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    Peut-on vendre un parc?

    L'ancien Planétarium, que Montréal veut céder à des intérêts privés, est situé sur un terrain zoné parc

    21 mars 2012 |Jeanne Corriveau | Montréal
    En mettant en vente l'ancien Planétarium de Montréal, l'administration de Gérald Tremblay crée un dangereux précédent puisqu'il s'agit d'un terrain zoné parc, a souligné hier le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron.

    Comme le rapportait Le Devoir samedi dernier, la Ville lancera sous peu un appel de propositions afin de trouver un acquéreur pour l'ancien Planétarium. Le bâtiment, situé au 1000, rue Saint-Jacques, sera vacant à compter de mars 2013, lorsque le nouveau Planétarium ouvrira ses portes sur le site du Parc olympique. La Ville a fixé le prix de vente minimum à 1,8 million.

    Or, selon le Règlement d'urbanisme de l'arrondissement de Ville-Marie, le terrain du Planétarium Dow correspond aux délimitations de l'ancien square Chaboillez et est zoné parc.

    «M. le maire, qui vous autorise, vous et le comité exécutif, à vendre l'un des parcs de Montréal?», a demandé Richard Bergeron au maire Tremblay lors de l'assemblée du conseil municipal hier matin.

    «Oui, c'est un parc, mais ça doit demeurer un parc», a répliqué le maire, affirmant que le site demeurera accessible au public. Il a rappelé que le futur acquéreur ne pourra agrandir l'immeuble ni construire un nouveau bâtiment sur le reste du site. «On veut trouver une solution pour un bâtiment patrimonial», a-t-il dit.

    Les propos du maire n'ont pas rassuré Richard Bergeron, qui craint que ces garanties de protection ne survivent pas à l'épreuve du temps lorsque le site appartiendra à des intérêts privés.

    De son côté, le directeur des politiques à Héritage Montréal, Dinu Bumbaru, croit que la Ville aurait dû planifier la mise en valeur du site avec un partenaire comme l'École de technologie supérieure (située à proximité) plutôt que de lancer un appel de propositions. «On a l'impression qu'on dispose du Planétarium comme s'il s'agissait d'un actif excédentaire ordinaire. C'est très bien qu'il y ait des clauses pour la protection de l'immeuble et la conservation du site, mais une autre approche aurait pu être d'avoir un plan d'ensemble pour la rue Peel et de travailler avec des partenaires», a-t-il indiqué.
     
     
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