Financement des arrondissements - Aucune décision n'a encore été prise, assure Applebaum
Engagé dans une tournée des arrondissements afin de régler le litigieux dossier de leur financement, le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Michael Applebaum, assure qu'aucune décision n'a été prise quant aux solutions à privilégier, contrairement à ce que Louise Harel laissait entendre samedi dernier. Il a d'ailleurs accusé la chef de l'opposition de vouloir saboter le processus de consultation qui se poursuit aujourd'hui.
La semaine dernière, Michael Applebaum a amorcé sa tournée en rencontrant les élus des arrondissements de Rivière-des-Prai-ries-Pointe-aux-Trembles, d'Outremont et du Sud-Ouest. Il sera aujourd'hui à Lachine, demain dans le Plateau-Mont-Royal et jeudi dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et Rosemont-La Petite-Patrie. M. Applebaum est accompagné pour l'occassion de fonctionnaires et de représentants du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations.
Or, lors d'un point de presse samedi dernier, Louise Harel a soutenu que l'administration avait déjà en tête de préconiser l'instauration de 19 taxes locales établies selon la richesse foncière de cha-que arrondissement.
Tentative de sabotage
Louise Harel tente de saboter le processus de consultation, a répliqué hier Michael Applebaum qui a qualifié de «cheap» et de «petite politique» la sortie publique de la chef de l'opposition. Il soutient que lors des rencontres avec les élus des différents arrondissements, plusieurs scénarios sont évoqués, mais que tout est sur la table et que l'administration n'a pas arrêté son choix sur une solution.
L'opération est un casse-tête compte tenu des particularités de chacun des arrondissements. Le Sud-Ouest, par exemple, est un terrain fertile au nouveau développement immobilier, mais les élus locaux se plaignent de ne pas recevoir de la ville-centre les fonds nécessaires pour les services que l'arrondissement doit offrir à ces nouveaux résidents. Un fonds de développement pourrait remédier à ce problème, mais cette solution pourrait désavantager L'Île-Bizard qui a imposé un moratoire sur la construction immobilière ou le Plateau Mont-Royal déjà densément peuplé.
«Chaque arrondissement est différent. Leurs besoins sont différents. On ne peut pas arriver avec une seule solution. Ça va prendre plusieurs recommandations, plusieurs pistes», a indiqué hier Michael Applebaum qui vise l'adoption d'une nouvelle stratégie prévue pour juin prochain.
Louise Harel croit qu'un fonds de développement fera l'unanimité chez l'ensemble des élus des trois formations politiques, mais qu'il devra être assorti d'un fonds de péréquation. «Le fonds de péréquation, qui était prévu dans la loi créant la nouvelle ville, n'a jamais été vraiment appliqué. Il avait été conçu pour qu'il y ait une redistribution [des fonds] afin de s'assurer que, dans la même ville, il n'y ait pas de citoyens qui puissent se payer des équipements municipaux récréatifs, sportifs et culturels alors que d'autres n'y ont pas accès et que les écarts s'aggravent d'année en année», a-t-elle expliqué hier.
La semaine dernière, Michael Applebaum a amorcé sa tournée en rencontrant les élus des arrondissements de Rivière-des-Prai-ries-Pointe-aux-Trembles, d'Outremont et du Sud-Ouest. Il sera aujourd'hui à Lachine, demain dans le Plateau-Mont-Royal et jeudi dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et Rosemont-La Petite-Patrie. M. Applebaum est accompagné pour l'occassion de fonctionnaires et de représentants du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations.
Or, lors d'un point de presse samedi dernier, Louise Harel a soutenu que l'administration avait déjà en tête de préconiser l'instauration de 19 taxes locales établies selon la richesse foncière de cha-que arrondissement.
Tentative de sabotage
Louise Harel tente de saboter le processus de consultation, a répliqué hier Michael Applebaum qui a qualifié de «cheap» et de «petite politique» la sortie publique de la chef de l'opposition. Il soutient que lors des rencontres avec les élus des différents arrondissements, plusieurs scénarios sont évoqués, mais que tout est sur la table et que l'administration n'a pas arrêté son choix sur une solution.
L'opération est un casse-tête compte tenu des particularités de chacun des arrondissements. Le Sud-Ouest, par exemple, est un terrain fertile au nouveau développement immobilier, mais les élus locaux se plaignent de ne pas recevoir de la ville-centre les fonds nécessaires pour les services que l'arrondissement doit offrir à ces nouveaux résidents. Un fonds de développement pourrait remédier à ce problème, mais cette solution pourrait désavantager L'Île-Bizard qui a imposé un moratoire sur la construction immobilière ou le Plateau Mont-Royal déjà densément peuplé.
«Chaque arrondissement est différent. Leurs besoins sont différents. On ne peut pas arriver avec une seule solution. Ça va prendre plusieurs recommandations, plusieurs pistes», a indiqué hier Michael Applebaum qui vise l'adoption d'une nouvelle stratégie prévue pour juin prochain.
Louise Harel croit qu'un fonds de développement fera l'unanimité chez l'ensemble des élus des trois formations politiques, mais qu'il devra être assorti d'un fonds de péréquation. «Le fonds de péréquation, qui était prévu dans la loi créant la nouvelle ville, n'a jamais été vraiment appliqué. Il avait été conçu pour qu'il y ait une redistribution [des fonds] afin de s'assurer que, dans la même ville, il n'y ait pas de citoyens qui puissent se payer des équipements municipaux récréatifs, sportifs et culturels alors que d'autres n'y ont pas accès et que les écarts s'aggravent d'année en année», a-t-elle expliqué hier.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

