Direction générale de Montréal: l'opposition s'entend sur une candidate
Les deux partis d'opposition à l'Hôtel de Ville de Montréal estiment que le maire Gérald Tremblay devrait nommer Rachel Laperrière au poste de directrice générale de la Ville. Travaillant pour la Ville depuis 2001, celle qui occupe l'intérim à la direction générale depuis le départ de Louis Roquet a démontré sa compétence et son intégrité, soutiennent-ils.
Le conseil municipal devra se prononcer lundi prochain sur la nomination d'un nouveau directeur général, lors de son assemblée mensuelle. Plusieurs candidatures possibles ont été évoquées, dont celle du directeur général de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), Guy Hébert, et de Dimitri Soudas, ancien directeur des communications du premier ministre conservateur, Stephen Harper, comme le rapportait hier Le Devoir.
Pour les partis d'opposition, il ne fait pas de doute que le poste devrait revenir à Rachel Laperrière. À deux reprises, Mme Laperrière a assumé l'intérim à la direction générale, soit à la suite du congédiement de Claude Léger en 2009 et après départ de Louis Roquet le 5 janvier dernier. Quant à Guy Hébert, on le juge trop proche de l'appareil politique.
La chef de l'opposition, Louise Harel, croit qu'à moins d'une candidature «hors du commun» venant de l'extérieur de l'appareil municipal, Mme Laperrière est toute désignée pour remplir cette fonction: «Elle a une intégrité à l'épreuve de tout — ce qui n'est pas rien avec l'administration — et est reconnue comme étant sans faille. Elle a aussi une connaissance de la Ville à nulle autre pareille et une capacité de mener des équipes à produire des résultats.»
Au sujet de Dimitri Soudas, dont le nom a circulé à l'hôtel de ville comme candidat possible à ce poste, Mme Harel s'indigne: «Ça n'a aucun sens! C'est un relationniste, pas un gestionnaire.»
Chez Projet Montréal, on croit aussi que Rachel Laperrière devrait hériter du poste compte tenu de ses compétences et du fait qu'elle a su «démontrer le détachement nécessaire à l'exercice de ses fonctions». «Chaque fois qu'elle a assumé l'intérim de la fonction, il y a eu une grande transparence dans la façon de gérer et un grand professionnalisme. On a devant nous une fonctionnaire de qualité, pourquoi ne pas simplement la reconduire jusqu'à la prochaine élection? Il reste moins deux ans», fait valoir le conseiller de Saint-Édouard, François Limoges.
Entrée à la Ville en 2001, Rachel Laperrière s'est notamment occupé du dossier culturel à la direction générale avant d'être nommée directrice générale adjointe. Elle a refusé de faire des commentaires hier.
Présence conservatrice
Par ailleurs, les élus de l'opposition ne voient pas d'un bon oeil la présence de plusieurs conservateurs dans l'entourage du maire Tremblay. Rappelons qu'en juin dernier, le maire a nommé le candidat défait dans Pierrefonds-Dollard, Agop Evereklian, au poste de directeur de cabinet. Il a également embauché Nahed Koussa, ancien conseiller régional du ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney. Son parti, Union Montréal, est présidé par Barbara Pisani, une proche du ministre Kenney.
«Ce qui nous inquiète, c'est le parti pris idéologique de ce parti-là quant à la transparence, la participation citoyenne, la liberté d'expression et l'ingérence politique. [...] Ça ne peut pas être bon pur la vitalité politique montréalaise», croit M. Limoges.
Le conseil municipal devra se prononcer lundi prochain sur la nomination d'un nouveau directeur général, lors de son assemblée mensuelle. Plusieurs candidatures possibles ont été évoquées, dont celle du directeur général de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), Guy Hébert, et de Dimitri Soudas, ancien directeur des communications du premier ministre conservateur, Stephen Harper, comme le rapportait hier Le Devoir.
Pour les partis d'opposition, il ne fait pas de doute que le poste devrait revenir à Rachel Laperrière. À deux reprises, Mme Laperrière a assumé l'intérim à la direction générale, soit à la suite du congédiement de Claude Léger en 2009 et après départ de Louis Roquet le 5 janvier dernier. Quant à Guy Hébert, on le juge trop proche de l'appareil politique.
La chef de l'opposition, Louise Harel, croit qu'à moins d'une candidature «hors du commun» venant de l'extérieur de l'appareil municipal, Mme Laperrière est toute désignée pour remplir cette fonction: «Elle a une intégrité à l'épreuve de tout — ce qui n'est pas rien avec l'administration — et est reconnue comme étant sans faille. Elle a aussi une connaissance de la Ville à nulle autre pareille et une capacité de mener des équipes à produire des résultats.»
Au sujet de Dimitri Soudas, dont le nom a circulé à l'hôtel de ville comme candidat possible à ce poste, Mme Harel s'indigne: «Ça n'a aucun sens! C'est un relationniste, pas un gestionnaire.»
Chez Projet Montréal, on croit aussi que Rachel Laperrière devrait hériter du poste compte tenu de ses compétences et du fait qu'elle a su «démontrer le détachement nécessaire à l'exercice de ses fonctions». «Chaque fois qu'elle a assumé l'intérim de la fonction, il y a eu une grande transparence dans la façon de gérer et un grand professionnalisme. On a devant nous une fonctionnaire de qualité, pourquoi ne pas simplement la reconduire jusqu'à la prochaine élection? Il reste moins deux ans», fait valoir le conseiller de Saint-Édouard, François Limoges.
Entrée à la Ville en 2001, Rachel Laperrière s'est notamment occupé du dossier culturel à la direction générale avant d'être nommée directrice générale adjointe. Elle a refusé de faire des commentaires hier.
Présence conservatrice
Par ailleurs, les élus de l'opposition ne voient pas d'un bon oeil la présence de plusieurs conservateurs dans l'entourage du maire Tremblay. Rappelons qu'en juin dernier, le maire a nommé le candidat défait dans Pierrefonds-Dollard, Agop Evereklian, au poste de directeur de cabinet. Il a également embauché Nahed Koussa, ancien conseiller régional du ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney. Son parti, Union Montréal, est présidé par Barbara Pisani, une proche du ministre Kenney.
«Ce qui nous inquiète, c'est le parti pris idéologique de ce parti-là quant à la transparence, la participation citoyenne, la liberté d'expression et l'ingérence politique. [...] Ça ne peut pas être bon pur la vitalité politique montréalaise», croit M. Limoges.
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