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Bixi: la pub qui dérange... dérange

Les affiches vandalisées causent des maux de tête à Desjardins

Fabien Deglise   13 mai 2011  Montréal
Une publicité vandalisée orne la roue arrière d’un vélo Bixi.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Une publicité vandalisée orne la roue arrière d’un vélo Bixi.
Le vandalisme publicitaire dérange. Le Mouvement Desjardins dit ne pas apprécier l'altération de ses publicités actuellement exposées sur les vélos en libre-service de Montréal Bixi. Cette remise en question sauvage de la décision de Bixi de transformer ses vélos en supports publicitaires donne en effet «des maux de tête» à l'institution financière, qui reconnaît aujourd'hui qu'elle aurait pu afficher son partenariat avec Bixi «de manière un peu plus délicate».

«Nous préférerions que notre image soit respectée, a indiqué au Devoir Francine Blackburn, porte-parole, mais nous ne pouvons pas empêcher les gens de s'exprimer, même s'ils s'expriment mal.»

Depuis quelques semaines, les Bixi sont l'objet d'attaques à la peinture, au ruban adhésif ou à l'autocollant visant à masquer ou à corrompre les publicités présentées sur les garde-boue des vélos pour la première fois cette année. Rio Tinto Alcan, Desjardins et Telus, les principaux partenaires de Bixi, profitent de ces espaces pour mettre en relief leur soutien à ce mode de transport écologique.

L'intrusion de la pub sur les Bixi semble soulever l'ire de quelques Montréalais qui ont décidé d'en faire part aux annonceurs et au gestionnaire des vélos en libre-service. Cette semaine, dans certains stationnements du centre-ville, près de 8 vélos sur 10 avaient été vandalisés.

«Cela reste un phénomène marginal», a indiqué Michel Philibert, porte-parole de la société de gestion des Bixi, qui rappelle que l'apparition de la publicité sur les vélos vise à financer ce service et permettre aux usagers d'y accéder à un prix abordable. «C'est une minorité qui conteste. Nous allons nettoyer et remplacer les publicités vandalisées, tout en déplorant ces gestes.»

En réponse à un usager déplorant la prolifération de publicité sur les Bixi, Desjardins souligne avoir répondu favorablement à l'appel du gestionnaire du service de s'afficher sur les vélos puisque cela «entre dans [le] cadre de [sa] politique de développement durable», peut-on lire dans un courriel dont Le Devoir a pris connaissance. L'institution dit aussi être «ouverte à l'idée de discuter avec les représentants de Bixi afin de trouver d'autres façons de les soutenir». «Nous aurions pu nous montrer sur les vélos de façon un peu plus discrète», reconnaît aujourd'hui Mme Blackburn.

Près de 5000 vélos en libre-service sont en circulation dans les rues de Montréal. Bixi reconnaît que le vandalisme représente des «coûts d'entretien» supplémentaires, mais refuse de les chiffrer. Ces partenariats publicitaires rapportent un peu moins de 2 millions de dollars à Bixi. Telus et Rio Tinto Alcan n'ont pas donné suite à nos appels.
 
 
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  • hyde - Abonné
    13 mai 2011 01 h 15
    Hypocrisie
    Hypocrisie de la part de Telus, Desjardins et Rio Tinto Alcan.

    «les principaux partenaires de Bixi, profitent de ces espaces pour mettre en relief leur soutien à ce mode de transport écologique.»

    S'ils trouvent réellement important de financer le transport écologique. Ils n'ont qu'à donner de l'argent. Pourquoi des pubs?

    Ah oui, ce n'est pas pour le transport écologique qu'ils font cela, mais bien parce que c'est rentable et vendeur.

    Ils s'en foutent comme l'an 40 du transport écologique. Les roues de Bixi ne sont pour eux que de simples supports publicitaires.

    On ne voit que ça sur les foutu Bixi, c'est agressant.
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  • Mathieu Arsenault - Inscrit
    13 mai 2011 02 h 06
    On nous avait promis qu'il n'y aurait pas de publicité
    Il est intéressant de voir comment le ton de cet article oriente le propos. D'un côté nous aurions ne remise en question "sauvage" d'une minorité d'usagers qui "s'expriment mal" en "attaquant" les Bixi. De l'autre, Desjardins et les représentants de Bixi, résignés, résignés au nettoyage et magnanimes dans leur ouverture, car tout se fait au nom du développement durable.

    On ne rappelle à aucun moment qu'à l'inauguration du service on avait pourtant promis aux usagers que jamais les vélos ne deviendraient des supports publicitaires comme cela s'était vu ailleurs. Le plan de marketing de Bixi mettait fortement l'accent sur l'idéalisme

    C'est peut-être aussi contre cela que les usagers en ont et si le vandalisme est bien le fait d'une minorité, le reste des usagers n'en pense peut-être pas moins.
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  • AMeloche - Inscrit
    13 mai 2011 05 h 22
    Je ne suis pas un support à la publicité!
    Seulement pour cette raison, j'ai décidé d'abandonner le Bixi et j'ai repris mon vélo. De la pollution publicitaire. Étampez-nous votre Pub dans la face tant qu'à y être.

    André Meloche
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  • Henry Fleury - Inscrit
    13 mai 2011 05 h 54
    DaziBixi
    Voilà que ce sont les Montréalais qui s'expriment mal selon Desjardins. Mais qui a déraillé le premier dans ce dossier ? BIXI ou le Montréalais qui ne souhaite pas servir de guichet automatique à roulette pour promener sur la chaussée, à ses frais et sans son consentement, l'image de marque des grandes sociétés ? Au contraire, sans encourager le vandalisme, je trouve bien sympathique que les panneaux publicitaires des BIXI servent à exprimer de l'art urbain, annoncer telle vente de garage ou bien telle revendication citoyenne ou syndicale. Ça fait super sharp. C'est une belle surface pour s'exprimer tel un dazibao mobile. Chaque fois que j'en vois un, je veux dire un BIXI maquiller par la rue, je ris sous cape à la pensée des professionnels du marketing, ceux-là même qui ont perdu les pédales et qui replacent les broches pour rattraper le guidon. Sans vouloir vous faire de peine, il est trop tard. Alors merci BIXI, c'est super cool, la mode est partie.
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    13 mai 2011 06 h 31
    Vous vous attendiez à quoi ?
    Aujourd'hui, on tourne n'importe quoi en occasion de faire de la publicité. Bixi est une mesure favorisant l'écologisme et l'activité physique. Ainsi, d'une part, ça n'a pas besoin d'être tourné en publicité, on est déjà entouré d'assez (trop) de publicité. D'autre part, qu'est-ce qui vous permet de prendre pour acquis que les utilisateurs de bixi ont envie de se promener en faisant la promotion d'entreprises ?
    Bon d'accord, je comprends que ceux dont on affiche la publicité jouent un rôle financier important et qu'il faut bien les afficher en gros en retour...après tout, pourquoi encourager les transports écologiques et actifs si ça ne rapporte rien d'autre qu'un air plus sain et des gens plus actifs et donc en meilleure santé ?
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    13 mai 2011 07 h 14
    Des pollutions visuelles
    Dans ma région, l'autobus quand elle passe vous lève le coeur tellement elle a des publicités. Cela ne donne pas le goût de monter à bord. J'aurais jamais pensée voir un jour ce montre roulant. J'imagine que la même chose se reproduit avec Bixi. Ce capitalisme vert est abusif. Desjardins qui milite vert devrait cesser la fermeture des caisses pour ensuite culpabiliser les gens pour l'essence utiliser.
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  • François Descarie - Abonné
    13 mai 2011 07 h 57
    Une autre démonstration du cynisme gauchisant québécois
    Les Québécois parlent des deux côtés de la bouche.

    D'un côté, ils sont fiers de l'initiative des Bixi, que ce soit à Montréal ou à l'étranger (Bixi exporte son expertise dans plusieurs grandes villes dans le monde). Ils apprécient la disponibilités des vélos et le nombre grandissant des points de service. Ils sont heureux du coût abordable de ce moyen de transport écologique.

    En même temps, ils ne veulent pas payer plus cher, que ce soit à l'utilisation des Bixi, pour le transport en commun, pour le prix de l'essence ou pour leurs impôts.

    Ils ne réalisent pas que la publicité institutionnelle (on ne pousse pas de produits particuliers) de trois grands citoyens corporatifs québécois contribuent à subventionner le service qui est probablement déficitaire. Qui plus est, je crois que la publicité sur les ailerons contribuent à colorer la ville et que celle de Desjardins est une sympathique illustration de la diversité et de l'unicité québécoise.

    Je comprends que Bixi n'avaient pas l'intention de proposer des espaces publicitaires à son lancement et c'est peut-être un erreur d'avoir été idéaliste au départ. J'imagine que les vandales qui ont abimé le bien public préfèrent être nés pour un petit pain... blanc.
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  • michel benoit - Abonné
    13 mai 2011 08 h 06
    BIXI A ÉTÉ LARGEMENT DÉFICITAIRE À MONTRÉAL EN 2010
    Avant septembre 2008, Stationnement Montréal ( Ville de Montréal ) a englouti 15 millions dans l'aventure Bixi.
    Avec l'autorisation du Ministre des Affaires municipales, la Ville effacera le prêt de 37 millions à Stationnement Montréal ( avances pour Bixi ) en puisant dans son surplus.
    Il faut comprendre maintenant que la Ville a passé 52 millions
    (15 37 = 52 ) dans ses dépenses qui ne seront pas récupérables.
    De plus, la Ville prêtera 71 millions ( taux d'intérêt de 2 % ) pour le développement des activités à l'étranger.

    Bixi ( section Montréal ) a perdu au moins 10 millions en 2010 mais elle a fait des profits importants avec le contrat avec Londres et Minneapolis.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    13 mai 2011 08 h 23
    Un détail
    La pub n'est pas sur le garde-boue, mais sur ce qu'on appelle le garde-jupe.
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  • lephilosophe - Inscrit
    13 mai 2011 08 h 39
    Publicité: du développement durable?
    Comment peut-on prétendre que la publicité, ce véhicule principiel de la société de consommation, puisse être du développement durable. C'est antinomique. Et c'est bien ce que Desjardins aurait dû comprendre. C'est un mode d'expression des entreprises aux antipodes de la mise en commun des ressources en transport qu'est le Bixi. Transformer un usager en panneau publicitaire est outrageant pour les usagers, qui se transforment ainsi en «bénévoles publicitaires» à leur corps défendant.
    Alors, les propos de Madame Blackburn se retournent aisément contre la compagnie dont elle est le porte-parole: ce ne sont pas les gens qui «s'expriment mal», c'est sa compagnie. Et la subversion des messages publicitaires, qui prend souvent des formes beaucoup plus imaginatives que celles des créateurs publicitaires qui ont conçu ces supports, était inévitable dans ces conditions.

    Bernard Gadoua
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  • Horace Blunt - Inscrit
    13 mai 2011 08 h 46
    Pub sur le transport en commun de la ville
    Vous croyez que c'est terrible ? Je vous l'accorde, mais pire encore, jeter un oeil sur un autobus de la ville de Rimouski.

    http://www.lavantage.qc.ca/images/stories/Riki_gen

    Il m'a fallu me le dire pour que je sache que c'est une autobus de la ville, sans ça, j'aurais cru que c'était un bus appartenant à Telus !
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  • Jean Richard - Abonné
    13 mai 2011 08 h 57
    Anti-pub et anti-Bixi
    Les anti-pub avec leur tapageuse publicité anti-pub (qui ne leur coûte pas un sou car ils envahissent les médias en partie payés par la pub) sont en réalité des anti-Bixi inconscients. Tout ce qu'ils réussissent à créer, c'est une image négative de Bixi, et il n'en faut pas plus pour que cela se traduise par une augmentation des attaques contre Bixi, sous forme de vandalisme surtout.

    « Cachez ce sein que je ne saurais voir », écrivait Molière. « Cachez cette pub que je ne saurais voir » reprennent les Tartuffe modernes quelques siècles plus tard. Comme quoi le puritanisme n'est jamais mort : il ne fait que se transformer.

    Le vélo en libre service, c'est génial. Ceux qui tentent de le démolir le sont beaucoup moins. Et le problème, c'est leur inconscience. On prend peut-être pour acquis que Bixi est là pour y rester : erreur ! On a vu bien des projets mourir par asphyxie, faute d'avoir été correctement alimentés. La culture de la gratuité a trop souvent freiné le développement de services publics, le plus bel exemple étant les transports en commun.

    Alors, doit-on dire merci à tous ceux et celles qui tentent de mettre Bixi à mort avec leur publicité négative ?
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    13 mai 2011 09 h 02
    LE PEUPLE A PARLÉ .
    " Cela reste un phénomène marginal " dixit Michel Philibert . Près de 80 % sont vandalisés . DEEEEEEEEEE !!!
    Que l'on retire les publicités et augmente la location du manque à gagner . Principe de l'utilisateur payeur .
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  • François Dugal - Abonné
    13 mai 2011 09 h 02
    Les pubs
    Ces pubs envahissantes ne sont-elles pas les graffitis des grandes compagnies qui essaient de nous faire avaler leur produit?
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  • Nicolas Vincent - Inscrit
    13 mai 2011 09 h 24
    Pubs vs déficit
    La ville de Montréal vient d'accepter d'éponger la dette de 100 millions de Bixi. C'est environ 60$ par contribuable montréalais. Chaque montréalais, qu'ils utilisent ou non le service Bixi. Ça inclut les bébés, les centenaires, les handicapés.
    Je suis un ardent partisan du Bixi, mais à tout ceux qui chialent parce qu'ils ne sont pas capables de supporter la vue d'une pub sur leur vélo subventionné, êtes-vous en train de me dire que vous ne vous sentez pas un tantinet mal d'imposer un impôt indirect à ceux qui n'utilisent pas ce service, ou n'y ont même pas accès dans leur quartier?
    Au fond, chialer pour chialer, c'est vraiment de ça qu'il s'agit. Chialer contre les frais trop élevés, ou la présence de pub. Chialer afin de s'assurer que les autres paient pour nos petits luxes. Et même pas une p'tite gêne.
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  • Noël-Hugo Séguin - Inscrit
    13 mai 2011 09 h 36
    Et l'avis du concepteur du bixi ?
    Je n'ai entendu ou lu nulle part l'avis du designer à qui nous devons le bixi, Michel Dallaire. Est-ce qu'un journaliste ou quelqu'un aurait entendu son opinion au sujet du rajout d'un garde-jupe afin de mettre de la publicité sur sa création ?
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  • dense simard - Abonnée
    13 mai 2011 10 h 01
    Bixis : erreur de français?
    @ Sylvain Auclair

    où avez pris le mot « garde-juge »? Ce mot n'existe pas, ni dans le Dictionnaire Bordas des Pièges et difficultés de la langue française, ni dans ceux de l'antidote, ni dans le Multi. ni dans le Mieux dire Mieux écrire et même pas dans le GDT, etc.

    Garde-boue est juste : Et d'un bond, la main au garde-boue de la voiture, il sauta à terre, Alain Fournier, le Grand Meaulnes, Pojet de Gutenberg.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    13 mai 2011 10 h 27
    6,000$ le bixi!
    On est vraiment dans le délire! Pour le prix d'un bixi, on pourrait acheter une centaine de vélos dans une grande chaine (on trouve des vélos à 77$ chez Wall Mart ou Canadian Tire, les chaines paient le vélo moitié prix)
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  • Pamela - Inscrit
    13 mai 2011 10 h 34
    Garde-jupe
    @ dense simard :

    Ce mot peut être dérivé de l'anglais, certes, mais s'il n'est pas (encore) attesté dans un dictionnaire, cela ne veut certainement pas dire qu'il n'est pas valide. C'est l'usage qui lui obtiendra de paraître un jour dans un dictionnaire...

    voici l'article Wikipedia :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Garde-jupe
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  • Sebastien S.D - Inscrit
    13 mai 2011 10 h 48
    L'Homo oeconomicus
    La publicité gangrène nos villes, nos villages et nos vies. Elle se fond au décor urbain en tout lieu et en tout moment. "Chialer pour chialer", non, je ne crois pas. Chialer pour dénoncer plutôt. Dénoncer notre absurde conditionnement aux vitrines publicitaires et tout particulièrement celles qui vampirisent les objets initialement dégagés de cette pensée capitalisante de la consommation. Il faut regarder ailleurs, d'autres villes, d'autres exemples (Berlin, Mexico, Amsterdam, Barcelone, Washington DC, etc.), pour voir comme ils font ou ont fait pour palier un déficit sans pubs. Plusieurs de ces villes ont d'ailleurs rencontrées des problèmes similaires et se sont réorientées, d'autres ont des pubs qui ne font pas l'objet de vandalisme.
    Sans prétendre la prédominance du "je sais" sur le "je pense", je cite Guy Debord, qui, je crois, est une bonne piste de réflexion pour une telle situation sociale : "Le spectacle se développant pour lui-même, la société qui modèle tout son entourage a édifié sa technique spéciale pour travailler la base concrète de cet ensemble de tâches : son territoire même. L'urbanisme est cette prise de possession de l'environnement naturel et humain par le capitalisme qui, se développant logiquement en domination absolue, peut et doit maintenant refaire la totalité de l'espace comme son propre décor."
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  • Marilyne Léveillé - Inscrite
    13 mai 2011 11 h 02
    WOH! Minute-là!
    Un instant! Il ne s'agit quand même que de publicité, et de la publicité "propre". Pas de madame à moitié déshabillée pour vendre une paire de souliers, pas de produits illicites montrés ou suggérés, aucun comportement déviant remarquable sur chacune des publicités de Bixi.

    Oui, à un certain degré, la publicité est une "pollution", mais ce qui l'est encore plus, c'est d'augmenter le prix de Bixi, le rendre moins inaccessible, et donc, moins populaire.

    S'il faut que Bixi utilise des publicités pour garder son bas-prix, moi je n'ai aucun problème avec cela. La population bouge et s'active avec les vélos en libre-service. De plus, la publicité n'est pas si tant agressante que cela, elle paraît, mais elle reste à tout le moindre discrète, tout en ajoutant quelques couleurs à la ville.
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  • Maco - Abonné
    13 mai 2011 11 h 34
    Regarder ailleurs ...
    Et les autres regardent ailleurs et ceux qui sont ailleurs... regardent ailleurs (ça tourne!). Peut-être que, quand nous regardons ailleurs... nous regardons chez nous!

    Ce qui dégage de la publicité c'est qu’elle nous donne l'impression de nous forcer à nous prostituer. Ce n'est pas un sentiment agréable.
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  • Simard Francis - Inscrit
    13 mai 2011 12 h 59
    Quand la publicité envahi l'espace public.
    J'appuie sans retenu les gesn qui ont eu le courage de vandaliser les publicités. La publicité est omniprésente et nous sommes "brainwashé" de toute part.
    Non à la pub outrancière.
    C'est notre façon à nous citoyens de dire notre ras-le-bol...
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    13 mai 2011 13 h 15
    Vous ne voulez pas de pub? Alors, payez!
    Rien de plus agaçant que d'entendre les privilégiés de la société se plaindre de la présence de pub sur les vélos bixis. Pauvre eux, obligés de supporter ça! Eh bien, payez plus cher pour utiliser ces vélos déjà largement subventionnés par les contribuables montréalais, ou bien achetez simplkement un vélo (et n'oubliez pas de masquer le nom du fabricant).
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  • Martin Clement - Inscrit
    13 mai 2011 15 h 05
    La pub sur les BIXI, pas de trouble!
    Je n'ai pas plus d'amertume à me balader en BIXI affichant des publicités, considérant le fait que BIXI est une entreprise privée au même titre que les vêtements griffés, et je n'entends que très rarement de la bouche des porteurs de vêtements Ralph Lauren une complainte face au petit joueur de polo y étant brodé à hauteur de poitrine. Bien sûr, je ne trouve pas jolies ces publicités sur ces vélos, mais ils me permettent de me rendre d'un point A à un point B chaque jour pour un tarif moindre que s'il n'y avait aucune pub, tout cela sans contribuer à l'effet de serre des milliers d'inutiles véhicules à moteur qui déambulent égoïstement sur les rues montréalaise quotidiennement. Si un jour j'en ai assez de ces publicités sur les BIXI, alors il sera pour moi temps de m'acheter mon propre vélo, que je garerai à mes risques et périls au centre-ville. Bien sûr que Desjardins et compagnie ne font rien pour rien. Mais est-ce si terrible qu'ils financent ce moyen de transport? Si nous disons au-revoir aux pubs sur les BIXI, alors nous pouvons dire adieu à BIXI par la même occasion. Parce que ceux qui hurlent le plus fort contre ces publicités sont également ceux qui grimperaient dans les rideaux si le coût saisonnier des BIXI grimpait en flèche. Décidez-vous.
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  • hugues2 hugues2 - Inscrit
    13 mai 2011 15 h 06
    Transforme une image bucolique ternie, ça lève le voeur de plusieurs
    Avec cette publicité c'est ce qui est arrivé. Bixi a perdu sa virginité pour quelques dollars, son image en a pris pour son rhume. Bixi aurait pu mieux marchander sa popularité en offrant de la publicité uniquement sur des sites Web ou apps associés ou en permettant l'utilisation de son logo en échange de $$.
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  •  
  • Daniel Berube - Abonné
    13 mai 2011 15 h 49
    Un monde sans pub., ça existe ?
    Pour ceux que la pub. fatigue à ce point... wow ! Vous êtes mal pris pas à peu près !

    Ne regardez pas la télé : PUB. !
    Ni journeaux ni revues : PUB !
    Surtout pas internet : PUB !
    Vous marchez dans Montréal ?!?!?!?!?!?!? Recouvrez vos yeux et amenez une canne blanche ! Y'a d'la PUB. partout !

    Et voulez vous savoir la bonne nouvelle ? Vous n'êtes pas "obligé" de les regarder ! Même si vous la regardez pas, le bixi ne sera pas plus cher ! Mais... shuuuttt ! n'en parlez pas à personne... sinon, ils pourraient l'enlever, et ont paierait plus cher....
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  • Jean Peupu - Inscrit
    13 mai 2011 16 h 55
    comme d habitude
    ca va bientot couter moins cher de donner une bicyclette a tout les montréalais
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  • Marc Donati - Abonné
    13 mai 2011 17 h 02
    Les marques rongent notre espace public comme un cancer un poumon
    Il est hallucinant de constater à quel point beaucoup de gens sont prêts à se plier aux dictats de la pub, sous le faux prétexte que le financement publique ne fonctionne pas.
    Depuis le début des années 90, la stratégie marketing de beaucoup de grosses marques est la suivante: s'insérer dans les lieux publics encore vierges de leur empreinte (les métros, les universités, les toilettes...) en proposant d'alléchants contrats. Les universités, les métros, les toilettes, fonctionnaient et se construisaient avant que la pub n'y fasse son entrée. Et sont arrivés les politiques de coupure des services publics. Il est si simple de se déresponsabiliser de la chose publique lorsqu'on fait progressivement passer celle-ci dans les mains du privé. Celui-ci, à son tour, se rend indispensable. Parce qu'il y a plus de publicités, il y a moins de financement public issus des méchantes taxes que les écolos veulent imposer aux gentils conducteurs qui ne veulent pas de service public roulant sur leurs rues. Alors, lorsqu'on tente d'enlever le financement privé, la réponse réactionnaire classique est la suivante: si vous enlevez le droit au privé de s'exprimer, vous coupez un service public.
    C'est du pur chantage. Il y a dix ans, au CÉGEP, nous organisions des campagnes contre la publicité dans les toilettes. Nous trouvions scandaleux de ne pas pouvoir se planter devant un urinoir quelques secondes sans être obligé de supporter une pub de bière. Aujourd'hui, les pubs dans les toilettes sont universellement rependus et acceptées par notre subconscient: ce sont désormais les pavillons d'universités qui risquent demain de porter le nom d'une grosse compagnie de télécommunication. La pub s'insinue ainsi dans nos vies et gruge l'espace public petit à petit.
    Lorsque votre enfant se rendra au pavillon Videotron de l'école Rodgers en empruntant la rue SNC-Lavallin à bord d'un autobus STM-Harvey's, vous vous souviendrez comment ils étaient beaux, nos BIX
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    13 mai 2011 17 h 10
    @ SIMARD FRANCIS .
    Le vandalisme demeure du vandalisme .
    Sur les bixis , puis sur les wagons de métro , puis les stations de métro , puis les autobus , puis les abribus , puis les panneaux publicitaires , puis les étalages de magasins , puis la maison du voisin dont la couleur m'irrite . Où cela va sarrêter ?
    Vous êtes vraiment adepte du moi j'ai raison et me permet tout mais tous les autres ont tort .
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  • Martin Clement - Inscrit
    13 mai 2011 17 h 15
    @ hugues2
    Oui mais voilà, au même titre que les taxis montréalais qui profitent de leur visibilité, BIXI profite d'une visibilité en direct, une publicité beaucoup plus importante que ce que nous retrouvons sur Internet, surtout en ce qui concerne une entreprise locale offrant un service strictement local. Cette visibilité est bien plus monnayable que celle sur Internet de par cette même population voyant ces véhicules de façon quotidienne sur les rues et boulevards montréalais. Alors quoi? Ils ne devraient pas en profiter? BIXI, je vous fais remarquer, est une entreprise privée, ce n'est pas une OSBL, elle a des créanciers, des employés, des associés à payer, et elle désire faire un peu de profit sans avoir besoin d'augmenter ses tarifs au-delà de ce que les citoyens sont prêts à payer. Il faut faire la part des choses, ici. Vous n'aimez pas ces publicités sur les BIXI? Achetez-vous votre propre vélo.
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  • Simard Francis - Inscrit
    13 mai 2011 18 h 06
    @ BROMONTOIS
    Vous venez de prouver, par votre énumération, que la publicité est partout et ça m'énerve. C'est un signe du capitalisme triomphant qui n'a plus aucune limite pcq nous ne lui en avons pas donnée. Dans ce cas la désobéissance civile est un geste courageux face à la marchandisation de l'espace public.
    A bas la pub, à bas le capitalisme outrancier.
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  • Francois Lepine - Inscrit
    13 mai 2011 19 h 27
    Rien ne se perd rien ne se crée, tout ce transforme
    Pour citer Lavoisier.... je ne comprends pas l'agressivité des propos tenus dans les commentaires suivant cette nouvelle. À ce que je sache le service bixi n'est pas obligatoire, on peut choisir d'utiliser ou non le service. Pourquoi les usagers qui ne souhaitent pas utiliser un bixi publicitaire ne pourrait pas choisir un bixi libre de publicité en déboursant un supplément pour le manque à gagner par la publicité. Des corporations qui choisissent d'investir dans des véhicules publicitaire qui sont chères aux québécois, on ne peut qu'applaudir cette initiative. J'ai l'impression que certaines gens croient encore aux miracles... L'être humain se distingue des animaux par sa capacité d'échanger des biens et des services, ce qui a largement contribuer à son bien être. Alors pourquoi mettre un frein à ce qu'il y a de plus humain et de risquer de perdre un service qui a la vertu d'être à la fois écologique et économique.....
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  • Marie-Jo Deraspe - Abonné
    13 mai 2011 23 h 38
    Ca en vaut vraiment la peine?
    Étrange.. On dirait que les gens se sentent plus interpellés par la publicité sur les bixis que sur des thèmes comme par exemple la hausse des droits de scolarité au Québec.

    Je comprend que ca agace plusieurs, mais à ce point, à en faire presque le débat de l'heure.. vraiment? Ca en vaut vraiment la peine? Il me semble qu'on devrait investir nos énergies ailleurs, non?
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  • Guy La Vergne - Abonné
    13 mai 2011 23 h 50
    Rien n'est gratuit
    Rien n'est gratuit: l'argent versé par le commanditaire est ajouté au prix des produits qu'il fournit et c'est finalement le consommateur de ce produit qui paye, qu'il soit d'accord ou non avec la façon dont le dit commanditaire dépense cet argent.

    La publicité est en fait «le système de taxation» du monde capitaliste: j'achète un produit, je paye sa valeur et même un profit légitime. Mais en plus, on me charge un montant additionnel pour payer des publicités qui atteignent aujourd'hui des niveaux insupportables, qui polluent mon environnement visuel, médiatique et même mental. Un minimum de publicité est requis ? Je suis d'accord.

    Ne pourrait-on pas indiquer sur les produits:
    Glucides: x%
    Sel : y%
    Publicité: (z= 50% ?)
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    14 mai 2011 18 h 33
    @ Simard Francis
    Fermez votre ordi et jetez le car afin de vous offrir des programmes et des ressources gratuits il vous inonde de publicités qui vous empoisonnent la vie .
    Quittez la ville car les enseignes publicitaires seul moyen pour les entreprises de se faire connaître ainsi que leurs produits vous empoisonnent la vie .
    Ne lisez aucune revue ou journal car il sont truffés de publicités afin qu'il vous soit offert à meilleur prix mais vous empoisonnent la vie .
    N'écoutez et regardez aucune programmation car pour boucler leur budget , ils doivent passer de la publicité qui vous empoisonne la vie .
    Allez vivre avec tous ceux qui veulent vous suivre au fond des bois et fondez une société sans aucun moyen de communication et vous serez heureux .
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