Ville de Montréal - Dix ans déjà
Le maire Gérald Tremblay est à la barre de Montréal depuis dix ans. Sous sa gouverne, la métropole a pris du mieux, même si, paradoxalement, sa popularité personnelle est au plus bas. En ce qui a trait au leadership, il a une vision bien arrêtée de l'avenir de sa ville, mais arrive mal à la communiquer. Ce partisan des petits pas croit qu'il vaut mieux chercher à convaincre plutôt qu'à faire de l'esbroufe. Il n'a peut-être pas tout à fait tort.
Convenons d'une chose. Diriger Montréal est tout sauf une sinécure. Montréal est l'une des trois grandes métropoles du Canada. S'y concentrent tous les problèmes: chômage, itinérance, criminalité, intégration des immigrants, sous-investissement dans les infrastructures de transports et combien d'autres. Des problèmes dont une partie seulement est du ressort de ces métropoles, ce qui n'empêche pas qu'elles en portent le poids.
Montréal manque de moyens. On ne peut à cet égard reprocher à Gérald Tremblay d'avoir baissé les bras. Une fois sorti du bourbier des défusions que le gouvernement Charest lui a imposé, il s'est attaqué aux problèmes les plus urgents. Pour prendre un seul exemple, citons la réfection du réseau d'aqueduc, problème connu depuis le début des années 1980, mais négligé par toutes les administrations précédentes. Il s'en est suivi une taxe spéciale. On peut apprécier ou pas, mais, au moins, on ne pourra lui reprocher de pelleter les problèmes en avant.
Un des reproches qui lui sont adressés est de ne pas aller assez vite. Les décisions traînent, ce qui crée l'impression, parfois fondée, d'immobilisme. Reconnaissons toutefois qu'il n'en est pas toujours le premier responsable. La cause se trouve trop souvent à Québec qui a droit de vie et de mort sur les municipalités.
Un exemple éloquent: Montréal demande-t-elle à Québec de lui donner le pouvoir d'exiger des inspections de sécurité régulières des édifices en hauteur que la Régie du bâtiment répond qu'il faut attendre qu'un règlement soit adopté pour toutes les municipalités. Mais, de demander le maire Tremblay, combien de villes au Québec, à part Montréal, ont ce problème? Toute la relation de Montréal avec le gouvernement québécois est là. À Québec, on ne comprend pas ce qu'est Montréal. Pire, on a peur du poids de la métropole. On veut d'autant moins lui donner un statut spécial, qu'électoralement parlant, mieux vaut s'occuper des villes de la périphérie. Autre exemple, celui de l'intégration des immigrants. Où, au Québec, ce problème se pose-t-il? Pourtant, ce ne sont que des miettes que l'on donne à Montréal.
Les Montréalais reprochent à leur maire sa méthode douce. Il est vrai que patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. En témoignent de beaux succès, comme le Quartier des spectacles et le retour des investissements immobiliers. Par contre, il est tout aussi vrai que, parfois, de bons coups de gueule à la Régis Labeaume sont nécessaires pour dénoncer les indécisions du gouvernement québécois. Pensons aux cafouillages du CHUM, de l'autoroute Ville-Marie vers l'est ou de l'échangeur Turcot. Dénoncer et réclamer n'est pas dans le style de Gérald Tremblay. L'homme aime être positif. Les Montréalais n'ont cependant pas tous sa patience, d'où leur désir d'avoir un maire plus ferme et des résultats plus probants. Il lui reste deux ans avant les prochaines élections pour combler son déficit de communication et les convaincre que sa méthode est la bonne.
Convenons d'une chose. Diriger Montréal est tout sauf une sinécure. Montréal est l'une des trois grandes métropoles du Canada. S'y concentrent tous les problèmes: chômage, itinérance, criminalité, intégration des immigrants, sous-investissement dans les infrastructures de transports et combien d'autres. Des problèmes dont une partie seulement est du ressort de ces métropoles, ce qui n'empêche pas qu'elles en portent le poids.
Montréal manque de moyens. On ne peut à cet égard reprocher à Gérald Tremblay d'avoir baissé les bras. Une fois sorti du bourbier des défusions que le gouvernement Charest lui a imposé, il s'est attaqué aux problèmes les plus urgents. Pour prendre un seul exemple, citons la réfection du réseau d'aqueduc, problème connu depuis le début des années 1980, mais négligé par toutes les administrations précédentes. Il s'en est suivi une taxe spéciale. On peut apprécier ou pas, mais, au moins, on ne pourra lui reprocher de pelleter les problèmes en avant.
Un des reproches qui lui sont adressés est de ne pas aller assez vite. Les décisions traînent, ce qui crée l'impression, parfois fondée, d'immobilisme. Reconnaissons toutefois qu'il n'en est pas toujours le premier responsable. La cause se trouve trop souvent à Québec qui a droit de vie et de mort sur les municipalités.
Un exemple éloquent: Montréal demande-t-elle à Québec de lui donner le pouvoir d'exiger des inspections de sécurité régulières des édifices en hauteur que la Régie du bâtiment répond qu'il faut attendre qu'un règlement soit adopté pour toutes les municipalités. Mais, de demander le maire Tremblay, combien de villes au Québec, à part Montréal, ont ce problème? Toute la relation de Montréal avec le gouvernement québécois est là. À Québec, on ne comprend pas ce qu'est Montréal. Pire, on a peur du poids de la métropole. On veut d'autant moins lui donner un statut spécial, qu'électoralement parlant, mieux vaut s'occuper des villes de la périphérie. Autre exemple, celui de l'intégration des immigrants. Où, au Québec, ce problème se pose-t-il? Pourtant, ce ne sont que des miettes que l'on donne à Montréal.
Les Montréalais reprochent à leur maire sa méthode douce. Il est vrai que patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. En témoignent de beaux succès, comme le Quartier des spectacles et le retour des investissements immobiliers. Par contre, il est tout aussi vrai que, parfois, de bons coups de gueule à la Régis Labeaume sont nécessaires pour dénoncer les indécisions du gouvernement québécois. Pensons aux cafouillages du CHUM, de l'autoroute Ville-Marie vers l'est ou de l'échangeur Turcot. Dénoncer et réclamer n'est pas dans le style de Gérald Tremblay. L'homme aime être positif. Les Montréalais n'ont cependant pas tous sa patience, d'où leur désir d'avoir un maire plus ferme et des résultats plus probants. Il lui reste deux ans avant les prochaines élections pour combler son déficit de communication et les convaincre que sa méthode est la bonne.
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