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Le réseau conservateur tente d'accentuer sa mainmise sur l'administration montréalaise

Kathleen Lévesque   19 janvier 2012  Montréal
Dimitri Soudas<br />
Photo : - Archives Le Devoir
Dimitri Soudas
La nomination imminente d'un directeur général à la Ville de Montréal est au centre de tiraillements auxquels les conservateurs de Stephen Harper ne sont pas étrangers. Parmi les candidatures pressenties, le nom de l'ancien directeur des communications du premier ministre, Dimitri Soudas, a circulé à l'Hôtel de Ville. Cette perspective fait craindre que le réseau conservateur déjà bien installé au cabinet du maire prenne le contrôle de la machine administrative, a appris Le Devoir.

La candidature de M. Soudas aurait été envisagée compte tenu de la nécessité qu'il y ait une grande complicité et une grande confiance entre le maire Gérald Tremblay, le président du comité exécutif, Michael Applebaum, et le directeur général, a souligné une personne bien au fait du dossier ayant requis l'anonymat.

Une certaine hostilité s'était installée entre Louis Roquet, qui a quitté son poste de directeur général tout juste avant Noël, et M. Applebaum. Ce dernier a bloqué quelques semaines plus tôt la recommandation de M. Roquet pour l'embauche d'un nouveau directeur du contentieux. Devant cette ingérence alors qu'il avait été embauché pour réformer notamment les processus administratifs que l'on disait trop teintés par la politique, Louis Roquet a tourné les talons.

C'est dans ce contexte que le nom de Dimitri Soudas a surgi à l'Hôtel de Ville puisqu'il a travaillé à l'accession de Gérald Tremblay à la mairie de Montréal en 2001 notamment en réussissant une percée auprès des communautés ethniques. L'année suivante, il devenait adjoint pour le Québec dans l'équipe de Stephen Harper, alors à l'Alliance canadienne, devenue par la suite le Parti conservateur du Canada. Jusqu'à l'été dernier, il était directeur des communications de M. Harper. Depuis octobre, il dirige les communications du Comité olympique canadien (COC).

Joint hier en fin de journée, Dimitri Soudas a dit ne pas avoir l'intention de revenir à Montréal, car il se plaît dans ses nouvelles fonctions au COC. «Les Jeux de 2012 à Londres sont une opportunité en or de faire valoir les athlètes canadiens et leurs rêves», a-t-il assuré par courriel. Au téléphone, il a toutefois refusé de dire s'il avait été contacté, se bornant à souligner qu'il n'avait pas le contrôle sur ceux qui pourraient faire sa promotion.

Candidature interne

C'est en réaction à la possibilité qu'il soit nommé d.g., poste stratégique s'il en est, à la jonction du politique et de l'administratif, que la candidature du fonctionnaire Guy Hébert a été considérée avec plus d'attention, ont expliqué des sources diverses à l'Hôtel de Ville. Les ambitions de M. Hébert sont connues depuis belle lurette, mais ses liens politiques avec un ancien adversaire de Gérald Tremblay, Benoit Labonté, qui a été maire de l'arrondissement Ville-Marie, font tiquer. C'est d'autant plus vrai que M. Hébert travaillait activement au sein d'un comité secret de transition politique pour déloger le maire Tremblay. Il était alors directeur général de Ville-Marie et à ce titre, avait un devoir de réserve, ses décisions administratives étant incompatibles avec l'action partisane.

Hier, le comité exécutif s'est réuni mais n'aurait pas abordé la nomination du nouveau d.g. La décision sera vraisemblablement discutée lundi prochain, quelques heures avant la tenue de l'assemblée mensuelle du conseil municipal. La nomination du d.g. doit être entérinée par l'ensemble des élus.

Outre la candidature de M. Hébert, celle d'Yves Devin, d.g. à la STM, a été pressentie. Le principal intéressé n'y a pas donné suite. En fait, explique-t-on dans les coulisses de l'Hôtel de Ville, le choix d'un candidat pour le poste de d.g. apparaît comme un véritable casse-tête politique pour tenter de repêcher un gestionnaire de haut niveau, à l'externe. «Qui voudra être l'agneau sacrificiel alors que les prochaines élections municipales sont dans moins de deux ans? S'il devait y avoir un changement de garde à la mairie en 2013, le d.g. risquerait d'être remplacé aussi. C'est un siège éjectable», a fait valoir une source.

Contrôle conservateur

Mais ce qui inquiète cette personne ainsi que de hauts fonctionnaires, c'est que la nomination d'un nouveau d.g. soit l'occasion d'accentuer la mainmise conservatrice sur la Ville de Montréal. «Depuis un an, on assiste à un "take over" des conservateurs sur la politique. Ça risque de s'étendre aux opérations quotidiennes. Est-ce idéologique ou pour aider les intérêts des amis du parti? On peut seulement soulever la question», a dit une source proche du dossier sous le couvert de l'anonymat.

Après les élections fédérales de mai dernier, certains candidats conservateurs qui ont mordu la poussière au Québec ont rapidement trouvé des fonctions politiques dans l'entourage de Gérald Tremblay sans avoir de connaissances particulières de l'appareil municipal.

Ainsi, Agop Evereklian, un ancien vendeur d'autos usagées, candidat défait dans Pierrefonds-Dollard, a été nommé chef de cabinet du maire de Montréal en juin dernier. M. Evereklian a travaillé avec les libéraux fédéraux avant de passer chez les conservateurs en 2007. Il a notamment été directeur de cabinet du ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney.

Le maire Tremblay a également à ses côtés Nahed Koussa, qui agit comme conseiller principal. Ce dernier était conseiller régional auprès du ministre Kenney sur les question de relations intercommunautaires.

La filière de M. Kenney ne s'arrête pas. Barbara Pisani, candidate défaite dans Rivière-des-Prairies pour Union Montréal, préside dorénavant le parti du maire Tremblay. M. Kenney a aussi recruté l'ancien conseiller municipal et frère du maire, Marcel Tremblay. Ce dernier est juge de la citoyenneté. M. Tremblay est un proche du président du comité exécutif, Michael Applebaum, avec qui il a siégé à Montréal.

M. Applebaum entretient également des liens étroits avec son ancien confrère Saulie Zajdel qu'il a convaincu de passer du parti Vision Montréal à l'équipe Tremblay. Aujourd'hui, M. Zajdel est conseiller régional au cabinet du ministre du Patrimoine canadien, James Moore. Son nom est ressorti récemment dans les médias lorsqu'il a été question d'un sondage fallacieux mené par les conservateurs dans la circonscription de Mont-Royal laissant entendre que le député libéral démissionnerait sous peu. M. Zajdel a été candidat conservateur.

Un ancien organisateur conservateur qui a refusé d'être identifié soutient qu'il s'agit de la mise en place d'un réseau d'influence de premier ordre. Selon lui, cela pourrait démontrer une volonté du Parti conservateur d'être sur le terrain auprès des communautés culturelles comme il l'a fait dans la région de Toronto lors du dernier scrutin. Mais, ajoute-t-il, cela pourrait être plus certainement «pour être dans la circulation des contrats».  
 
 
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  • Henry Fleury - Inscrit
    19 janvier 2012 06 h 30
    Aille!
    C'est pas joli tout ça.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    19 janvier 2012 06 h 34
    Raz le bol
    N'y aurait-il pas moyen de trouver des personnes normales, sans agenda politique plus ou moins caché, pour tout simplement faire la job de façon compétente et désintéressée ?

    Serge Grenier
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    19 janvier 2012 06 h 52
    Et que la magouille continue... Ça fait peur !
    Profitez-en pendant que vous le pouvez encore...

    Que j'ai hâte aux prochaines élections afin qu'on fasse un peu de ménage.
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  • ice berg - Abonné
    19 janvier 2012 08 h 07
    Je suis dégoutée!
    Cela en dit long sur la politique au Canada, au Québec et à Montréal, du pareil au même partout. C'est choquant
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  • François Dugal - Abonné
    19 janvier 2012 08 h 23
    Hydres
    Remplacer l'hydre rouge par l'hydre bleu: «US qu'on s'en va».
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  • Gravelon - Inscrit
    19 janvier 2012 08 h 52
    ouille
    la gangrenne commence à prendre, l'ombre de Harper à MTL, il ne manquerait plus que ça.
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  • meme40 - Inscrit
    19 janvier 2012 09 h 00
    Revoir sa démission....
    N'a-t-on pas dit de cet individu... avant les dernières élections.. fédérales qu'il gouvernait le Québec... .. C'est du TREMBLAY tout craché... Y sait rien comme le joueur de poker y dit rien... et les veaux en guimauve du Québec de voter en choeur..BÊÊÊ!!!!!hê. Plus que navrant... les rats arrivent de partout quand le navire coule...
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  • vieux canadien - Abonné
    19 janvier 2012 09 h 05
    Politique municipale, provinciale, nationale ou internationale
    Là où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie. Saint-François de Sales
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  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit
    19 janvier 2012 09 h 16
    Et si les séparatistes le font
    pourquoi pas les autres, allez croire que Harel n'a pas d'agenda politique!
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  • Michel St-Pierre - Inscrit
    19 janvier 2012 09 h 29
    Entre deux maux
    Beau travail de débroussaillage madame Lévesque !

    Vous êtes une des rares journalistes à montrer les tentacules du PC dans tous les secteurs économiques et politiques avec la connivence des élus en place. Leur travail de ramification se fait en sourdine dans une constance qui semble irréprochable mais si plus de journalistes faisaient un travail digne du vôtre, plusieurs évènements à caractère financier pourraient être dévoilés et s'avèreraient mille fois plus coûteux et scandaleux que celui des commandites.
    Entre deux maux, mieux vaut choisir le moindre.
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  • hugues2 hugues2 - Inscrit
    19 janvier 2012 09 h 32
    Sacramant !
    Bon! Tremblay a des affinités avec Soudas, tiens, tiens! ;-)

    Si Tremblay veux que Harper soit plus attentif aux besoins de la métropole, il doit faire un peu le trottoir... quitte à frayer avec ce genre de bonhomme qui si je me souvient, avait été l'objet d'un petit scandale à la dernière élection, révélations ayant précipité sa sortie du cercle très très restreins des gens que Harper écoute?
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  • M. Miclot - Inscrit
    19 janvier 2012 09 h 59
    le chaînon manquant ?
    Dire qu'après 150000 ans d'évolution, la race humaine se retrouve avec les conservateurs comme Harper , Soudas, Plante. Des caricatures d'être humain qui nous prouvent une fois de plus que s'il est facile de sortir quelqu'un de sa caverne , il est impossible de sortir la caverne de ce quelqu'un.
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  • glanglais - Inscrit
    19 janvier 2012 10 h 19
    Faute de députés...
    Bonjour,

    En manque de députés, les Conservateurs se rabattent sur les grosses "jobs" pour tenter d'étendre leur influence.

    Gaston Langlais - Gaspé.
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  •  
  • northernbud - Inscrit
    19 janvier 2012 10 h 44
    @ Mr Jamais...
    "JAMAIS UN QUeBEC PAYS
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 09h16
    Et si les séparatistes le font
    pourquoi pas les autres, allez croire que Harel n'a pas d'agenda politique!"

    Pas fort comme argument ! Comme ça les erreurs de l'un justifient celles des autres ? N'importe quoi pour casser du sucre sur le dos des gens qui ne pensent pas comme vous.
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  •  
  • Cecile Sabourin - Abonnée
    19 janvier 2012 10 h 52
    La toile d'araignées !
    Vivement une prise de conscience collective avant que cette toile soit tissée si serrée qu'il n'y ait aucune voie de sortie. Déjà, « nous » avons tellement de retard.
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  •  
  • camelot - Inscrit
    19 janvier 2012 11 h 18
    Non !
    C'est le bouquet ! Comment peut-on envisager cet homme à la ville de Montréal. Lui qui n'hésite pas à mentir, cacher et désinformer. Qu'il retourne chez Harper et bonsoir la visite.
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  •  
  • josephflavius - Inscrit
    19 janvier 2012 11 h 29
    aille aille aille!
    Les ascenseurs fonctionnent vite et bien dans notre Québec pas encore libre.
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  •  
  • Jean Tremble - Inscrit
    19 janvier 2012 13 h 28
    @Chantal_Mino

    << Que j'ai hâte aux prochaines élections afin qu'on fasse un peu de ménage.>>

    Que moi donc !

    J'ai moi itou grand hâte de remplacer blanc bonnet par bonnet blanc...
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  •  
  • Michel Simard - Abonné
    19 janvier 2012 13 h 38
    @ Jamais-la-nation-québécoise-ne-doit-être-libre
    La magouille des Nègres-Blancs envahit toutes les sphères de l'activité au Québec. Les partisans de votre idéologie d'inféodation de notre nation et du pillage de nos ressources ont fait du Québec une république de bananes. Votre secte religieuse est en train de réussir à assujettir notre nation par toutes ces corruptions et copinages libéraux-conservateurs-coquistes.
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  •  
  • MJ - Inscrite
    19 janvier 2012 13 h 47
    Du grenouillage partisan
    Ces manigances et tractations politiques, en vue d’influencer les élus des divers paliers de gouvernement, pour des nominations à des postes-clés dans leur administration publique ne datent pas d’hier. Et la circulation de ces élites politiques dans la grande entreprise privée, autre lieu de pouvoir et d’influence, est aussi une réalité.

    Traditionnellement, les postes de hauts fonctionnaires ont toujours fait l’objet de nominations politiques. On s’assurait cependant de la compétence de ces hauts fonctionnaires. Là où le bât blesse, c’est lorsque des niveaux différents de gouvernement s’imbriquent les uns dans les autres (ici, le pouvoir politique fédéral investit le municipal en vue de la nomination d’un DG à la Ville de Montréal, au confluent des pouvoirs politique et administratif), uniquement dans un but idéologique ou partisan et pour favoriser indûment un groupe au détriment d’un autre, et non dans l’intérêt de la collectivité. Un autre cas de manque à la démocratie, c’est lorsqu’il n’y a pas un renouvellement des élites politiques et qu’un parti au pouvoir se maintient si longtemps qu’il en vient à monopoliser la richesse et à imposer sa vision idéologique à l’ensemble de la société, au détriment d’autres groupes sociaux qui sont mal ou peu représentés.
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  •  
  • MJ - Inscrite
    19 janvier 2012 14 h 03
    Du grenouillage partisan (suite)
    Compte tenu des pouvoirs décisionnels importants accordés, entre autres, à ces hauts fonctionnaires, comme l’attribution de contrats publics, les risques de corruption, d'abus de pouvoir ou de confiance sont bien réels. Les octrois de contrats publics s’inscrivent dans une “logique” de retours d’ascenseur (réclamés par les partisans des élus qui ont notamment contribué à leurs élections par des dons à leurs caisses électorales), permettant ainsi l’enrichissement de certaines firmes de professionnels et d’entrepreneurs, qui bâtissent leurs fortunes sur le maintien au pouvoir d’un parti politique, et ce, au détriment d’une saine gestion des deniers publics et donc au désavantage des administrés. Et c’est lorsque cet "oligopole" sur les contrats publics utilise menaces ou intimidations à l’égard d'autres soumissionnaires qu’un pas est franchi vers un establisment mafieux.
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  • MJ - Inscrite
    19 janvier 2012 14 h 07
    Du grenouillage partisan (suite et fin)
    Cet échange de services bilatéraux entre les élus politiques et leurs émules du secteur privé (bénéficiaires de lucratifs contrats publics), est fondé sur un réseau bien organisé de gratifications mutuelles. La collusion et la corruption y est facilitée. Les élus politiques se maintiennent ainsi au pouvoir, ce qui est une garantie pour les partisans de leur ingérence dans la sphère économique, grâce à leur quasi-monopole (à la suite de favoritisme ou “patronage”) pour l’obtention des contrats publics. Ceci est rendu possible grâce à cette machine politique tentaculaire très bien huilée qui envahit l’espace politique et économique avec certains effets pervers dans la sphère sociale. En effet, de larges pans de la société sont ainsi mis au ban ou laissés pour compte, puisque ces autres groupes ou individus sont exclus de ces réseaux privilégiés (sortes de “minis-sociétés secrètes ou clubs sélects”), et conséquemment, se trouvent écartés du pouvoir, devant alors survivre plus difficilement. La fonction de l’Etat (fédéral, provincial et municipal) au service des citoyens et de la collectivité, selon ses sphères respectives de compétences, est ainsi détournée au profit d’une classe privilégiée qui accapare les richesses de l’Etat et contrecarre sa fonction ultime de répartition de la richesse.

    Un poste de haut fonctionnaire, INDÉPENDANT DE TOUTE INFLUENCE POLITIQUE, et attribué uniquement en raison de la compétence et du mérite, existe-t-il vraiment?
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  • MJ - Inscrite
    19 janvier 2012 14 h 15
    Le maire Tremblay et son entourage: Un manque de transparence
    Qu'advient-il des grands principes de notre droit administratif dont le contrôle de la légalité des actes de l'administration, lorsque la fonction de vérificateur externe de la Ville est surveillée et contrôlée par l’administration Tremblay afin que des scandales ne sortent pas au grand jour?
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  • Bernard Gervais - Abonné
    19 janvier 2012 14 h 15
    Article révélateur
    Félicitations à Mme Lévesque pour son article.

    Comme bien des gens, j'étais déjà au courant du sondage bidon des conservateurs dans la circonscription électorale de Mont-Royal. Par contre, j'ignorais qu'ils cherchaient également à accentuer leur influence sur l'administration municipale de Montréal.

    Cependant, bien entendu, rien ne sert d'interroger le maire Tremblay a ce sujet car il répondra fort probablement qu'il ne sait rien de tout ça !
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  • France Marcotte - Abonnée
    19 janvier 2012 15 h 19
    Place publique occupée mur à mur.
    "...le choix d'un candidat pour le poste de d.g. apparaît comme un véritable casse-tête politique pour tenter de repêcher un gestionnaire de haut niveau, à l'externe."

    C'est à se demander en quoi consistent exactement les compétences requises au poste de d.g. quand on voit qu'à la première embûche sérieuse, M.Roquet a démissionné.

    Tout cela ressemble encore à du flattage de cravates. On es-tu bons!

    D'ailleurs:
    "Après les élections fédérales de mai dernier, certains candidats conservateurs qui ont mordu la poussière au Québec ont rapidement trouvé des fonctions politiques dans l'entourage de Gérald Tremblay sans avoir de connaissances particulières de l'appareil municipal."

    Si les féministes existaient encore en assez grand nombre, on pourrait formé un commando de femmes à barbe et aller faire du grabuge au conseil municipal.
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