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    Plan métropolitain d'aménagement et de développement - Saint-Eustache menace de quitter la CMM

    12 octobre 2011 |Jeanne Corriveau | Montréal
    Le Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD), qui fait l'objet de consultations depuis deux semaines dans la région de Montréal, sera une «catastrophe économique» à moyen terme pour la banlieue nord, estime la Ville de Saint-Eustache. À tel point que cette municipalité menace d'entreprendre des démarches pour se retirer de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) si celle-ci garde sa main-mise sur le développement des villes de la Rive-Nord.

    Les consultations publiques sur le projet de PMAD se transporteront demain et vendredi dans la banlieue nord là où la contestation est la plus vive. Le plan, qui gèlera pour cinq ans les limites du territoire d'urbanisation et empêchera tout empiétement sur le territoire agricole, suscite l'indignation dans les banlieues de la Rive-Nord.

    La Ville de Saint-Eustache, qui présentera son mémoire vendredi, soutient que dès 2012 elle manquera de terrains pour son développement résidentiel. Les contraintes imposées par le PMAD seront un «frein au développement économique» et forceront des villes comme Saint-Eustache à «élever de façon drastique le fardeau fiscal des contribuables ou alors à couper sévèrement dans les services aux citoyens», peut-on lire dans le mémoire de Saint-Eustache.

    Les intérêts montréalais

    Aux yeux de plusieurs maires de la banlieue nord, la CMM est une créature qui sert essentiellement les intérêts montréalais. «Si la CMM persiste dans sa volonté de contrôler le développement de nos territoires sans rechercher notre collaboration, nous n'aurons d'autre choix que de tout mettre en oeuvre pour nous retirer financièrement et physiquement d'un tel organisme», soutient la Ville de Saint-Eustache.

    La Ville de Boisbriand abonde dans ce sens, estimant que le PMAD est un plan «montréaliste» inspiré d'une pensée urbanistique dépassée. «La pensée urbanistique typiquement montréalaise nourrit puissamment cette perspective de dualité métropolitaine à laquelle adhère le Plan métropolitain, qui fait paraître le million de banlieusards des couronnes comme les principaux ennemis des 1,7 million de Montréalais de la ville centre», fait valoir la Ville de Boisbriand dans le mémoire qu'elle présentera demain.

    Créée en 2001 à la suite de l'adoption d'une loi par l'Assemblée nationale, la CMM regroupe 82 municipalités de la région montréalaise. Un divorce tel qu'évoqué par Saint-Eustache est-il possible? Le Devoir n'a pu obtenir hier de précisions à ce sujet de la part du maire de Saint-Eustache, Pierre Charron.

    L'UPA réclame un gel de 20 ans

    Pour sa part, l'Union des producteurs agricoles (UPA), qui présentait son mémoire hier, estime qu'avec les 16 000 hectares dont elles disposent à l'heure actuelle, les municipalités de la CMM ont suffisamment de terrains pour assurer leur développement jusqu'en 2031. L'UPA réclame donc un gel du territoire d'urbanisation pour 20 ans, et non cinq ans, et suggère que les seuils de densité soient revus à la hausse dans les banlieues nord et sud.
     
     
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