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    Le Fort Angrignon ferme ses portes

    Ce centre de loisirs subit les contre-coups de compressions budgétaires

    24 décembre 2011 | Jeanne Corriveau | Montréal
    Le Fort Angrignon devra fermer ses portes le 31 décembre après 16 années d’activité.<br />
    Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Le Fort Angrignon devra fermer ses portes le 31 décembre après 16 années d’activité.
    Le Fort Angrignon, qui offre depuis 16 ans des activités d'animation aux groupes scolaires et aux enfants de garderies de la région montréalaise, fermera ses portes le 31 décembre prochain en raison des compressions budgétaires imposées par la Ville de Montréal. L'organisme sans but lucratif qui gère le Fort Angrignon se dit victime d'une querelle politique entre l'arrondissement du Sud-Ouest et la ville centre.

    En septembre dernier, l'arrondissement du Sud-Ouest avait annoncé qu'un manque à gagner de 2 millions l'obligeait à fermer des bâtiments municipaux dont il assurait l'entretien, mais qui appartenaient à la ville centre. Le bâtiment du Fort Angrignon faisait partie du lot.

    Le maire du Sud-Ouest, Benoît Dorais, a indiqué hier au Devoir que le Fort Angrignon avait une vocation régionale et que l'arrondissement n'avait plus les moyens d'assumer les coûts d'entretien de l'immeuble. «Ça nous coûtait 265 000 $ annuellement pour que l'organisme loge dans cet immeuble. Or, plus de 80 % de la clientèle venait de l'extérieur de l'arrondissement», a-t-il souligné.

    Les dirigeants de l'organisme tentaient depuis trois mois d'obtenir un sursis et avaient entrepris des pourparlers avec l'arrondissement et la ville centre, mais mercredi, ils ont appris qu'ils devraient se résigner à quitter les lieux. «On est conscients que c'est un bâtiment qui coûte cher à chauffer et à administrer. Mais ces six mois de sursis nous auraient permis trouver un autre local et d'y installer nos équipements, explique le coordonnateur du Centre d'animation du parc Angrignon (CAPA), Vincent Grenier. On ne déménage pas trois-quatre bureaux. On a un labyrinthe de cinq étages en bois et des structures fixes qui sont immenses.»

    Il estime que le Fort Angrignon, qui employait une trentaine de personnes, a fait les frais d'une guerre entre la ville centre et l'arrondissement. M. Grenier a même rencontré le président du comité exécutif de la Ville, Michael Applebaum, mais il s'est buté aux règles rigides qui encadrent la gestion des immeubles à la Ville.

    Il faut par ailleurs préciser qu'un litige concernant les taxes municipales est venu compliquer la situation. Le CAPA devait une somme de 250 000 $ à la Ville pour des taxes non payées. Invoquant sa vocation éducative, l'organisme alléguait qu'il devait être exempté de taxes et l'affaire s'est retrouvée en cour. Plus tôt cette semaine, la Cour supérieure a rendu sa décision et a réduit cette dette à 100 000 $, soit les taxes dues pour la période 2007-2009.

    Les responsables du Fort Angrignon ont omis de mentionner ces arrérages de taxes lorsqu'ils ont rencontré Michael Applebaum pour lui demander un sursis. Benoît Dorais croit qu'ils n'ont pas aidé leur cause en taisant cette information. Vincent Grenier, lui, réplique que cela ne changeait rien à l'affaire. «On avait l'intention de rembourser ces taxes», a-t-il dit.
     
     
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