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    Bixi: Québec est maintenant disposé à aider Montréal

    Encore faudrait-il que l’administration Tremblay en fasse la demande

    1 juin 2012 |Jeanne Corriveau | Montréal
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	Fierté du maire Tremblay, le système mis au point à Montréal est maintenant implanté sur trois continents dans des villes comme Londres, Melbourne, Washington et Boston.</div>
    Photo: Jacques Nadeau - Archives
    Fierté du maire Tremblay, le système mis au point à Montréal est maintenant implanté sur trois continents dans des villes comme Londres, Melbourne, Washington et Boston.
    Après avoir exigé de Montréal qu’elle se départisse du volet international de Bixi, Québec serait maintenant disposé à accommoder la Ville si celle-ci formulait le souhait de maintenir ses activités au sein de la Société de vélo en libre-service (SVLS), a appris Le Devoir.

    Dans la foulée du plan de sauvetage de Bixi de 108 millions de dollars entériné par le conseil municipal en 2011, la Ville de Montréal avait été contrainte par le gouvernement du Québec d’entreprendre des procédures pour mettre en vente les activités internationales de la SVLS. Québec invoquait alors le rapport du vérificateur général de la Ville, déposé en juin 2011, qui signalait qu’en vertu de la Loi sur les cités et villes, une municipalité ne pouvait se livrer à des activités commerciales.


    En avril dernier, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer la vente éventuelle du système Bixi à l’étranger après que le groupe britannique Serco, qui gère les opérations du service de vélo en libre-service à Londres, eut manifesté son intérêt de mettre la main sur les activités internationales de la SVLS.


    La vente de Bixi international à des intérêts étrangers signifierait que la SVLS devra céder le concept des vélos et des bornes ainsi que les brevets qui s’y rattachent. Elle mettrait également en péril les 450 emplois créés au Québec en lien avec le projet Bixi, de même que la viabilité du service de vélo en libre-service à Montréal.


    La perspective de voir Bixi passer à des intérêts étrangers préoccupe aussi le gouvernement, a indiqué au Devoir une source gouvernementale. Le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, serait maintenant enclin à prêter l’oreille à toute proposition de la Ville visant à maintenir à Montréal les activités internationales de Bixi, a-t-on indiqué. Encore faudrait-il que l’administration de Gérald Tremblay en fasse la demande auprès du ministère des Affaires municipales, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à maintenant, a-t-on appris.


    Reste à voir quelle formule pourrait être utilisée pour rendre le statut de Bixi conforme à la loi et si des aménagements législatifs seront nécessaires. Rappelons que le gouvernement a fait preuve de souplesse dans le dossier de l’amphithéâtre de Québec avec l’adoption de la loi 204. « Il faudrait que la Ville de Montréal soit un peu créative », a-t-on souligné.

     

    « Une machine à sous »


    La vente du volet international de Bixi n’enchante guère l’administration Tremblay. Les affaires de Bixi à l’étranger sont florissantes. Le système mis au point à Montréal est maintenant implanté sur trois continents dans des villes comme Londres, Melbourne, Washington et Boston. Au cours des derniers mois, les New York et Chicago se sont ajoutées au tableau de chasse de Bixi.


    « Bixi fonctionne bien. L’entreprise qui va l’acheter va faire de l’argent, a souligné mercredi le président du comité exécutif de la Ville, Michael Applebaum. C’est le gouvernement qui nous a dit qu’il fallait vendre. On a dit que ça n’avait pas de sens, que ça fonctionnait bien et qu’on allait perdre 450 emplois. Mais ils nous ont dit : “ Il faut le vendre. ”»


    Les contrats décrochés à l’étranger permettront d’ailleurs à la SVLS de rentabiliser des opérations de Bixi à Montréal cette année, une première puisque le système est déficitaire depuis son implantation en 2009. « Bixi, c’est une machine à sous », insiste Michael Applebaum.


    Pour l’instant toutefois, la SVLS s’affaire aux préparatifs de la vente avec le concours de firmes juridiques et comptables pour l’aider dans ses démarches. Pour trouver un éventuel acquéreur, un appel sur invitation sera lancé et les procédures devraient être conclues d’ici la fin de l’année. Michael Applebaum souligne que la Ville attendra le moment opportun afin d’obtenir un prix qui soit dans « le meilleur intérêt de la Ville », dit-il.


    En 2007, la Ville de Montréal avait fait appel à la société en commandite Stationnement de Montréal, qui détenait l’expertise et avait mis au point les bornes de stationnement informatisées. La Société de vélo en libre-service, un organisme sans but lucratif, a été créée en 2007 pour prendre en charge la gestion du service.


    En 2011, rien ne va plus. Aux prises avec une dette de 37 millions contractée auprès de Stationnement de Montréal, la SVLS appelle la Ville à la rescousse. Après d’intenses négociations, Montréal s’entend avec le gouvernement du Québec pour que la Ville éponge la dette de 37 millions et garantisse une marge de crédit de 71 millions. Le gouvernement exige toutefois que la Ville exerce un meilleur contrôle sur la SVLS et qu’elle se conforme aux recommandations du vérificateur général, dont le rapport a été rendu public en juin, soit un mois après que le conseil municipal eut entériné le plan de sauvetage.

     
     
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