Nouveaux projets immobiliers au centre-ville de Montréal - Mais où sont les logements sociaux?
Après des organismes communautaires mercredi, c'était au tour hier de la chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville de Montréal, Louise Harel, de dénoncer l'absence de logements sociaux et abordables dans les trois nouveaux projets immobiliers au centre-ville.
Les trois projets, dont une tour de 61 étages à proximité du Centre Bell, doivent sous peu recevoir l'approbation du conseil d'arrondissement de Ville-Marie. Même s'ils totalisent près de 1600 logements, ils ne comportent aucun logement pour les moins nantis. La Stratégie d'inclusion de logements abordables de la Ville adoptée il y a six ans recommande pourtant que tout nouveau projet résidentiel comporte 15 % de logements sociaux et 15 % de logements abordables.
Le parti d'opposition reproche à l'administration de faire fi de sa propre politique sous prétexte qu'il s'agit du centre-ville. «Dans l'arrondissement du Sud-Ouest, nous appliquons la Stratégie d'inclusion dans tous les nouveaux projets résidentiels de 200 unités et plus», a indiqué hier Véronique Fournier, conseillère de Vision Montréal dans Saint-Henri-Petite-Bourgogne-Pointe-Saint-Charles. De son côté, Louise Harel souhaite que la Stratégie d'inclusion, qui s'applique sur une base volontaire à l'heure actuelle, devienne obligatoire pour les promoteurs.
La veille, la Table interaction Peter McGill, Habiter Ville-Marie et la Table de concertation du Faubourg Saint-Laurent avaient déploré le fait que sur les quelque 6500 logements construits dans l'arrondissement de Ville-Marie entre 2005 et 2010, on ne comptait que 380 logements sociaux, soit l'équivalent de 5,8 %. «Plusieurs projets ont été élaborés, par le passé, en appliquant la Stratégie d'inclusion avec succès, ont-ils fait valoir. Des accords de développement ont été signés avec de grands promoteurs, comme ce fut le cas des projets de redéveloppement de la Maison de Radio-Canada, dans Ville-Marie, du complexe Namur Jean-Talon, dans Côte-des-Neiges, ou des terrains du CP, dans le Sud-Ouest.»
L'administration Tremblay a fait savoir qu'un mandat avait été donné aux fonctionnaires pour que soit créé un fonds dédié auquel contribueraient les promoteurs «lorsqu'il n'est pas possible ou pertinent d'inclure des logements sociaux dans un projet donné», a précisé le responsable de l'habitation au comité exécutif, Gilles Deguire. Depuis 2002, 1313 logements sociaux ont été construits dans Ville-Marie, a-t-il tenu à rappeler.
Les trois projets, dont une tour de 61 étages à proximité du Centre Bell, doivent sous peu recevoir l'approbation du conseil d'arrondissement de Ville-Marie. Même s'ils totalisent près de 1600 logements, ils ne comportent aucun logement pour les moins nantis. La Stratégie d'inclusion de logements abordables de la Ville adoptée il y a six ans recommande pourtant que tout nouveau projet résidentiel comporte 15 % de logements sociaux et 15 % de logements abordables.
Le parti d'opposition reproche à l'administration de faire fi de sa propre politique sous prétexte qu'il s'agit du centre-ville. «Dans l'arrondissement du Sud-Ouest, nous appliquons la Stratégie d'inclusion dans tous les nouveaux projets résidentiels de 200 unités et plus», a indiqué hier Véronique Fournier, conseillère de Vision Montréal dans Saint-Henri-Petite-Bourgogne-Pointe-Saint-Charles. De son côté, Louise Harel souhaite que la Stratégie d'inclusion, qui s'applique sur une base volontaire à l'heure actuelle, devienne obligatoire pour les promoteurs.
La veille, la Table interaction Peter McGill, Habiter Ville-Marie et la Table de concertation du Faubourg Saint-Laurent avaient déploré le fait que sur les quelque 6500 logements construits dans l'arrondissement de Ville-Marie entre 2005 et 2010, on ne comptait que 380 logements sociaux, soit l'équivalent de 5,8 %. «Plusieurs projets ont été élaborés, par le passé, en appliquant la Stratégie d'inclusion avec succès, ont-ils fait valoir. Des accords de développement ont été signés avec de grands promoteurs, comme ce fut le cas des projets de redéveloppement de la Maison de Radio-Canada, dans Ville-Marie, du complexe Namur Jean-Talon, dans Côte-des-Neiges, ou des terrains du CP, dans le Sud-Ouest.»
L'administration Tremblay a fait savoir qu'un mandat avait été donné aux fonctionnaires pour que soit créé un fonds dédié auquel contribueraient les promoteurs «lorsqu'il n'est pas possible ou pertinent d'inclure des logements sociaux dans un projet donné», a précisé le responsable de l'habitation au comité exécutif, Gilles Deguire. Depuis 2002, 1313 logements sociaux ont été construits dans Ville-Marie, a-t-il tenu à rappeler.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

