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Griffintown: le maire du Sud-Ouest et le promoteur sont en brouille

Benoit Dorais accuse Devimco d'évacuer les logements sociaux des phases 2 et 3 du projet immobilier

Jeanne Corriveau   24 août 2011  Montréal
Les relations ne semblent pas être au beau fixe entre le maire de l'arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, et le promoteur Devimco. Le maire Dorais a fait savoir qu'il ne participerait pas à la conférence de presse du promoteur du District Griffin prévue demain pour souligner le lancement des travaux de la phase 1 du projet. Il soutient que Devimco tente de se soustraire à ses engagements de construire des logements sociaux et abordables dans les phases 2 et 3 du projet.

La première phase du District Griffin, évaluée à 475 millions, comportera 1375 logements, dont une majorité de condos ainsi que 206 logements sociaux et 275 logements abordables, conformément à la stratégie d'inclusion de logements abordables adoptée par la Ville de Montréal.

Benoit Dorais soutient que le président de Devimco, Serge Goulet, refuse de réserver une telle part aux logements sociaux et abordables dans les deux autres phases du projet et qu'il contreviendrait ainsi à ses engagements. «C'est écrit dans l'accord de développement qu'il a signé avec la Ville», précise le maire.

Entourloupettes?

«Or là, il ne veut plus les faire pour les phases subséquentes, affirme M. Dorais. Et il est train d'essayer de faire un paquet d'entourloupettes [pour se soustraire de ses obligations].» Serge Goulet songerait à créer une autre société ou de s'allier un partenaire pour gérer son projet immobilier, affirme M. Dorais. Le promoteur aurait aussi évoqué les coûts élevés d'acquisition de terrains pour justifier sa décision, ajoute-t-il.

Mécontent, M. Dorais a annoncé qu'il n'assistera pas à la conférence de presse de Devimco demain, alors que le responsable du développement économique au comité exécutif et membre du parti du maire Gérald Tremblay, Richard Deschamps, y sera.

Le Devoir a tenté d'obtenir la version des faits de Serge Goulet, mais celui-ci s'est refusé à tout commentaire.

De son côté, Richard Deschamps n'a pas voulu commenter le litige: «Les discussions qui ont lieu par rapport à la phase 2 se passent entre M. Goulet et l'arrondissement. Je ne veux pas interpréter ce qui se passe dans les négociations», a-t-il dit au Devoir.

À la Ville de Montréal, on demeure prudent puisque les pourparlers en prévision de l'accord de développement de la phase 2 ne font que s'amorcer. «C'est un peu prématuré de tirer des conclusions sur le contenu de l'accord de développement», estime Jean Savard, conseiller en planification à la Direction du développement économique et urbain de la Ville.

Le Devoir a d'ailleurs appris qu'une première rencontre entre l'arrondissement, la Ville et le promoteur aura lieu la semaine prochaine.
 
 
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  • P M
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 00h40
    Serge Goule pauvre au point de passer avant de vrais pauvres ?
    Devimco doit certainement manquer de liquidité pour vouloir violer ses engagements avec la communauté. Les finances de Serge Goule devraient non seulement être vérifier sur la place publique, mais le ministère du Revenu devrait certainement faire enquête sur lui et ses "partenaires" comme il le fait avec d'autres compagnies de construction, comme Acurso par exemple...

  • SusanK
    Abonné
    mercredi 24 août 2011 10h17
    NE JAMAIS FAIRE CONFIANCE AUX PROMOTEURS
    J'en sais de quoi. Leur stratégie est bien établie d'avance. Aucun promoteur n'est intéressé à bâtir des logements sociaux. Lorsqu'ils sont obligés, les constructions ne sont pas de qualité et tombent en ruines rapidement dans les années qui suivent leur construction. Je l'ai vu à Pierrefonds.

    Mais, finalement, la ville a UN maire d'arrondissement intègre. Ça c'est la bonne nouvelle. Quant à Montréal, l'administration Tremblay est toujours au courant des plans des promoteurs et joue leur jeu.

  • camelot
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 12h25
    Même rengaine
    C'est toujours la même histoire avec ces entrepreneurs. Ils promettent mer et monde, et une fois qu'ils ont vendu, ils se sauvent sans égard aux gens du milieu. Ce sont de mauvais citoyens corporatifs. La ville de Montréal devrait le savoir depuis longtemps.

  • l poisson
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 13h28
    Parlant de logements abordables à MTL
    La hausse exagérée des taxes municipales de MTL est le principal motif d'augmentation des loyers des milliers de petits locataires de la SHDM, Société d'habitation et de développement de MTL, créature de la Ville.
    Tout le monde s'en lave les mains à la Ville, dans les arrondissements ou à la SHDM.

    Le locataire n'a d'autre choix que de payer pour ce jeu de Cache-cash bureaucratique. La mairie du Sud-Ouest est informée de cette situation et ne lève même pas le petit doigt. M. Applebaum du comité exécutif de la Ville refuse que les membres du C.A. de la SHDM contestent les comptes
    de taxes de la Ville.

    Pendant ce temps, les taxes du Centre Bell sont réduites constamment.

    Le vérificateur-général devrait se saisir de ce panier de crabes mais il est muselé.
    Les spéculateurs ont beau jeu à MTL, la Ville est aussi pire qu'eux.

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