Compteurs d'eau - Harel prend Québec pour modèle
L'achat et l'installation devraient coûter 55 millions aux Montréalais
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Louise Harel estime que les contribuables montréalais paient trop cher pour les compteurs d’eau.
Montréal devrait s'inspirer de la Ville de Québec et faire payer aux industries, commerces et institutions (ICI) l'achat et l'installation des compteurs d'eau, estime Louise Harel. À deux jours du dépôt du budget 2012 de la Ville de Montréal, la chef de l'opposition a fait valoir hier que les contribuables n'avaient pas à assumer la facture de 55 millions de dollars liée à ce projet.
À la suite du fiasco du contrat des compteurs d'eau accordé à Génieau, la Ville a revu ses ambitions à la baisse. En octobre dernier, un comité d'experts dirigé par Réjean Lévesque, directeur du Service de l'eau, a présenté une nouvelle version du projet. Le nombre de compteurs est passé de 30 500 à 16 200 et la Ville renonçait désormais à subventionner certaines dépenses, dont la préparation de la tuyauterie dans les ICI. En revanche, l'équipe de M. Lévesque a proposé que la Ville assume les frais d'achat des compteurs et certaines autres dépenses pour un total de 55 millions, au lieu des 195 millions prévus à l'origine.
Pour le parti d'opposition Vision Montréal, ces coûts sont encore trop élevés. Selon l'équipe de Louise Harel, Montréal devrait imiter la Ville de Québec qui a transmis aux ICI la facture liée à l'achat et à l'installation des compteurs d'eau. «Québec a appris des erreurs de Montréal. Peut-être que Montréal pourrait apprendre des bons coups de la Ville de Québec», a indiqué la mairesse de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau.
La sortie de Louise Harel est prématurée, croit le maire Gérald Tremblay. Une commission permanente du conseil s'est penchée sur le dossier de l'eau, et ses recommandations sont attendues pour jeudi, a-t-il rappelé hier: «Mme Harel a pris la mauvaise habitude de vouloir se substituer aux commissions. [...] Attendons ces recommandations avant de prendre une décision.»
Reste qu'à Québec, l'installation des 4400 compteurs se fait à coûts nuls pour les contribuables. La Ville a acheté les compteurs et les revend aux ICI qui assument les frais de leur installation. «Il y a des coûts d'administration pour ce programme, mais ils sont très minimes par rapport au coût global», a précisé Jacques Perron, conseiller en communication à la Ville de Québec. Et les entreprises n'ont pas contesté cette stratégie, dit-il.
À la Ville de Montréal, on explique qu'une formule différente a été choisie par souci d'efficacité. «La gestion est plus simple au niveau de la conformité pour s'assurer que tous ont le même équipement, et plus efficace au niveau du contrôle, qu'il s'agisse du calendrier et des délais d'implantation», a fait valoir Philippe Sabourin, chargé de communications à la Ville de Montréal. Les investissements initiaux seront à terme absorbés par les revenus de la facturation, a-t-il ajouté: «Ça revient à peu près au même».
Hausse de taxes
Des investissements importants seront par ailleurs nécessaires au cours des dix prochaines années pour réhabiliter le réseau d'aqueducs et d'égouts en état de décrépitude. L'administration Tremblay a déjà annoncé que les taxes foncières allaient grimper de 2,5 % l'an prochain, mais l'épineux dossier de l'eau fera gonfler le compte de taxes des Montréalais de 0,5 à 1 %.
Les deux partis d'opposition, soit Vision Montréal et Projet Montréal, dirigé par Richard Bergeron, estiment toutefois que les hausses devraient se limiter à 2,5 %, taxe d'eau comprise. Hier, le maire Tremblay n'a pas voulu dévoiler les intentions de son administration à ce sujet, se contentant de qualifier de «sobre» le budget qui sera déposé par son administration demain.
À la suite du fiasco du contrat des compteurs d'eau accordé à Génieau, la Ville a revu ses ambitions à la baisse. En octobre dernier, un comité d'experts dirigé par Réjean Lévesque, directeur du Service de l'eau, a présenté une nouvelle version du projet. Le nombre de compteurs est passé de 30 500 à 16 200 et la Ville renonçait désormais à subventionner certaines dépenses, dont la préparation de la tuyauterie dans les ICI. En revanche, l'équipe de M. Lévesque a proposé que la Ville assume les frais d'achat des compteurs et certaines autres dépenses pour un total de 55 millions, au lieu des 195 millions prévus à l'origine.
Pour le parti d'opposition Vision Montréal, ces coûts sont encore trop élevés. Selon l'équipe de Louise Harel, Montréal devrait imiter la Ville de Québec qui a transmis aux ICI la facture liée à l'achat et à l'installation des compteurs d'eau. «Québec a appris des erreurs de Montréal. Peut-être que Montréal pourrait apprendre des bons coups de la Ville de Québec», a indiqué la mairesse de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau.
La sortie de Louise Harel est prématurée, croit le maire Gérald Tremblay. Une commission permanente du conseil s'est penchée sur le dossier de l'eau, et ses recommandations sont attendues pour jeudi, a-t-il rappelé hier: «Mme Harel a pris la mauvaise habitude de vouloir se substituer aux commissions. [...] Attendons ces recommandations avant de prendre une décision.»
Reste qu'à Québec, l'installation des 4400 compteurs se fait à coûts nuls pour les contribuables. La Ville a acheté les compteurs et les revend aux ICI qui assument les frais de leur installation. «Il y a des coûts d'administration pour ce programme, mais ils sont très minimes par rapport au coût global», a précisé Jacques Perron, conseiller en communication à la Ville de Québec. Et les entreprises n'ont pas contesté cette stratégie, dit-il.
À la Ville de Montréal, on explique qu'une formule différente a été choisie par souci d'efficacité. «La gestion est plus simple au niveau de la conformité pour s'assurer que tous ont le même équipement, et plus efficace au niveau du contrôle, qu'il s'agisse du calendrier et des délais d'implantation», a fait valoir Philippe Sabourin, chargé de communications à la Ville de Montréal. Les investissements initiaux seront à terme absorbés par les revenus de la facturation, a-t-il ajouté: «Ça revient à peu près au même».
Hausse de taxes
Des investissements importants seront par ailleurs nécessaires au cours des dix prochaines années pour réhabiliter le réseau d'aqueducs et d'égouts en état de décrépitude. L'administration Tremblay a déjà annoncé que les taxes foncières allaient grimper de 2,5 % l'an prochain, mais l'épineux dossier de l'eau fera gonfler le compte de taxes des Montréalais de 0,5 à 1 %.
Les deux partis d'opposition, soit Vision Montréal et Projet Montréal, dirigé par Richard Bergeron, estiment toutefois que les hausses devraient se limiter à 2,5 %, taxe d'eau comprise. Hier, le maire Tremblay n'a pas voulu dévoiler les intentions de son administration à ce sujet, se contentant de qualifier de «sobre» le budget qui sera déposé par son administration demain.
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