Tremblay accumule les griefs contre Charest
Québec ferait preuve d'incompréhension à l'égard des enjeux de la métropole
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
«Le projet de loi sur les radars photo et les caméras aux feux rouges du gouvernement démontre, une fois de plus, un manque de compréhension de la réalité de la métropole du Québec», a déclaré hier Gérald Tremblay.
Radars photo, problèmes d'itinérance et gouvernance des transports dans la région de Montréal: les griefs du maire Gérald Tremblay contre le gouvernement de Jean Charest et son ministre des Transports, Pierre Moreau, s'accumulent. À l'occasion du dépôt d'un projet de loi sur les radars photo, le maire de Montréal a accusé Québec de faire preuve d'incompréhension à l'égard des enjeux de la métropole.
Quelques heures après le dépôt du projet de loi 57, le maire Tremblay a fait une sortie en règle contre le gouvernement. «Le projet de loi sur les radars photo et les caméras aux feux rouges du gouvernement démontre, une fois de plus, un manque de compréhension de la réalité de la métropole du Québec», a-t-il lancé lors d'une conférence de presse tenue à l'hôtel de ville.
La Ville de Montréal a refusé d'adhérer au projet du gouvernement, car elle juge qu'elle devrait avoir la pleine autonomie quant à la gestion des radars photo sur son territoire et pouvoir déterminer elle-même où les installer, soit dans les zones scolaires ainsi qu'aux abords des parcs et des chantiers routiers. Et surtout, Montréal veut récolter tous les revenus générés par ces appareils pour les investir dans la sécurité routière.
Le radar photo installé sur l'autoroute 15, à l'angle de la rue Atwater, dans le cadre d'un projet-pilote, a rapporté 10 millions, mais cet argent a été versé dans le Fonds de la sécurité routière et Montréal n'en a jamais vu la couleur, a souligné le maire. À l'instar du président de l'Union des municipalités du Québec, Éric Forest, le maire Tremblay estime que Québec infantilise les villes.
Gérald Tremblay rejette aussi l'idée de multiplier les panneaux de signalisation pour informer les automobilistes sur les endroits où sont installés les radars photo, comme le prône le gouvernement du Québec. Selon lui, un affichage aux entrées de la ville, assorti d'une campagne de sensibilisation, suffirait pour mettre en garde les automobilistes. Or le ministre Pierre Moreau n'est pas de cet avis. Les radars photo ne doivent pas devenir des «trappes à tickets», a-t-il répété.
Labeaume dit oui
En après-midi, c'est plutôt avec le maire de Québec, Régis Labeaume, que le ministre est apparu devant les médias pour dévoiler les détails de son plan. À compter de 2013, 25 appareils s'ajouteront aux 15 déjà en place au Québec, a annoncé le ministre, et quatre radars photo mobiles seront mis à la disposition du Service de police de la Ville de Québec dans le cadre d'un projet-pilote de 18 mois. «Je dis à Gérald: la Ville de Québec ne se sent pas infantilisée, a indiqué le maire Labeaume. Le fait que c'est géré par le gouvernement, ça fait notre affaire parce que, à la Ville de Québec, on se dit que moins on en gère, mieux c'est.»
Le ministre Moreau veut garder la mainmise sur les radars photo, comme le lui recommandait la commission parlementaire qui s'est penchée sur la question: «[La commission recommandait de] maintenir un système qui soit centralisé, comme ce qui s'est fait ailleurs dans le monde à grand succès — on pense à la France, à la Suède, aux Pays-Bas et à l'Australie — parce que ces appareils réduisent les accidents et qu'il y a un haut taux d'acceptabilité sociale. [...] Je ne vois pas pourquoi on permettrait à tout un chacun de les installer comme ils veulent», a dit le ministre.
Les radars photo ont fait leurs preuves en contribuant à éviter 150 accidents sur les routes cette année, a-t-il insisté. En deux ans, les six systèmes photographiques aux feux rouges et les neuf radars photo en fonction ont généré 20,7 millions.
Les partis d'opposition à l'hôtel de ville de Montréal se sont rangés derrière le maire Tremblay. Louise Harel et Richard Bergeron estiment que les revenus liés aux radars photo doivent demeurer à Montréal.
À l'Assemblée nationale, la députée Sylvie Roy, de la Coalition avenir Québec (CAQ), a mis en doute les bonnes intentions du gouvernement quant à l'utilisation des recettes des cinémomètres. Selon elle, l'argent amassé par les radars photo installés depuis 2009 a vite été englouti par la machine administrative, plutôt que d'aider les victimes de la route. De son côté, le Parti québécois a dit craindre que les radars photo ne deviennent des «machines à imprimer de l'argent».
L'enjeu des transports
Mais, pour Gérald Tremblay, le différend concernant les radars photo ne fait que s'ajouter aux autres dossiers litigieux qui opposent la Ville de Montréal au gouvernement du Québec. Parmi ceux-ci figurent la sécurité publique — Montréal réclame 35 millions par année pour les dépenses que doit assumer la Ville à titre de métropole — l'itinérance et la gouvernance des transports en commun dans la région métropolitaine.
Le 14 février dernier, Le Devoir rapportait que le ministre Moreau entendait revoir la gouvernance des transports dans la région métropolitaine en regroupant au sein d'un même organisme la planification des transports en commun et des transports routiers, sonnant ainsi le glas de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) dans sa forme actuelle.
Hier, Gérald Tremblay n'a pas caché son irritation envers le ministre, dont il dénonce la gestion autoritaire. Le maire craint que le ministre ne revoie la planification du transport dans la région métropolitaine en contournant les élus. Depuis 2007, les maires de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) se sont affairés à revoir la gouvernance et le cadre financier des transports, à la demande du gouvernement. En février 2010, ils ont d'ailleurs adopté à l'unanimité une série de recommandations en ce sens. La CMM souhaite notamment accroître le poids des villes au sein du conseil d'administration de l'AMT.
«Et là, on apprend que Pierre Moreau veut avoir une nouvelle politique de mobilité durable sans consultation des élus, a déploré le maire Tremblay en entrevue au Devoir. On a fait tout le travail qui nous a été demandé. C'est comme nous dire que tous les efforts qu'on a faits, on les a faits pour rien.» Mardi, le maire a d'ailleurs écrit au ministre pour solliciter une rencontre avec lui et connaître ses véritables intentions.
Il y a quelques semaines encore, le scénario privilégié par Québec était de revoir de fond en comble l'AMT en y renforçant le contrôle des élus de la région montréalaise. Un projet de loi à cet égard a même été préparé par une équipe du ministère des Transports. Le Devoir en a obtenu copie.
Les élus de la CMM auraient ainsi gagné un droit de regard important, puisqu'ils auraient approuvé le plan de développement du transport métropolitain de l'AMT ainsi que les tarifs payés par les usagers. La CMM «approuve également, chaque année, le budget de l'Agence et son programme des immobilisations comprenant les immobilisations relatives au prolongement du métro», peut-on lire dans le document.
Il était aussi proposé de modifier la composition du conseil d'administration de l'AMT, dont le nombre de membres devait passer de 7 à 15. Six sièges auraient été occupés par des élus municipaux, dont deux pour Montréal, un pour Laval et un pour Longueuil.
De plus, le gouvernement aurait resserré son encadrement sur les décisions financières de l'AMT en déterminant les coûts d'immobilisation et d'exploitation des infrastructures et des équipements métropolitains, après avoir reçu les recommandations de la CMM.
Par ailleurs, les municipalités formant la CMM auraient eu le loisir de réduire leur contribution financière à l'AMT en bénéficiant de tout excédent des revenus sur les dépenses de celle-ci.
Mais ce scénario a vraisemblablement été complètement écarté, comme l'ont démontré les propos tenus par le ministre Moreau la semaine dernière.
***
AMT
Le ministère des Transports a rédigé un projet de loi donnant aux élus de la métropole une participation plus importante dans les décisions stratégiques du développement du transport en commun dans la région. Mais le ministre Pierre Moreau semble l’avoir laissé sur la voie de service provoquant ainsi une certaine inquiétude.
La façon de faire du ministre Moreau hérisse le maire Gérald Tremblay qui lui a réclamé une recontre. Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, attend lui aussi avec impatience de donner son point de vue. «Si il ne nous parle jamais, qu’on ne voit pas son avant-projet de loi et qu’il va directement en consultation, je comprendrai qu’il nous a manqué un peu de respect. Mais je ne pense que c’est une personne qui voudrait faire ça. [...] Je ne vois pas pourquoi il mettrait de côté l’expertise du monde municipal», a déclaré hier au Devoir M. Vaillancourt.
Ce dernier se montre favorable à l’idée d’intégrer le transport en commun et le transport routier. «Le transport a besoin d’être mieux ordonné», a-t-il soutenu.
Certaines personnes proches du dossier et qui ont requis l’anonymat font remarquer qu’il est normal que le gouvernement tranche dans ce dossier puisque les élus ont démontré au cours des dernières années, leur incapacité à parler d’une seule voix comme par exemple dans le dossier du prolongement du métro (trois projets sont à l’étude).
Le projet de loi obtenu par Le Devoir aurait accordé à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) qui regroupe 82 municipalités, un contrôle accru sur l’AMT. Les élus bénéficieraient d’un plus grand nombre de sièges au conseil d’administration, approuveraient le budget, les tarifs et les projets d’investissement de l’AMT.
Ce projet de loi apparaît toutefois obsolète compte tenu des récentes déclarations du ministre Moreau. «Ce qu’on veut, c’est un organisme qui a une vision globale de la mobilité», a affirmé le ministre la semaine dernière lors d’un discours devant Transport 2000 en soulignant que le modèle de l’AMT avait vieilli et que «nous sommes rendus à une autre étape».
Quelques heures après le dépôt du projet de loi 57, le maire Tremblay a fait une sortie en règle contre le gouvernement. «Le projet de loi sur les radars photo et les caméras aux feux rouges du gouvernement démontre, une fois de plus, un manque de compréhension de la réalité de la métropole du Québec», a-t-il lancé lors d'une conférence de presse tenue à l'hôtel de ville.
La Ville de Montréal a refusé d'adhérer au projet du gouvernement, car elle juge qu'elle devrait avoir la pleine autonomie quant à la gestion des radars photo sur son territoire et pouvoir déterminer elle-même où les installer, soit dans les zones scolaires ainsi qu'aux abords des parcs et des chantiers routiers. Et surtout, Montréal veut récolter tous les revenus générés par ces appareils pour les investir dans la sécurité routière.
Le radar photo installé sur l'autoroute 15, à l'angle de la rue Atwater, dans le cadre d'un projet-pilote, a rapporté 10 millions, mais cet argent a été versé dans le Fonds de la sécurité routière et Montréal n'en a jamais vu la couleur, a souligné le maire. À l'instar du président de l'Union des municipalités du Québec, Éric Forest, le maire Tremblay estime que Québec infantilise les villes.
Gérald Tremblay rejette aussi l'idée de multiplier les panneaux de signalisation pour informer les automobilistes sur les endroits où sont installés les radars photo, comme le prône le gouvernement du Québec. Selon lui, un affichage aux entrées de la ville, assorti d'une campagne de sensibilisation, suffirait pour mettre en garde les automobilistes. Or le ministre Pierre Moreau n'est pas de cet avis. Les radars photo ne doivent pas devenir des «trappes à tickets», a-t-il répété.
Labeaume dit oui
En après-midi, c'est plutôt avec le maire de Québec, Régis Labeaume, que le ministre est apparu devant les médias pour dévoiler les détails de son plan. À compter de 2013, 25 appareils s'ajouteront aux 15 déjà en place au Québec, a annoncé le ministre, et quatre radars photo mobiles seront mis à la disposition du Service de police de la Ville de Québec dans le cadre d'un projet-pilote de 18 mois. «Je dis à Gérald: la Ville de Québec ne se sent pas infantilisée, a indiqué le maire Labeaume. Le fait que c'est géré par le gouvernement, ça fait notre affaire parce que, à la Ville de Québec, on se dit que moins on en gère, mieux c'est.»
Le ministre Moreau veut garder la mainmise sur les radars photo, comme le lui recommandait la commission parlementaire qui s'est penchée sur la question: «[La commission recommandait de] maintenir un système qui soit centralisé, comme ce qui s'est fait ailleurs dans le monde à grand succès — on pense à la France, à la Suède, aux Pays-Bas et à l'Australie — parce que ces appareils réduisent les accidents et qu'il y a un haut taux d'acceptabilité sociale. [...] Je ne vois pas pourquoi on permettrait à tout un chacun de les installer comme ils veulent», a dit le ministre.
Les radars photo ont fait leurs preuves en contribuant à éviter 150 accidents sur les routes cette année, a-t-il insisté. En deux ans, les six systèmes photographiques aux feux rouges et les neuf radars photo en fonction ont généré 20,7 millions.
Les partis d'opposition à l'hôtel de ville de Montréal se sont rangés derrière le maire Tremblay. Louise Harel et Richard Bergeron estiment que les revenus liés aux radars photo doivent demeurer à Montréal.
À l'Assemblée nationale, la députée Sylvie Roy, de la Coalition avenir Québec (CAQ), a mis en doute les bonnes intentions du gouvernement quant à l'utilisation des recettes des cinémomètres. Selon elle, l'argent amassé par les radars photo installés depuis 2009 a vite été englouti par la machine administrative, plutôt que d'aider les victimes de la route. De son côté, le Parti québécois a dit craindre que les radars photo ne deviennent des «machines à imprimer de l'argent».
L'enjeu des transports
Mais, pour Gérald Tremblay, le différend concernant les radars photo ne fait que s'ajouter aux autres dossiers litigieux qui opposent la Ville de Montréal au gouvernement du Québec. Parmi ceux-ci figurent la sécurité publique — Montréal réclame 35 millions par année pour les dépenses que doit assumer la Ville à titre de métropole — l'itinérance et la gouvernance des transports en commun dans la région métropolitaine.
Le 14 février dernier, Le Devoir rapportait que le ministre Moreau entendait revoir la gouvernance des transports dans la région métropolitaine en regroupant au sein d'un même organisme la planification des transports en commun et des transports routiers, sonnant ainsi le glas de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) dans sa forme actuelle.
Hier, Gérald Tremblay n'a pas caché son irritation envers le ministre, dont il dénonce la gestion autoritaire. Le maire craint que le ministre ne revoie la planification du transport dans la région métropolitaine en contournant les élus. Depuis 2007, les maires de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) se sont affairés à revoir la gouvernance et le cadre financier des transports, à la demande du gouvernement. En février 2010, ils ont d'ailleurs adopté à l'unanimité une série de recommandations en ce sens. La CMM souhaite notamment accroître le poids des villes au sein du conseil d'administration de l'AMT.
«Et là, on apprend que Pierre Moreau veut avoir une nouvelle politique de mobilité durable sans consultation des élus, a déploré le maire Tremblay en entrevue au Devoir. On a fait tout le travail qui nous a été demandé. C'est comme nous dire que tous les efforts qu'on a faits, on les a faits pour rien.» Mardi, le maire a d'ailleurs écrit au ministre pour solliciter une rencontre avec lui et connaître ses véritables intentions.
Il y a quelques semaines encore, le scénario privilégié par Québec était de revoir de fond en comble l'AMT en y renforçant le contrôle des élus de la région montréalaise. Un projet de loi à cet égard a même été préparé par une équipe du ministère des Transports. Le Devoir en a obtenu copie.
Les élus de la CMM auraient ainsi gagné un droit de regard important, puisqu'ils auraient approuvé le plan de développement du transport métropolitain de l'AMT ainsi que les tarifs payés par les usagers. La CMM «approuve également, chaque année, le budget de l'Agence et son programme des immobilisations comprenant les immobilisations relatives au prolongement du métro», peut-on lire dans le document.
Il était aussi proposé de modifier la composition du conseil d'administration de l'AMT, dont le nombre de membres devait passer de 7 à 15. Six sièges auraient été occupés par des élus municipaux, dont deux pour Montréal, un pour Laval et un pour Longueuil.
De plus, le gouvernement aurait resserré son encadrement sur les décisions financières de l'AMT en déterminant les coûts d'immobilisation et d'exploitation des infrastructures et des équipements métropolitains, après avoir reçu les recommandations de la CMM.
Par ailleurs, les municipalités formant la CMM auraient eu le loisir de réduire leur contribution financière à l'AMT en bénéficiant de tout excédent des revenus sur les dépenses de celle-ci.
Mais ce scénario a vraisemblablement été complètement écarté, comme l'ont démontré les propos tenus par le ministre Moreau la semaine dernière.
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AMT
Le ministère des Transports a rédigé un projet de loi donnant aux élus de la métropole une participation plus importante dans les décisions stratégiques du développement du transport en commun dans la région. Mais le ministre Pierre Moreau semble l’avoir laissé sur la voie de service provoquant ainsi une certaine inquiétude.
La façon de faire du ministre Moreau hérisse le maire Gérald Tremblay qui lui a réclamé une recontre. Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, attend lui aussi avec impatience de donner son point de vue. «Si il ne nous parle jamais, qu’on ne voit pas son avant-projet de loi et qu’il va directement en consultation, je comprendrai qu’il nous a manqué un peu de respect. Mais je ne pense que c’est une personne qui voudrait faire ça. [...] Je ne vois pas pourquoi il mettrait de côté l’expertise du monde municipal», a déclaré hier au Devoir M. Vaillancourt.
Ce dernier se montre favorable à l’idée d’intégrer le transport en commun et le transport routier. «Le transport a besoin d’être mieux ordonné», a-t-il soutenu.
Certaines personnes proches du dossier et qui ont requis l’anonymat font remarquer qu’il est normal que le gouvernement tranche dans ce dossier puisque les élus ont démontré au cours des dernières années, leur incapacité à parler d’une seule voix comme par exemple dans le dossier du prolongement du métro (trois projets sont à l’étude).
Le projet de loi obtenu par Le Devoir aurait accordé à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) qui regroupe 82 municipalités, un contrôle accru sur l’AMT. Les élus bénéficieraient d’un plus grand nombre de sièges au conseil d’administration, approuveraient le budget, les tarifs et les projets d’investissement de l’AMT.
Ce projet de loi apparaît toutefois obsolète compte tenu des récentes déclarations du ministre Moreau. «Ce qu’on veut, c’est un organisme qui a une vision globale de la mobilité», a affirmé le ministre la semaine dernière lors d’un discours devant Transport 2000 en soulignant que le modèle de l’AMT avait vieilli et que «nous sommes rendus à une autre étape».
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