Griffintown: le maire du Sud-Ouest et le promoteur sont en brouille
Benoit Dorais accuse Devimco d'évacuer les logements sociaux des phases 2 et 3 du projet immobilier
Les relations ne semblent pas être au beau fixe entre le maire de l'arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, et le promoteur Devimco. Le maire Dorais a fait savoir qu'il ne participerait pas à la conférence de presse du promoteur du District Griffin prévue demain pour souligner le lancement des travaux de la phase 1 du projet. Il soutient que Devimco tente de se soustraire à ses engagements de construire des logements sociaux et abordables dans les phases 2 et 3 du projet.
La première phase du District Griffin, évaluée à 475 millions, comportera 1375 logements, dont une majorité de condos ainsi que 206 logements sociaux et 275 logements abordables, conformément à la stratégie d'inclusion de logements abordables adoptée par la Ville de Montréal.
Benoit Dorais soutient que le président de Devimco, Serge Goulet, refuse de réserver une telle part aux logements sociaux et abordables dans les deux autres phases du projet et qu'il contreviendrait ainsi à ses engagements. «C'est écrit dans l'accord de développement qu'il a signé avec la Ville», précise le maire.
Entourloupettes?
«Or là, il ne veut plus les faire pour les phases subséquentes, affirme M. Dorais. Et il est train d'essayer de faire un paquet d'entourloupettes [pour se soustraire de ses obligations].» Serge Goulet songerait à créer une autre société ou de s'allier un partenaire pour gérer son projet immobilier, affirme M. Dorais. Le promoteur aurait aussi évoqué les coûts élevés d'acquisition de terrains pour justifier sa décision, ajoute-t-il.
Mécontent, M. Dorais a annoncé qu'il n'assistera pas à la conférence de presse de Devimco demain, alors que le responsable du développement économique au comité exécutif et membre du parti du maire Gérald Tremblay, Richard Deschamps, y sera.
Le Devoir a tenté d'obtenir la version des faits de Serge Goulet, mais celui-ci s'est refusé à tout commentaire.
De son côté, Richard Deschamps n'a pas voulu commenter le litige: «Les discussions qui ont lieu par rapport à la phase 2 se passent entre M. Goulet et l'arrondissement. Je ne veux pas interpréter ce qui se passe dans les négociations», a-t-il dit au Devoir.
À la Ville de Montréal, on demeure prudent puisque les pourparlers en prévision de l'accord de développement de la phase 2 ne font que s'amorcer. «C'est un peu prématuré de tirer des conclusions sur le contenu de l'accord de développement», estime Jean Savard, conseiller en planification à la Direction du développement économique et urbain de la Ville.
Le Devoir a d'ailleurs appris qu'une première rencontre entre l'arrondissement, la Ville et le promoteur aura lieu la semaine prochaine.
La première phase du District Griffin, évaluée à 475 millions, comportera 1375 logements, dont une majorité de condos ainsi que 206 logements sociaux et 275 logements abordables, conformément à la stratégie d'inclusion de logements abordables adoptée par la Ville de Montréal.
Benoit Dorais soutient que le président de Devimco, Serge Goulet, refuse de réserver une telle part aux logements sociaux et abordables dans les deux autres phases du projet et qu'il contreviendrait ainsi à ses engagements. «C'est écrit dans l'accord de développement qu'il a signé avec la Ville», précise le maire.
Entourloupettes?
«Or là, il ne veut plus les faire pour les phases subséquentes, affirme M. Dorais. Et il est train d'essayer de faire un paquet d'entourloupettes [pour se soustraire de ses obligations].» Serge Goulet songerait à créer une autre société ou de s'allier un partenaire pour gérer son projet immobilier, affirme M. Dorais. Le promoteur aurait aussi évoqué les coûts élevés d'acquisition de terrains pour justifier sa décision, ajoute-t-il.
Mécontent, M. Dorais a annoncé qu'il n'assistera pas à la conférence de presse de Devimco demain, alors que le responsable du développement économique au comité exécutif et membre du parti du maire Gérald Tremblay, Richard Deschamps, y sera.
Le Devoir a tenté d'obtenir la version des faits de Serge Goulet, mais celui-ci s'est refusé à tout commentaire.
De son côté, Richard Deschamps n'a pas voulu commenter le litige: «Les discussions qui ont lieu par rapport à la phase 2 se passent entre M. Goulet et l'arrondissement. Je ne veux pas interpréter ce qui se passe dans les négociations», a-t-il dit au Devoir.
À la Ville de Montréal, on demeure prudent puisque les pourparlers en prévision de l'accord de développement de la phase 2 ne font que s'amorcer. «C'est un peu prématuré de tirer des conclusions sur le contenu de l'accord de développement», estime Jean Savard, conseiller en planification à la Direction du développement économique et urbain de la Ville.
Le Devoir a d'ailleurs appris qu'une première rencontre entre l'arrondissement, la Ville et le promoteur aura lieu la semaine prochaine.
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