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L'impact des barils de récupération d'eau est minime, dénonce Projet Montréal

«Ce projet ne cible pas les quartiers où il y a eu des inondations importantes»

Jeanne Corriveau   11 août 2011  Montréal
La distribution de récupérateurs d'eau de pluie à prix modique par la Ville de Montréal n'aura guère d'impact sur l'engorgement du réseau d'égouts montréalais, estime Projet Montréal. La mesure, annoncée plus tôt cette semaine, aura un effet d'autant plus marginal que Montréal compte beaucoup de toits plats qui rendent l'installation de tels dispositifs impossible, signale le parti de la deuxième opposition.

Les barils de récupération sont un excellent moyen de recueillir l'eau de pluie pour arroser son jardin ou laver son auto. Cette mesure permet d'éviter l'utilisation de l'eau potable traitée à grands frais par les municipalités tout en réduisant les rejets dans les égouts, reconnaît Marc-André Gadoury, conseiller de Projet Montréal dans le district d'Étienne-Desmarteau. De nombreuses villes québécoises offrent d'ailleurs à leurs citoyens des barils à prix réduit. Mais à Montréal, le cadre bâti des quartiers plus anciens, où les problèmes d'inondation et de refoulement d'égout sont plus criants, ne permet pas l'utilisation de ces dispositifs.

«Ça prend un toit en pente et une gouttière pour utiliser ces barils, rappelle M. Gadoury. Pour ce qui est du rapport coût-bénéfices, on se demande s'il y a eu une évaluation de performance, car ce projet ne cible pas les quartiers où il y a eu des inondations importantes.»

Quelque 1500 barils seront offerts aux Montréalais à compter de l'automne prochain au coût unitaire de 20 $, alors que sur le marché leur prix dépasse 100 $. Pour Projet Montréal, cela équivaut à subventionner les citoyens mieux nantis qui peuvent se permettre de vivre dans une maison unifamiliale à Montréal. Sans compter que quelques dollars suffisent pour se bricoler un tel baril.

Plutôt que de lancer, à la pièce, des initiatives aux impacts négligeables, la Ville devrait se doter d'un plan d'ensemble de réduction des eaux de ruissellement, estime M. Gadoury. Le verdissement et le remplacement des espaces asphaltés par des surfaces perméables constituent, selon lui, des mesures beaucoup plus efficaces pour réduire les eaux de ruissellement et lutter contre les îlots de chaleur.

DeSousa réplique

Le responsable du développement durable au comité exécutif de la Ville, Alan DeSousa, réplique que les 1500 barils qui seront distribués à l'automne permettront de détourner d'importants volumes d'eau du réseau d'égouts, soit 70 000 mètres cubes annuellement, ou l'équivalent de 20 bassins olympiques.

S'il convient que Montréal compte beaucoup de toits plats, il estime qu'on y trouve aussi beaucoup de toits en pente, ce qui justifie l'initiative. Aux prises avec d'importants problèmes d'engorgement de son réseau d'égouts, la Ville prévoit construire quatre nouveaux bassins de rétention au coût de 148 millions. Elle vient aussi d'adopter un nouveau règlement pour obliger les propriétaires de nouvelles constructions et ceux qui rénovent leur sous-sol ou qui ont été victimes d'un refoulement d'égout à doter leur immeuble d'un clapet anti-refoulement et d'une fosse munie d'une pompe.

Philippe Sabourin, chargé de communication à la Ville, croit que les barils de récupération pourraient trouver preneurs dans un quartier comme Ahuntsic-Cartierville, où les toits en pente sont plus nombreux. Mardi, le tunnel Salaberry, situé dans cet arrondissement, a d'ailleurs été inondé. «S'il suffisait de changer une conduite, on le réglerait, le problème, mais le réseau montréalais est complexe et il faut mettre en place un ensemble de solutions pour le soulager, dit-il. Le Service de la gestion durable de l'eau est conscient qu'on devra trouver des solutions pour les toits plats.»
 
 
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  • Assez merci - Inscrit
    11 août 2011 05 h 25
    Analyser l`esu de pluie!
    Avec toute la pollution, le smog et les nuages contaminés (pluies acides ) je me demande si cet eau sera bonne pour nos légumes?

    Que vont contenir nos aliments arrosés avec de l`eau de pluie?

    De toute façon moi je ne boirai pas de cette eau venant du ciel de Montreal et encore moins d`arroser mes légumes avec pour l`instant.
    Pauvre légumes ( nous les humains)
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  • André Boulanger - Inscrit
    11 août 2011 07 h 13
    De grâce, des toits verts au plus ciboulette !
    Hier, au Stade de parc Jarry, dans le cadre de la coupe de tennis, je suis monté voir la nouvelle terrasse fraîchement rénovée. Que vois-je au lieu d'un toit vert autour de la terrassse-resto : un magnifique et vaste champ de pierres de 6 pouces d'épaisseur. Voilà un bel exemple d'aménagement manqué mais corrigible.

    A côté de chez moi, sur le Plateau, 36 condos en construction. Un autre exemple de construction qui devrait être mieux règlementée afin de s'éviter un beau festival de la thermopompe perpétuelle.

    Les toits verts deviendront obligatoires d'ici peu, enfin, il faut le souhaiter. Chaque nouveau bâtiment qui n'est pas enligné sur le développement durable est un gaspillage énorme pour la postérité.

    Tant qu'aux capteurs de pluie, ils sont une merveilleuse invention en autant que l'on l'utilise. Ca prend un «gérant de baril» pour qu'il soit efficace. Sinon c'est de la déco-écolo, sans plus et sans pluie ;-).
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  • France Marcotte - Abonnée
    11 août 2011 07 h 50
    Baril de poudre, baril de pluie...
    Ah bon, je comprends mieux.
    Quand Montréal et son maire sont sur la sellette pour de grave raisons d'infrastructures défaillantes par exemple, on tente de calmer le jeu avec l'annonce d'une initiative verte irrésistible, comme on lance des bonbons à des gueux...
    "Plutôt que de lancer, à la pièce, des initiatives aux impacts négligeables, la Ville devrait se doter d'un plan d'ensemble de réduction des eaux de ruissellement", dit monsieur Gadoury.
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    11 août 2011 07 h 56
    Spécial
    Si on n'a pas de jardin, pourquoi recueillir l'eau de pluie? Je pense que le projet a été pensé par les vendeurs de barils de récupération ont monté un beau projet que la ville a endossé trop vite.

    Et on va se retrouver avec chacun notre petit bassin de rétention en forme de baril.

    Ce que je vois, moi, ce sont des centaines de barils d'eau corrompue qui ne sert à rien.
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    11 août 2011 09 h 34
    ET DIRE QUE ...
    Afin de ne pas créer de réservoir d'eau morte qui amène la prolifération de maringouins et bactéries nuisibles , on incite les gens à contrôler toute chose dans laquelle de l'eau peut s'accumuler . Eh curieux !
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  • Lenga Nguyen - Inscrite
    11 août 2011 10 h 19
    La pluie n'est pas votre ennemie
    @Assez merci: Vous dites: "je ne boirai pas de cette eau venant du ciel de Montreal et encore moins d`arroser mes légumes avec". Si vous avez bien lu l'article, on ne vous demande pas de boire l'eau de pluie. Il s'agit justement de la réserver à d'autres usages, comme laver sa voiture ou arroser sa pelouse, pour ne pas gaspiller l'eau potable du robinet. Quant à votre intention de ne pas arroser vos légumes avec, que vous le vouliez ou non, quand la pluie tombe, elle tombe sur votre jardin et sur vos légumes.
    L.Nguyen
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    11 août 2011 10 h 33
    Ce que je ne comprends pas...
    c'est comment cette récupération peut aider à diminuer les îlots de chaleur, comme on a pu le lire il y a deux jours. Quelqu'un peut-il m'expliquer ?
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  • France Marcotte - Abonnée
    11 août 2011 11 h 58
    M.Auclair
    Moi aussi cette affirmation m'a laissée perplexe.
    Ce ne sont pas les barils de pluie eux-mêmes qui contribuent à diminuer les îlots de chaleur mais bien la verdure que l'on arrose avec, me semble...
    C'est vrai que la quantité d'eau de pluie récupérée par 1500 barils (70 000m3 par année) est dérisoire sachant que le débit à la Station d'épuration des eaux de Montréal peut augmenter de 40m3 à la seconde en temps de pluie.
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  • camelot - Inscrit
    11 août 2011 12 h 34
    Le vrai problème
    Est la vétusté du système d'égout. On sait depuis logtemps qu'il ne suffit plus à la tâche. Mais la ville continue d'encourager les constructions résidentielles là où le système est saturé. J'habite Ville-Marie, et depuis la construction des complexes immobiliers Laurier/Papineau, Rachel/Hogan et d'autres encore, les odeurs nauséabondes s'échappent de plus en plus des égouts pour empester l'atmosphère. Coin Papineau/Rachel j'ai vu une dame vomir suite à la l'inhalation de ces effluves en plein midi. L'initiative de la ville et ses barils est d'une imbécilité incroyable. Cette administration ne vit pas sur terre.
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  • meme40 - Inscrit
    11 août 2011 15 h 40
    chercher le promoteur...
    Les barils sont-ils munis de compteur d'eau ??? Pour le savoir va falloir aller à la source...J'entends le sieur Ferrandez jubiler..prêt à changer les rues en jardins..ou vendre cette eau en bouteilles pour arrondir les fins de mois de l'arrondissement. On va devoir surveiller le prochain compte de taxes, la fantaisie ça se paie, l'incurie aussi.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    11 août 2011 16 h 21
    A chaque gouttière son baril !!
    ou un puits d'eau de pluie et la ça donnera des résultats...
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  •  
  • Simon Chamberland - Inscrit
    11 août 2011 18 h 44
    Un début
    Maintenant, faudrait s'attaquer à la minéralisation des sols. Je me souviens de quartiers où il y avait une bande végétale entre le trottoir et la rue, bande maintenant pavée. Faudrait peut-être revenir à cette vieille conception des quartiers pour absorber le surplus d'eau. En prime, c'est joli.
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  • Assez merci - Inscrit
    11 août 2011 19 h 09
    Laver son char d`accord..
    re à:Lenga Nguyen
    Inscrite
    jeudi 11 août 2011 10h19
    La pluie n'est pas votre ennemie

    La pluie n`est pas mon ennemie bien sûr!
    Les pluies acides détruisent nos érables, petits fruits, pollue (acidifie) nos cours d`eau et lacs, brûlent ( asèchent) nos terrasses, font disparaitre les vers de terrasse qui aéraient le sol etc.
    Bien sûr qu`on nous demande pas d`en boire (expression)

    Si la pluie polluée arrose déjà mon jardin, pourquoi en remettre encore de cette eau de pluie acide sur les légumes?
    Juste ça que je voulais dire...

    Peut-on dire que se sont les laves autos qui gaspillent l`eau potable et non pas le gars du coin qui lave son auto?

    Mais je comprend, il est important de faire sa part...
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  • P. Boutet - Abonné
    13 août 2011 13 h 04
    Le calcul vaut le travail
    Faisons un calcul:

    Un baril: 250 litres (approximativement)
    70 000 mètres cubes c'est 70 millions de litres
    70 millions divisé par 250 litres: 280 000 barils
    280 000 barils divisé par 1500 barils projetés: chaque baril se remplirait 186 fois dans l'été!

    L'hypothèse retenue ici semble supposer que ces 1500 barils se rempliront environ 190 fois dans l'été... je suis septique.

    Il y a une erreur. On a confondu 70 000 mètres cubes avec 70 000 litres (70 mètres cubes). L'équivalent d'une piscine creusée ordinaire.

    Même type d'erreur que lorsqu'on a envoyé une sonde sur Mars il y a quelques années.
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  • Alexandre Pion - Inscrit
    19 août 2011 13 h 20
    Le gros bon sens...
    @Assez merci : Qu'on le veule ou non, c'est cette même pluie, aussi acide, qui arrose les champs de la région de Montréal où poussent la grande majorité des légumes Québécois que vous achetez. Le nuage qui se déverse sur vos carottes ou vos patates de St-Amable est le même. Non seulement cette même pluie arrose déjà vos jardins, le but est de retenir cette eau et de l'utiliser dans les moments où la pluie se fait rare. On ne peut quand même pas traiter l'eau des champs?

    @P. Boutet : Merci d'avoir fait d'avance le calcul que j'étais pour faire. En effet, petite erreur de calcul.

    Le problème n'est pas les toits plats. Nombreux sont-ils certes, mais la grande majorité des arrondissements où ces vieux buildings se situent ont aussi des toits recouvrant les balcons avant et arrière. Le barils de 250 gallons seraient de toute façon négligeable pour collecter l'eau d'un toit plat de grande surface. C'est donc toujours mieux que rien. MA crainte? Les barils seront tjrs plein parce que les gens n'utiliseront pas l'eau.

    Si votre gouttière se jète directement dans la pelouse, ne lui touchez pas!!! Le but ultime est de dériver l'eau de pluie qui est acheminée à l'égoût. La retenir pendant l'averse, idéalement de ne pas la traiter en fin de course. Mais si on veut prévenir les inondations, c'est de la retarder en la retenant, quitte à la rejeter par la suite.

    Si en plus on peut l'utiliser, on vient réduire la consommation d'eau neuve ET de reduire le rejet. Dans ce cas on gagne des deux côtés.
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