d’hydrodémolition étaient en cours, une poutre de 25 tonnes est tombée et a provoqué la chute de pièces de béton ajourées (paralumes) devant atténuer le passage de la lumière à l’obscurité.
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir Alors que des travaux d’hydrodémolition étaient en cours, une poutre de 25 tonnes est tombée et a provoqué la chute de pièces de béton ajourées (paralumes) devant atténuer le passage de la lumière à l’obscurité.
Aucune poursuite n’a encore été intentée contre les trois firmes de génie impliquées dans l’effondrement des paralumes dans le tunnel Viger quatre mois après les conclusions du ministère des Transports.

En février dernier, le ministre Pierre Moreau annonçait que le consortium CIMA +/Dessau/SNC-Lavalin était fautif et qu’il y aurait donc des procédures judiciaires contre les firmes de génie. M. Moreau s’appuyait sur un rapport d’experts embauchés par le ministère des Transports (MTQ) qui estiment que la conception de la réfection à effectuer était « inappropriée ». Alors que des travaux d’hydrodémolition étaient en cours, une poutre de 25 tonnes est tombée et a provoqué la chute de pièces de béton ajourées (paralumes) devant atténuer le passage de la lumière à l’obscurité.


Au sein du consortium, c’est SNC-Lavalin qui avait la responsabilité de la conception alors que Dessau s’occupait de la gestion de la circulation.


L’image du MTQ a été mise à mal, tout comme la confiance du public à l’égard de la capacité du gouvernement d’assurer la sécurité routière. Une éventuelle poursuite a pour objectif de réclamer des dommages compte tenu du fait que l’accident a « mis en jeu la vie des usagers du réseau ».


Selon le ministre, il s’agirait de « plusieurs millions de dollars » incluant des travaux d’urgence. Au MTQ tout comme au cabinet de M. Moreau, on explique que le ministère de la Justice est à colliger les informations et à comptabiliser les dommages.


Entre-temps, le MTQ a procédé à une évaluation administrative du travail du consortium. Le rendement ayant été jugé insatisfaisant, un rapport négatif a été produit laissant voir que les standards de qualité du gouvernement n’avaient pas été respectés.


Au MTQ, on souligne que des discussions avec les firmes auraient permis de corriger la situation, n’entraînant ainsi aucune pénalité. Une entreprise sanctionnée, cela signifierait qu’elle n’aurait plus accès aux contrats pour des travaux de même nature, et ce, pour une période de deux ans.


Depuis 2003, aucune firme de génie-conseil n’a été sanctionnée par le MTQ. Cela n’exclut toutefois pas qu’il puisse y avoir eu des avis ou des reproches.

 
 
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