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Tremblay accumule les griefs contre Charest

Québec ferait preuve d'incompréhension à l'égard des enjeux de la métropole

«Le projet de loi sur les radars photo et les caméras aux feux rouges du gouvernement démontre, une fois de plus, un manque de compréhension de la réalité de la métropole du Québec», a déclaré hier Gérald Tremblay.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
«Le projet de loi sur les radars photo et les caméras aux feux rouges du gouvernement démontre, une fois de plus, un manque de compréhension de la réalité de la métropole du Québec», a déclaré hier Gérald Tremblay.
Radars photo, problèmes d'itinérance et gouvernance des transports dans la région de Montréal: les griefs du maire Gérald Tremblay contre le gouvernement de Jean Charest et son ministre des Transports, Pierre Moreau, s'accumulent. À l'occasion du dépôt d'un projet de loi sur les radars photo, le maire de Montréal a accusé Québec de faire preuve d'incompréhension à l'égard des enjeux de la métropole.

Quelques heures après le dépôt du projet de loi 57, le maire Tremblay a fait une sortie en règle contre le gouvernement. «Le projet de loi sur les radars photo et les caméras aux feux rouges du gouvernement démontre, une fois de plus, un manque de compréhension de la réalité de la métropole du Québec», a-t-il lancé lors d'une conférence de presse tenue à l'hôtel de ville.

La Ville de Montréal a refusé d'adhérer au projet du gouvernement, car elle juge qu'elle devrait avoir la pleine autonomie quant à la gestion des radars photo sur son territoire et pouvoir déterminer elle-même où les installer, soit dans les zones scolaires ainsi qu'aux abords des parcs et des chantiers routiers. Et surtout, Montréal veut récolter tous les revenus générés par ces appareils pour les investir dans la sécurité routière.

Le radar photo installé sur l'autoroute 15, à l'angle de la rue Atwater, dans le cadre d'un projet-pilote, a rapporté 10 millions, mais cet argent a été versé dans le Fonds de la sécurité routière et Montréal n'en a jamais vu la couleur, a souligné le maire. À l'instar du président de l'Union des municipalités du Québec, Éric Forest, le maire Tremblay estime que Québec infantilise les villes.

Gérald Tremblay rejette aussi l'idée de multiplier les panneaux de signalisation pour informer les automobilistes sur les endroits où sont installés les radars photo, comme le prône le gouvernement du Québec. Selon lui, un affichage aux entrées de la ville, assorti d'une campagne de sensibilisation, suffirait pour mettre en garde les automobilistes. Or le ministre Pierre Moreau n'est pas de cet avis. Les radars photo ne doivent pas devenir des «trappes à tickets», a-t-il répété.

Labeaume dit oui

En après-midi, c'est plutôt avec le maire de Québec, Régis Labeaume, que le ministre est apparu devant les médias pour dévoiler les détails de son plan. À compter de 2013, 25 appareils s'ajouteront aux 15 déjà en place au Québec, a annoncé le ministre, et quatre radars photo mobiles seront mis à la disposition du Service de police de la Ville de Québec dans le cadre d'un projet-pilote de 18 mois. «Je dis à Gérald: la Ville de Québec ne se sent pas infantilisée, a indiqué le maire Labeaume. Le fait que c'est géré par le gouvernement, ça fait notre affaire parce que, à la Ville de Québec, on se dit que moins on en gère, mieux c'est.»

Le ministre Moreau veut garder la mainmise sur les radars photo, comme le lui recommandait la commission parlementaire qui s'est penchée sur la question: «[La commission recommandait de] maintenir un système qui soit centralisé, comme ce qui s'est fait ailleurs dans le monde à grand succès — on pense à la France, à la Suède, aux Pays-Bas et à l'Australie — parce que ces appareils réduisent les accidents et qu'il y a un haut taux d'acceptabilité sociale. [...] Je ne vois pas pourquoi on permettrait à tout un chacun de les installer comme ils veulent», a dit le ministre.

Les radars photo ont fait leurs preuves en contribuant à éviter 150 accidents sur les routes cette année, a-t-il insisté. En deux ans, les six systèmes photographiques aux feux rouges et les neuf radars photo en fonction ont généré 20,7 millions.

Les partis d'opposition à l'hôtel de ville de Montréal se sont rangés derrière le maire Tremblay. Louise Harel et Richard Bergeron estiment que les revenus liés aux radars photo doivent demeurer à Montréal.

À l'Assemblée nationale, la députée Sylvie Roy, de la Coalition avenir Québec (CAQ), a mis en doute les bonnes intentions du gouvernement quant à l'utilisation des recettes des cinémomètres. Selon elle, l'argent amassé par les radars photo installés depuis 2009 a vite été englouti par la machine administrative, plutôt que d'aider les victimes de la route. De son côté, le Parti québécois a dit craindre que les radars photo ne deviennent des «machines à imprimer de l'argent».

L'enjeu des transports

Mais, pour Gérald Tremblay, le différend concernant les radars photo ne fait que s'ajouter aux autres dossiers litigieux qui opposent la Ville de Montréal au gouvernement du Québec. Parmi ceux-ci figurent la sécurité publique — Montréal réclame 35 millions par année pour les dépenses que doit assumer la Ville à titre de métropole — l'itinérance et la gouvernance des transports en commun dans la région métropolitaine.

Le 14 février dernier, Le Devoir rapportait que le ministre Moreau entendait revoir la gouvernance des transports dans la région métropolitaine en regroupant au sein d'un même organisme la planification des transports en commun et des transports routiers, sonnant ainsi le glas de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) dans sa forme actuelle.

Hier, Gérald Tremblay n'a pas caché son irritation envers le ministre, dont il dénonce la gestion autoritaire. Le maire craint que le ministre ne revoie la planification du transport dans la région métropolitaine en contournant les élus. Depuis 2007, les maires de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) se sont affairés à revoir la gouvernance et le cadre financier des transports, à la demande du gouvernement. En février 2010, ils ont d'ailleurs adopté à l'unanimité une série de recommandations en ce sens. La CMM souhaite notamment accroître le poids des villes au sein du conseil d'administration de l'AMT.

«Et là, on apprend que Pierre Moreau veut avoir une nouvelle politique de mobilité durable sans consultation des élus, a déploré le maire Tremblay en entrevue au Devoir. On a fait tout le travail qui nous a été demandé. C'est comme nous dire que tous les efforts qu'on a faits, on les a faits pour rien.» Mardi, le maire a d'ailleurs écrit au ministre pour solliciter une rencontre avec lui et connaître ses véritables intentions.

Il y a quelques semaines encore, le scénario privilégié par Québec était de revoir de fond en comble l'AMT en y renforçant le contrôle des élus de la région montréalaise. Un projet de loi à cet égard a même été préparé par une équipe du ministère des Transports. Le Devoir en a obtenu copie.

Les élus de la CMM auraient ainsi gagné un droit de regard important, puisqu'ils auraient approuvé le plan de développement du transport métropolitain de l'AMT ainsi que les tarifs payés par les usagers. La CMM «approuve également, chaque année, le budget de l'Agence et son programme des immobilisations comprenant les immobilisations relatives au prolongement du métro», peut-on lire dans le document.

Il était aussi proposé de modifier la composition du conseil d'administration de l'AMT, dont le nombre de membres devait passer de 7 à 15. Six sièges auraient été occupés par des élus municipaux, dont deux pour Montréal, un pour Laval et un pour Longueuil.

De plus, le gouvernement aurait resserré son encadrement sur les décisions financières de l'AMT en déterminant les coûts d'immobilisation et d'exploitation des infrastructures et des équipements métropolitains, après avoir reçu les recommandations de la CMM.

Par ailleurs, les municipalités formant la CMM auraient eu le loisir de réduire leur contribution financière à l'AMT en bénéficiant de tout excédent des revenus sur les dépenses de celle-ci.

Mais ce scénario a vraisemblablement été complètement écarté, comme l'ont démontré les propos tenus par le ministre Moreau la semaine dernière.

***

AMT


Le ministère des Transports a rédigé un projet de loi donnant aux élus de la métropole une participation plus importante dans les décisions stratégiques du développement du transport en commun dans la région. Mais le ministre Pierre Moreau semble l’avoir laissé sur la voie de service provoquant ainsi une certaine inquiétude.

La façon de faire du ministre Moreau hérisse le maire Gérald Tremblay qui lui a réclamé une recontre. Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, attend lui aussi avec impatience de donner son point de vue. «Si il ne nous parle jamais, qu’on ne voit pas son avant-projet de loi et qu’il va directement en consultation, je comprendrai qu’il nous a manqué un peu de respect. Mais je ne pense que c’est une personne qui voudrait faire ça. [...] Je ne vois pas pourquoi il mettrait de côté l’expertise du monde municipal», a déclaré hier au Devoir M. Vaillancourt.

Ce dernier se montre favorable à l’idée d’intégrer le transport en commun et le transport routier. «Le transport a besoin d’être mieux ordonné», a-t-il soutenu.

Certaines personnes proches du dossier et qui ont requis l’anonymat font remarquer qu’il est normal que le gouvernement tranche dans ce dossier puisque les élus ont démontré au cours des dernières années, leur incapacité à parler d’une seule voix comme par exemple dans le dossier du prolongement du métro (trois projets sont à l’étude).

Le projet de loi obtenu par Le Devoir aurait accordé à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) qui regroupe 82 municipalités, un contrôle accru sur l’AMT. Les élus bénéficieraient d’un plus grand nombre de sièges au conseil d’administration, approuveraient le budget, les tarifs et les projets d’investissement de l’AMT.

Ce projet de loi apparaît toutefois obsolète compte tenu des récentes déclarations du ministre Moreau. «Ce qu’on veut, c’est un organisme qui a une vision globale de la mobilité», a affirmé le ministre la semaine dernière lors d’un discours devant Transport 2000 en soulignant que le modèle de l’AMT avait vieilli et que «nous sommes rendus à une autre étape».
 
 
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  • Bernard Cormier - Inscrit
    23 février 2012 06 h 12
    Montréal, le nombril du Québec?
    Pendant longtemps, grâce à l'ancien maire Drepeau, Montréal se prenait pour le nombril du Québec. Maintenant qu'elle perd sa place elle se plaint...

    www.bernardcormier.blogspot.com
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  • LouisH - Abonné
    23 février 2012 06 h 17
    Il fallait que Labeaume s'en mèle... un «grand talent»?
    Labeaume, le maire de Québec, n'a pas manqué de se mêler de la réaction de Montréal. Serait-il devenu le maire de toutes les municipalités du Québec?

    Quand fera-t-il le saut en politique provinciale?

    D'ici là, comme il l'a si bien défini, il joue le rôle d'un «grand talent»!
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  • Yves White - Abonné
    23 février 2012 07 h 19
    Napoléon Labeaume paye ses dettes
    Cette période pré-électorale commence déjà! Finalement notre maire qui se trouve une colonne vertébrale, avec raison quand à l'incompréhension institutionnalisée de Québec envers Montréal... Qui est finalement expliquée par le fait que les électeurs de Montréal-ouest sont toujours acquis aux libéraux et que l'enjeu des quelques sièges restants n'est pas vraiment important dans la balance du pouvoir. Alors pourquoi se préoccuper de la métropole!

    D'autre part, il y a notre Napoléon de Québec qui maintenant doit payer ses futures dettes de 200M$ envers Charest. Il fait dans la marionnette, on voyait même la main du ministre s'articuler ou je pense pour faire aller les lèvres de sont faire valoir.

    Voilà ce que ça donne le désengagement du peuple dans la démocratie. Ce sont les clowns qui prennent le pouvoir.
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  • Gael - Inscrit
    23 février 2012 07 h 28
    litanie
    litanie d un homme qui a plus l air d un touriste que d un maire
    j étais pas au courant
    c est pas notre faute
    c est la faute au provincial
    c est la faute au fédéral
    c est la faute a l opposition
    c est la faute au 450
    c est la faute a !!!!!
    amen
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  • François Dugal - Abonné
    23 février 2012 07 h 42
    La solidarité
    Ou est la solidarité libérale?
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    23 février 2012 07 h 44
    Ça génère rien pantoute
    «... les neuf radars photo en fonction ont généré 20,7 millions»

    «... machines à imprimer de l'argent»

    Cet argent n'a pas été «généré», ce n'est pas du nouvel argent, il ne fait que changer de mains. Les gens qui paient les contraventions ont généré cet argent par leur travail. Quand ils le remettent au gouvernement, il ne peuvent plus le dépenser ailleurs. Le gouvernement a un peu plus d'argent et la population un peu moins. Mais aucun nouvel argent n'a été généré.

    Et en plus, si cet argent part de la région de Montréal pour aller aux fonctionnaires à Québec, c'est une façon de plus de saigner la métropole.

    J'en ai assez du «centralisme» du gouvernement Charest dont les ministres se prennent pour des rois qui peuvent rejeter du revers de la main les propositions de la population.

    C'est de l'abus de pouvoir. Nous élisons les politiciens pour nous représenter et pour nous servir, pas pour faire des «égo trips» à nos frais et contre nos intérêts.

    Serge Grenier
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  • Carole Dionne - Inscrite
    23 février 2012 08 h 03
    D'habitude, le maire Tremblay accumule..
    Les gaffes et de généreuses à part cela. C'est sa spécialités. Comme Joe Clark l'était. Mais accumuler d'autres choses que des gaffes, bizarre ce monsieur Tremblay. Il s'éloigne de son modèle qu'il a toujours suivi.
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  • Marjolaine258 - Abonné
    23 février 2012 08 h 04
    Métropole
    Le maire de Montréal aurait besoin d'un petit cours de ses villes du Québec et du Canada. La ville de Montréal n'est pas la métropole du Québec mais la MÉTROPOLE DU CANADA. Tu parles d'un maire qui rabaisse sa ville!
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  • PierreLe - Inscrit
    23 février 2012 08 h 05
    Infantiliser !
    Faut quand même le faire ....d'une part Monsieur le maire Tremblay estime que Québec infantilise les villes et de l'autre il empêche les gens de sa ville (les seul en Amérique du nord ) de tourner a droite...
    Comme toujours notre bon maire vogue au gré du vent et n'a pas de ligne de pensée précise.
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    23 février 2012 08 h 05
    Pour une fois
    Pour une fois, Tremblay a raison. Mais cela ne changera pas grand chose. Pour les technocrates de Québec, Montréal n'est que la «région no.6» (comme on disait autrefois). Aucune raison n'existe de traiter un ensemble urbain de 3 millions d'habitants différemment d'un «espace villageois» de 15 000 personnes. Et quand, de plus, un parti politique juge utile de balkaniser le territoire métropolitain en «défusionnant», à seule fin d'assurer sa base électorale, alors c'est le bordel total. Montréal gérée par Québec, c'est une multinationale administrée par un dépanneur.
    On voit les résultats.

    Desrosiers
    Val David
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  • Marc-Andre Fortier - Abonné
    23 février 2012 09 h 05
    Tout est toujours question de revenus...
    «Nous voulons avoir accès aux revenus» semble être le leitmotiv de la plupart des élus au Québec...

    Comme le dit M. Grenier plus haut, «Cet argent n'a pas été «généré», ce n'est pas du nouvel argent, il ne fait que changer de mains...»

    Le but des photo radars devrait être de sauver des vies et ultimement diminuer les coûts sociaux liés aux accidents de la route.

    M. Tremblay désire investir les «revenus» dans la sensibilisation et la prévention. Il devrait peut être investir plus sérieusement dans la réfection des infrastructures municipales. L'état des rues de Montréal à lui seul est une source potentielle d'accident de la route.

    Quelqu'un est passé récemment au coin St-Hubert - Sauvé? Pas besoin de photo radar à cet endroit pour ralentir même les plus téméraires. À moins que ça ne fasse aussi partie de la stratégie de sécurité des autorités...

    Il est peut être temps de se prendre en main et cesser de pointer les autres du doigt.
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  • Discret - Inscrit
    23 février 2012 09 h 07
    Débat confus, et inutile, mais...
    ...de quel droit Québec vient-elle se mêler de la circulation dans Montréal? On sait bien que c'est une autre façon de nous faire les poches. On sait bien que l'argent ramassé dans ces «pompes à fric» servira à tout sauf au bien-être des citoyens. Sauf à la sécurité routière. Sauf à la réfection des routes.

    Ezst-ce que demain, les autos de la SQ vont nous dressser des contraventions sur le territoire de Montréal?

    Maintenant, si les argents générés par ces pompes à fric allaient dans les coffres de l'Hôtel de Ville, croyez-vous une seconde qu'ils serviraient au bien-être des Montréalais, en finançant la sécurité et l'entretien des chaussées, vous? Moi, pas une seconde. Ça irait directement dans les poches des entreprises privées qui squattent l'Hôtel de Ville.

    Et Tremblay se plante en critiquant les panneaux annonçants les radars. S'il refuse la présence de ces panneaux, c'est qu'il veut, lui, que ces radars soient des pompes à fric, pas qu'ils contribuent à la sécurité. Il est contre parce que «ça suffirait pour mettre en garde les automobilistes...» Et alors? Le but visé, c'est de faire ralentir les automobilistes, ou de ramasser le plus de fric possible? Il fait lui-même l'aveu de ses visées financières avec ces radars. Qu'on me pardonne, mais cette remarque est une véritable con...ie.

    Il s'agit de revenus possibles, alors, tout à coup, Tremblay s'agite et tempête. Qu'on aimerait le voir s'agiter et tempêter sur des dossiers plus importants!

    Maintenant, qu'on nous montre les statistiques d'accidents justifiant la mise en place et l'entretien à grands frais de ces radars dans Montréal. N'y a-t-il pas de priorités autrement plus importantes, tant à Québec qu'à Montréal?

    Il est évident que tant du côté de Montréal que de celui de Québec, tout ce qu'on cherche, c'est une autre façon de dépocher les citoyens.

    Quant à Labeaume, on a envie de lui dire «De quoi je me mêle?» Foutu hypocrite, va.
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  • Jean-Claude B - Inscrit
    23 février 2012 09 h 10
    Encore la faute des autres
    Encore une fois le Maire Tremblay blâme les autres. Il veut des mesures d'exception se disant pouvoir mieux gérer que les autres. Cependant depuis qu'il est à la tête de Montréal, qu'a-t-il fait à part se mettre les pieds dans les plats, se coucher devant les syndicats et critiquer que Montréal est traité injustement.
    Au fait, les deux autres chefs dans l'opposition de Montréal ne sont pas plus fort.
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  • Discret - Inscrit
    23 février 2012 09 h 12
    @ PierreLe et le droit de tourner à droite
    Heureusement qu'on n'a pas le droit de tourner à droite aux feux rouges à Montréal! Les gens conduisent tellement comme des pieds, que ça me terroriserait si, en plus, ils avaient le droit de faire ça. Dès que je sors de l'Île, je vois les ravages d'une telle ânerie. Le nombre de fois où je me fais couper par une auto qui abuse de ce droit est incalculable. Et je n'aimerais pas être le piéton qui se croit à l'abri de son feu vert, quand on voit à quel point les Montréalais et banieusards conduisent les yeux fermés.
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  • Jean Richard - Abonné
    23 février 2012 09 h 23
    Le Bloc montréalais, pourquoi pas ?
    Si, il y a quelques années, nous avons envoyé le Bloc Québécois siéger à Ottawa pour défendre les intérêts du Québec au sein de la Confédération, pourquoi n'enverrions-nous pas à Québec un éventuel Bloc montréalais, pour défendre les intérêts de Montréal ? L'expérience du Bloc à Ottawa pourrait servir à éviter certaines erreurs, mais au départ, l'idée était fort légitime.

    On a essayé il y a quelques années de faire la souveraineté du Québec sans Montréal et pour cette raison, on a échoué. Au fond, c'est peut-être sur la souveraineté de Montréal qu'il faudrait travailler.

    Il y a quelques années, l'ancien maire de Toronto, David Miller, jonglait avec l'idée de donner aux grandes villes davantage d'autonomie, autant politique qu'économique. Sa vision avait laissé le maire Tremblay plutôt froid. Mais qui avait raison au fond ?

    Montréal n'est pas un gros Saint-Georges-de-Beauce et ça, Québec l'ignore.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    23 février 2012 09 h 28
    Bonsoir Monsieur le Maire ...
    Le maire Tremblay chiale parce qu’il a perdu quelques places sur quelques comités de quelques conseils d’administration. Fâchant pour Monsieur le Maire de perdre 8 jobs à temps partiel à $20 000 par années chacune. Ses sangsues ne seront pas content … parce que ces jobs leurs étaient promis… Problème.

    Pendant ce temps, ses sangsues continue leurs travail acharné à collecter $$ le plus possible, et de détruire l’économie global de Montréal.

    Le Plateau, il n’y a plus personne qui y va. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a plus de stationnement possible. Plus de stationnement possible ? Ridicule. Il y a plein de stationnement partout. Il n’y a plus personne qui y va. Allez y vous verrez …

    Alors sur les rues du plateau avec toutes ces places de stationnement à parcomètres vides, les édifices commerciaux se font surtaxer pour payer pour les sangsues pour qu’ils détruisent encore plus l’économie.

    Belle administration, Monsieur le Maire. La belle au bois dormant … avec sangsues très actives.

    Saviez-vous qu’un édifice semi-commercial à Montréal, avec ses parcomètres vides en avant, évalué à $357 000 paye $13 000 de taxes municipales par année ? Saviez-vous qu’à $481 000 il paye $20 300 ?

    Saviez-vous qu’une partie de ces taxes englobe l’ancienne taxe d’affaire des commerçants qui est payé maintenant par le propriétaire de l’immeuble et qu’il doit le charger au commerçant ?

    Saviez-vous qu’à partir de l’année prochaine la Ville de Montréal n’établira plus de prorata taxes d’affaire / taxes municipales, et que le propriétaire de l’immeuble de pourra plus vraiment savoir quel est la portion de sa taxe qui est imputable aux commerces ?

    Évidemment, Monsieur Tremblay n’est pas au courant de ça. Évidemment. Ses sangsues lui ont dit de se réveiller pour quelques minutes pour se déclarer insatisfait des 8 jobs perdus, et de se rendormir …

    Bonsoir Monsieur
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  • Claude Kamps - Inscrit
    23 février 2012 09 h 28
    Comment réduire la force de la plus grande agglomération du Québec...
    Il suffit de la dé-fusionner, donnez la plupart des pouvoir à des conseillers de quartier qu'on nomme maire, laissez aller le réseau routier au profit du réseau cycliste et ne pas permettre à cet agglomération d'avoir assez de fond pour gérer ses affaires...

    En fait n'oublions pas qu'une ville de Montréal fusionné avec son agglomération serait plus forte politiquement que le gouvernement du Québec, juste en comptant les citoyens qui en dépendent...

    En attendant, le chromage est plus fort à Montréal, les BS et les sans abris souvent pas assez médicamentés, de tout le Québec rêve d'être à Montréal tout comme ceux qui nécessitent des soins spéciaux...
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  • jacques bisson - Inscrit
    23 février 2012 09 h 31
    Métropole
    Le maire de Montréal aurait besoin d'un petit cours de ses villes du Québec, du Canada et du monde. La ville de Montréal n'est pas la métropole du Québec ou du canada mais la MÉTROPOLE DU MONDE. Tu parles d'un maire qui rabaisse sa ville!
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  • Francois B. - Inscrit
    23 février 2012 09 h 56
    Ne pas perdre de vue l'essentiel
    Je regarde la liste des griefs accumulés par M. Tremblay au sujet de M. Charest. Il me semble évident qu'il ne faut pas perdre le vus l'essentiel.

    M. Charest est un premier ministre du parti libéral, mais ses convictions politiques semblent conservatrice plus que libérales.

    Est-ce que c'est juste moi, ou tout le monde a oublié que M. Charest a été un ministre fédéral conservateur avant de se lancer en politique provinciale. Il était le ministre de l'environnement sous le gouvernement de Brian Mulroney.

    Il me semble qu'on peux parler tant qu'on veux, il faudrais pas perdre de vue l'essentiel: c'est à dire les véritables convictions de M. Charest.
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  • TRIPOD - Inscrit
    23 février 2012 10 h 01
    Je comprends le maire Labeaume !
    "Le radar photo installé sur l'autoroute 15, à l'angle de la rue Atwater, dans le cadre d'un projet-pilote, a rapporté 10 millions !"

    Je comprends le maire Labeaume, à 10 millions de profit net par petite caméra installée, même s'il n'en recevait qu'une partie, ça ne lui prendra pas de temps à payer son amphithéâtre !
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  • Pierre Gadoury - Inscrit
    23 février 2012 10 h 15
    DONNONS-LUI RAISON !
    Pour une fois, juste une fois, donnons raison au maire Tremblay. Englué dans des structures ingérables, il réclame à juste titre la pleine responsabilité des revenus, alors qu'il a, depuis trop longtemps, la pleine responsabilité des problèmes et de l'administration de la métropole montréalaise.

    Notre métropole vacille. Ses ghettos, ses quartiers richissimes en partition honteuse, ses infrastructures et son réseau routier inadapté et sous-financé l'ébranlent.

    Si je n'ai pas trop de sympathie pour le maire Tremblay, j'en ai pour tous les citoyens qu'il représente et je lui donne raison au sujet des photos-radars.

    Il est grand temps que cette ville perçoive ce qui lui revient de droit. Et il presse que tous les automobilistes qui empruntent ses ponts payent à chaque jour leur juste part. Le péage et ça presse ! Ils utilisent au quotidien des structures et des infrastructures qu'ils détériorent en laissant l'ensemble de Montréalais (qui eux, les utilisent moins) tout payer !

    Imposons-nous un peu de retenue. Pourquoi taper et retaper sur celui qui se retrouve encore aujourd'hui au tapis ?
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  • glanglais - Inscrit
    23 février 2012 10 h 21
    Du courage...
    Bonjour,

    J’ai toujours soutenu que Montréal est bien chanceuse d’avoir, à sa tête, un maire intègre et patient du nom de Gérald Tremblay. Il n’y a que lui qui a le courage de tenter de gérer l’ingérable. M. Tremblay a raison de vouloir prendre en charge l’opération des radars sur son territoire.

    Entre vous et moi, pensez-vous sérieusement que le Gouvernement du Québec met au premier rang la sécurité routière avec l’implantation de son nouveau système de radars? Notre Gouvernement, toujours aussi gaspilleur, ne peut plus venir fouiller dans nos poches. Le plafond des impôts et de toutes les taxes imaginables est atteint. Mais il en veut toujours encore plus de sous. Il lui reste donc à faire payer les contrevenants aux nombreuses lois existantes en les observant de plus près. Bientôt, nous serons limités sur le nombre de respirations à prendre à la minute, sous peine de fortes amendes.

    Gaston Langlais – Gaspé
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  • Socrate - Inscrit
    23 février 2012 10 h 37
    lunettes 3D
    Les politiciens sans bretelles sont comme des radars 3D; ils disent tout sur les mentalités mais ne changent en rien la circulation des Bixeurs en boisson...
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  • GJacques - Abonné
    23 février 2012 10 h 53
    Absence de contrôle...
    Si le maire Tremblay avait les deux mains sur le volant, cela empêcherait quelqu'un d'autre de vouloir le faire... Le maire Tremblay n'a plus grand crédibilité de même que celui qui tente de lui enlever la direction l
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  • Roland Berger - Abonné
    23 février 2012 11 h 06
    Les libéraux d'antan disparus
    Les libéraux d'avant le conservateur Charest sont disparus. Le maire Tremblay en a fait partie.
    Roland Berger
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  • Bernard Gervais - Abonné
    23 février 2012 11 h 15
    Entièrement d'accord avec @ Marc-André Fortier
    Tout à fait d'accord avec vous, M. Marc-André Fortier.

    L'ineffable maire Tremblay aimerait récupérer l'argent que pourraient lui rapporter les radars photos sur le territoire de Montréal afin de l'investir dans la prévention contre les accidents d'automobile.

    Cependant, pour y parvenir, il devrait, comme vous l'écrivez avec raison, songer peut-être d'abord à faire réparer les infrastructures routières de sa ville.

    Dans le quartier où j'habite (Ahuntsic), par exemple, la plupart des rues sont dans un état de délabrement (des trous et des fissures partout !) qui fait presque penser au Tiers Monde ! Sur plusieurs de ces artères, conduire une voiture de façon sécuritaire est devenu pratiquement impossible !
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  • France Marcotte - Abonnée
    23 février 2012 13 h 23
    Métropole
    "À l'occasion du dépôt d'un projet de loi sur les radars photo, le maire de Montréal a accusé Québec de faire preuve d'incompréhension à l'égard des enjeux de la métropole. "

    Faire preuve d'incompréhension...Si ce n'était que cela. Je crains que cette expression soit un bel euphémisme pour ne pas dire bien pire.

    Qui a intérêt à entraver l'épanouissement de la métropole du Québec?
    Quel impact a sur l'avenir du Québec une métropole affaiblie?

    Tous les Québécois devraient s'en préoccuper puisque tous en paient ou en paieront le prix.
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  • Discret - Inscrit
    23 février 2012 13 h 28
    @ Bernard Gervais
    J'abonde dans votre sens. Mais je vous invite à venir rouler dans Outemont, quartier soi-disant «résidentiel», où les taxes foncières et autres sont probablement parmi les plus chères de Montréal. Vous trouverez peut-être vos rues d'Ahuntsic de vrais billards en comparaison. Moi, je roule à moto l'été, et Outremont doit être l'endroit le plus dangereux pour un deux-roues.
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  • François Gagnon - Inscrit
    23 février 2012 18 h 00
    Les vases communiquants
    Les buts premiers des politiques sont d'engranger un maximum de cash tout en effectuant simultanément une sédation de chanteurs de pomme aux électeurs (qui d'ailleurs ont des mémoires d'oiseaux à l'observation des résultats électoraux successifs).

    Tout pour le maximum de cash pour des raisons secondaires. La raison en ce moment c'est de tirer du cash de partout qui via les vases communiquants du gouvernement sera canalisé non vers les secteurs allégués mais vers le projet fétiche de Charest: le PLAN NORD.

    Le PLAN SUD pour lui c'est la pompe à fric et les routes à la Russe (un client Européens m'a sorti celle là dernièrement).

    Pour ce qui est du Maire Tremblay qui remporte le prix coco des politiques, il devrait avoir le courage de faire le vrai ménage dans sa Ville administrativement inefficace et dysfonctionnelle...à économiser il engragerait pas mal plus d'argent qu'à toujours saigner de plus en plus ses commettants et les touristes.
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