Montréal s'apprête à nommer Guy Hébert comme directeur général
La nomination de Guy Hébert au poste de directeur général de la Ville de Montréal sera confirmée ce matin lors de la séance du conseil municipal. Directeur général de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) depuis 2008, M. Hébert recevra un salaire annuel de 300 000 $, a-t-on appris hier.
Le conseil municipal a ajourné ses travaux hier soir avant d'avoir pu entériner la nomination de M. Hébert, mais le dossier sera discuté ce matin dès la reprise de l'assemblée.
Le choix de l'administration Tremblay n'est pas une surprise puisque le nom de M. Hébert circulait depuis des semaines à l'hôtel de ville. M. Hébert, qui est à l'emploi de la Ville depuis 1981, a notamment travaillé au Service des finances et au Service de l'habitation et du développement urbain. En 2005, il est devenu le directeur de l'arrondissement de Ville-Marie alors que Benoit Labonté en était le maire. Il a par la suite été muté à la ville-centre comme directeur général adjoint avant d'être nommé directeur général de la SHDM à la suite du scandale entourant le dossier du Faubourg Contrecoeur en 2008.
Alors qu'il était directeur de l'arrondissement de Ville-Marie, Guy Hébert avait travaillé étroitement avec Benoit Labonté qui, à l'époque, souhaitait déloger Gérald Tremblay à la mairie de Montréal. La semaine dernière, les partis d'opposition ont d'ailleurs reproché à M. Hébert d'être trop proche de l'appareil politique. C'est pourquoi, ils ont suggéré que le poste de directeur général soit accordé à Rachel Laperrière, qui assure l'intérim à la direction générale depuis le départ de M. Roquet.
Le maire Tremblay a plutôt choisi M. Hébert et il ne devrait pas avoir de difficulté à faire entériner sa décision par le conseil municipal puisqu'un vote à la majorité simple suffit et que son parti, Union Montréal, détient la majorité des sièges.
Départ précipité
Guy Hébert succède donc à Louis Roquet qui a quitté ses fonctions le 5 janvier dernier, trois ans avant la fin de son mandat. Le départ de M. Roquet fait suite à la décision du président du comité exécutif, Michael Applebaum, de bloquer la nomination d'un nouveau directeur du contentieux de la Ville. Plutôt que de retenir la candidature de Me Benoît Dagenais, choisi au terme d'un processus de sélection, M. Applebaum a exprimé sa volonté de recourir aux compétences d'un avocat externe, ce qui aurait rendu Louis Roquet furieux.
Questionné hier à l'occasion de la séance du conseil municipal, M. Applebaum a expliqué sa position: «On ne remet pas en question la compétence de M. Dagenais. La décision qui a été prise, c'est de chercher le meilleur candidat possible et d'ouvrir l'appel de candidatures à la Ville de Montréal et à l'extérieur, a-t-il soutenu. On a demandé au Service du capital humain de préparer un appel de candidatures — ce qui n'a pas été fait encore. On va attendre que le nouveau directeur général entre en poste. Notre objectif, c'est d'avoir le meilleur candidat. Peut-être que ce sera M. Dagenais, peut-être que ce sera quelqu'un d'autre.»
Le conseil municipal a ajourné ses travaux hier soir avant d'avoir pu entériner la nomination de M. Hébert, mais le dossier sera discuté ce matin dès la reprise de l'assemblée.
Le choix de l'administration Tremblay n'est pas une surprise puisque le nom de M. Hébert circulait depuis des semaines à l'hôtel de ville. M. Hébert, qui est à l'emploi de la Ville depuis 1981, a notamment travaillé au Service des finances et au Service de l'habitation et du développement urbain. En 2005, il est devenu le directeur de l'arrondissement de Ville-Marie alors que Benoit Labonté en était le maire. Il a par la suite été muté à la ville-centre comme directeur général adjoint avant d'être nommé directeur général de la SHDM à la suite du scandale entourant le dossier du Faubourg Contrecoeur en 2008.
Alors qu'il était directeur de l'arrondissement de Ville-Marie, Guy Hébert avait travaillé étroitement avec Benoit Labonté qui, à l'époque, souhaitait déloger Gérald Tremblay à la mairie de Montréal. La semaine dernière, les partis d'opposition ont d'ailleurs reproché à M. Hébert d'être trop proche de l'appareil politique. C'est pourquoi, ils ont suggéré que le poste de directeur général soit accordé à Rachel Laperrière, qui assure l'intérim à la direction générale depuis le départ de M. Roquet.
Le maire Tremblay a plutôt choisi M. Hébert et il ne devrait pas avoir de difficulté à faire entériner sa décision par le conseil municipal puisqu'un vote à la majorité simple suffit et que son parti, Union Montréal, détient la majorité des sièges.
Départ précipité
Guy Hébert succède donc à Louis Roquet qui a quitté ses fonctions le 5 janvier dernier, trois ans avant la fin de son mandat. Le départ de M. Roquet fait suite à la décision du président du comité exécutif, Michael Applebaum, de bloquer la nomination d'un nouveau directeur du contentieux de la Ville. Plutôt que de retenir la candidature de Me Benoît Dagenais, choisi au terme d'un processus de sélection, M. Applebaum a exprimé sa volonté de recourir aux compétences d'un avocat externe, ce qui aurait rendu Louis Roquet furieux.
Questionné hier à l'occasion de la séance du conseil municipal, M. Applebaum a expliqué sa position: «On ne remet pas en question la compétence de M. Dagenais. La décision qui a été prise, c'est de chercher le meilleur candidat possible et d'ouvrir l'appel de candidatures à la Ville de Montréal et à l'extérieur, a-t-il soutenu. On a demandé au Service du capital humain de préparer un appel de candidatures — ce qui n'a pas été fait encore. On va attendre que le nouveau directeur général entre en poste. Notre objectif, c'est d'avoir le meilleur candidat. Peut-être que ce sera M. Dagenais, peut-être que ce sera quelqu'un d'autre.»
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