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Nouveaux projets immobiliers au centre-ville de Montréal - Mais où sont les logements sociaux?

Jeanne Corriveau   11 novembre 2011  Montréal
Après des organismes communautaires mercredi, c'était au tour hier de la chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville de Montréal, Louise Harel, de dénoncer l'absence de logements sociaux et abordables dans les trois nouveaux projets immobiliers au centre-ville.

Les trois projets, dont une tour de 61 étages à proximité du Centre Bell, doivent sous peu recevoir l'approbation du conseil d'arrondissement de Ville-Marie. Même s'ils totalisent près de 1600 logements, ils ne comportent aucun logement pour les moins nantis. La Stratégie d'inclusion de logements abordables de la Ville adoptée il y a six ans recommande pourtant que tout nouveau projet résidentiel comporte 15 % de logements sociaux et 15 % de logements abordables.

Le parti d'opposition reproche à l'administration de faire fi de sa propre politique sous prétexte qu'il s'agit du centre-ville. «Dans l'arrondissement du Sud-Ouest, nous appliquons la Stratégie d'inclusion dans tous les nouveaux projets résidentiels de 200 unités et plus», a indiqué hier Véronique Fournier, conseillère de Vision Montréal dans Saint-Henri-Petite-Bourgogne-Pointe-Saint-Charles. De son côté, Louise Harel souhaite que la Stratégie d'inclusion, qui s'applique sur une base volontaire à l'heure actuelle, devienne obligatoire pour les promoteurs.

La veille, la Table interaction Peter McGill, Habiter Ville-Marie et la Table de concertation du Faubourg Saint-Laurent avaient déploré le fait que sur les quelque 6500 logements construits dans l'arrondissement de Ville-Marie entre 2005 et 2010, on ne comptait que 380 logements sociaux, soit l'équivalent de 5,8 %. «Plusieurs projets ont été élaborés, par le passé, en appliquant la Stratégie d'inclusion avec succès, ont-ils fait valoir. Des accords de développement ont été signés avec de grands promoteurs, comme ce fut le cas des projets de redéveloppement de la Maison de Radio-Canada, dans Ville-Marie, du complexe Namur Jean-Talon, dans Côte-des-Neiges, ou des terrains du CP, dans le Sud-Ouest.»

L'administration Tremblay a fait savoir qu'un mandat avait été donné aux fonctionnaires pour que soit créé un fonds dédié auquel contribueraient les promoteurs «lorsqu'il n'est pas possible ou pertinent d'inclure des logements sociaux dans un projet donné», a précisé le responsable de l'habitation au comité exécutif, Gilles Deguire. Depuis 2002, 1313 logements sociaux ont été construits dans Ville-Marie, a-t-il tenu à rappeler.
 
 
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  • Andre Querry - Abonné
    11 novembre 2011 06 h 38
    Pour qui le fonddédié?
    Gérald Tremblay et les fonctionnaires de l’arrondissement Ville-Marie affirment qu’il y a maintenant trop de logements sociaux dans l’arrondissement Ville-Marie, malgré le fait que Ville-Marie soit l’arrondissement qui à plus grand taux de locataire (76,8%) et les ménages de Ville-Marie sont moins fortunés que ceux de la ville de Montréal avec un revenu médian qui s’élève à 30 248 $, comparativement à 38 201 $ pour Montréal.

    Le fonds dédié va-t-il servir à créer des logements dans l’arrondissement Ville-Marie ou dans d’autres arrondissements, des arrondissements contrôlés par le parti du maire Tremblay? Dans les quartiers des tuteurs de l’arrondissement Ville-Marie?
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  • Marcel Sevigny - Inscrit
    11 novembre 2011 07 h 41
    Ce que Louise Harel et Véronique Fournier ne disent pas
    Le parti de Louise Harel dénonce avec raison le fait que la stratégie d'inclusion du logement social de Gérald Tremblay ne n'applique que volontairement aux promoteurs. Au moins sur cette question, elle fait déjà mieux que Richard Bergeron qu'on n’entend pas sur le sujet.

    Mais cette dénonciation a un petit goût d'opportunisme comme si l' application obligatoire de cette stratégie serait la clé au problème d'accessibilité pour des dizaines de milliers de ménages montréalais.

    "Nous appliquons la Stratégie d'inclusion dans tous les nouveaux projets résidentiels de 200 unités et plus" de se réjouir Véronique Fournier, une conseillère de son parti dans le Sud-Ouest. Mais ni Véronique Fournier, ni Louise Harel ne disent que de gros promoteurs contournent le problème en scindant un gros projet en plusieurs projets sous la barre des 200 logements pour éviter de faire du logement social. Ils rejoignent ainsi les moyens promoteurs qui sont légion dans les quartiers et qui se foutent des ménages sans valeur marchande.

    Si elle était sérieuse, Louise Harel s'attaquerait au moins à boucher quelques trous, dont celui que je viens de décrire, de la politique et de la stratégie passoire en logement social de notre jovialiste Maire.
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  • topastro - Inscrit
    11 novembre 2011 08 h 34
    Pourquoi des logements sociaux ?
    Est-il absolument nécessaire d'imposer un coût supplémentaire aux promoteurs, autrement dit d'augmenter le coût du logements des uns, ceux qui achètent des appartements avec de l'argent durement gagné, afin que les autres jouissent d'un logement presque gratuit ?

    Pourquoi faudrait-il financer des logements à taux dérisoires à certains privilégiés ? La solution au problème du logement abordable ne passe-t-elle pas plutôt par l'acroisssement de l'offre et le soutien financier aux personnes à faible revenu dans leur ensemble ? Est-ce que l'octroi d'un logement à loyer modique ne décourage pas une personne de se trouver un emploi plus rémunérateur qui lui ferait perdre son logement social ? Et parlant de logement dit social, pourquoi subventionner les coopératives, qui logent certes des personnes dans le besoin, mais aussi, souvent, des personnes qui auraient les moyens de se payer un logement aux prix du marché ?

    Vivement une reconsidération de la sacralisation du logement social !
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  • alien - Inscrit
    11 novembre 2011 09 h 42
    Vivre au centre ville n'est pas un droit
    Le centre ville est de plus en plus chère le pied carré. Ce n'est pas toujours facile d'aller à l'encontre de la nature humaine. En connaissez vous beaucoup des personne qui veulent s'acheter un condo de un demi million de dollars et être la porte voisine d'un HLM??? Qui se ressemble s’assemble et si la ville veut des logements sociaux, qu'elle en construise. Il y a toujours les habitations Jeanne Mance qui contient de l'espace suffisant. En démolissant les deux étages, la ville pourrait construire des 10 étages et offrir plus de logements sociaux en hauteur.
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  • Philippe Bonneau - Abonné
    11 novembre 2011 10 h 15
    Logements sociaux
    Si il y avait une meilleur répartition de la richesse la classe moyenne qui s'appauvri auraient les moyens de payer un logement décent. Ce qu'ils économisent leur permet de manger adéquatement ce qui veut dire moins de visites en santé donc une économie pour les contribuables.
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  • vision - Inscrit
    11 novembre 2011 10 h 35
    Corruptiion et le maire
    Une enveloppe brune fera l'affaire
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  • MGagnon2 - Inscrit
    11 novembre 2011 11 h 24
    @alien et topastro
    Ben d'accord! Personnellement, je demeure dans un nouveau complexe de condos du sud-ouest et je suis entourée de logements sociaux... et OUI ça me dérange honnêtement!
    Ça me fais rager de voir des logements sociaux autour complètement démolis (de beaux buildings en plus!) faute d'entretien (pcq lorsque qu'on paye pas "assez" pour quelque chose, on s'en calisse!); les trottoirs devant pleins de restants de bouffes et de poubelles éventrées les jours de collecte; des carcasses de voitures qui jonchent les rares espaces vert existants et j'en passe!!
    Moi je n'ai pas les moyens d'acheter un condo d'un demi-million et déjà ça me fais chier de voir que l'allure du quartier n'aide en rien la valeur marchande du mien... imaginez un propriétaire bien nanti! :p
    Comme y dit l'autre, ces endroits "trop abordables" encouragent les profiteurs à rester assis sur leur steak ou travailler au noir pour conserver leurs privilèges!!
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  • Roland Berger - Abonné
    11 novembre 2011 12 h 40
    Faute de...
    Faute de mettre en place des mesures qui élimineront de la liste d'attente de logements sociaux ceux et celles qui peuvent se payer un logement abordable, on choisit de mettre leur construction au rancart. Un choix de société ? Mais non !
    C'est le choix qu'imposent les Desmarais de ce monde aux politiciens d'ici.
    Roland Berger
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  • Simon Chamberland - Inscrit
    11 novembre 2011 17 h 29
    Ça aide un peu
    On ajoute de nouveaux logements. On ne détruit pas des logements existant. Donc on ne chasse personne du centre-vill.

    Sur un plan global, les acheteurs de ces logements ne seront plus en compétition avec les acheteurs de logements de milieu de gamme, et ces derniers n'iront plus voir le marché locatif, ce qui aidera à augmenter l'offre. Donc baisser les prix.

    C'est pas comme si c'était un drame épouvantable ou que vivre au centre-ville doit devenir un droit.
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  • Fortin - Inscrit
    19 novembre 2011 00 h 23
    Bouh les vilains clichés !
    "Moi je n'ai pas les moyens d'acheter un condo d'un demi-million et déjà ça me fais chier de voir que l'allure du quartier n'aide en rien la valeur marchande du mien... imaginez un propriétaire bien nanti! :p

    Quelle prose profonde et admirable en tous points!


    L'esprit Elvis Gratton qui plane sur le Québec depuis plusieurs années ferait pleurer de désespoir un René Levesque ou un Gérald Godin.

    Je n'en dirai pas plus.

    Le plein emploi n'existe plus; la précarité s'est généralisée (précarité = : jours avec travail, jours sans, s'il faut mettre les points sur les i ... pour ceux qui savent lire); parallèlement, les expulsions immobilières n'ont cessé d'augmenter ces 20 dernières années, de manière exponentielle, dans toutes les villes du monde, et plus encore depuis 2004 ... Mais certains s'obstinent à présenter le monde comme s'il était divisé entre vilains BS/chômeurs et les autres, c'est à dire leur cercle de petites personnes respectables à IPOD et à GPS.

    Pauvre Elvis : il n'a encore rien vu. Pardonnons-lui. Il comprendra mieux lorsqu'il se retrouvera dans les bottes "des maudits BS" ... Je sais je sais : à lui cela ne lui arrivera JAMAIS. C'est ce brave Maxime Bergeron et M'sieur Girard (est-ce bien son nom?) de la Presse qui lui ont dit.
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  • Fortin - Inscrit
    19 novembre 2011 00 h 36
    Bouh les vilains clichés II

    '"Habiter au centre-ville ne doit pas devenir un droit" ...

    Mazette : voilà qui dit tout !

    Il se trouve, Elvis II, que des gens vivent au centre-ville, et ce, depuis des années; que leurs parents y sont parfois nés; que ces urbains mauvais genre ont des liens d'entraide, des liens amicaux et familiaux.

    Lorsque des Amérindiens disent être attachés à leurs terres ancestrales : le consensus Devoir-Presse est du côté de l'Amérindien (mais t'ention ! Faut pas que ça nuise à la cagnotte d'Elvis).

    Si un paysan dit être attaché à son coin de pays, cela va de soi. (Le biologique : c'est porteur.)

    Par contre, si un urbain se situant économiquement dans le tiers inférieur des revenus), les livreurs de clichés surgissent immédiatement et se déchaînent contre le tiers inférieur.

    Or, cette question n'est absolument pas une question de "droit ou pas droit".

    Il y a des vérités anthropologiques et aucun cliché ne pourrons les détruire.

    L'expérience a été faite et refaite des centaines de fois : arrachez les gens de leur milieu de vie, et plus encore, les gens "qui appartiennent au tiers ayant un revenu inférieur" et vous verrez des conséquences négatives immédiates et massives.
    Augmentation des problèmes sociaux et mentaux et de la délinquance.
    Déplacement forcé = pauvreté aggravée sur plusieurs générations. Point.

    Gardez le cliché "droit ou pas droit" pour les fins de soirées arrosées.

    Un exemple imaginaire (bien sûr) pour éclairer le petit tour de passe passe "clichesque"

    Du jour au lendemain, des milliardaires s'installent en nombre assez important dans le quartier où Elvis Gratton a élu domicile, acheté son beau petit condo meublé IKEA, ce quartier où il a inscrit ses petits-nenfants à l'école (privée). Les taxes d'Elvis grimpent de manière vertigineuse : il ne peut plus payer son hypothèque : ô rage ô désespoir. Que fait alors notre brave Elvis? (Elvis c'est celui qui vient juste de répan
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