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    Autoroute Bonaventure - L'échéancier est repoussé d'un an

    21 avril 2011 |Jeanne Corriveau | Montréal
    Le démantèlement de l’autoroute Bonaventure ne commencera pas avant la fin de 2013<br />
    Photo: Société du Havre de Montréal Le démantèlement de l’autoroute Bonaventure ne commencera pas avant la fin de 2013
    Montréal a dû revoir le calendrier des travaux de réaménagement de l'autoroute Bonaventure. La Société du Havre de Montréal, qui pilote le projet conjointement avec la Ville, évoque un retard d'un an dans les travaux et estime que le démantèlement de l'autoroute ne débutera pas avant la fin de 2013 en raison de la construction d'un bassin de rétention dans le secteur et des modifications apportées aux plans initiaux à la suite des consultations publiques.

    En juin 2009, lorsqu'il avait présenté le concept détaillé du quartier Bonaventure, le maire Gérald Tremblay avait affirmé que les travaux seraient complétés au plus tard en 2013. Or, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis ce temps.

    L'aménagement d'un corridor d'autobus dans la rue Dalhousie a suscité un tel tollé lors des consultations tenues par l'Office de consultation publique de Montréal que la Ville et Société du Havre ont dû modifier les trajets qu'emprunteront les autobus provenant de la Rive-Sud. La Ville a également appris qu'en plus de devoir remettre en état l'égout collecteur William, qui date du XIXe siècle, il lui faudrait construire un bassin de rétention dans le secteur afin de respecter les normes du ministère de l'Environnement.

    «Ça nous donne à peu près un an de retard, a expliqué hier au Devoir Réjean Durocher, directeur du projet Bonaventure pour la SHM. Le démantèlement de l'autoroute devrait commencer vers la fin de 2013 parce qu'il faut intégrer les travaux liés au collecteur tout en tenant compte des autres travaux qu'il y a dans le secteur, incluant l'échangeur Turcot.»

    D'ici là, des voies supplémentaires seront ajoutées aux rues Duke et Nazareth, qui longent l'autoroute actuelle, afin de s'assurer que lorsque viendra le temps d'abattre l'autoroute, la capacité routière sera maintenue dans cet axe. Les travaux d'infrastructures souterraines seront également réalisés. «L'avantage, c'est que quand on va abattre l'autoroute, tout ce qui est en périphérie sera déjà aménagé», ajoute François Perreault, vice-président au développement des affaires à la SHM.

    De multiples chantiers

    Du côté de la Ville, on s'est empressé de minimiser les retards dans l'échéancier. «Il n'y a pas de retard comme tel par rapport au projet Bonaventure, estime Richard Deschamps, responsable des infrastructures et des grands projets au comité exécutif. Ce qu'on fait, c'est un ordonnancement logique des travaux qui fait en sorte que les citoyens, au lieu de payer deux fois, vont payer juste une fois. Qu'on ne respecte pas l'échéancier pour quelques mois, je n'en ferai pas une maladie et de l'eczéma.»

    Le calendrier des travaux pourrait également souffrir du mégachantier de l'échangeur Turcot, qui doit s'amorcer en 2012. «Il est imaginable qu'à un certain moment, l'accès au centre-ville soit réduit. On va coordonner notre calendrier avec celui de Turcot, particulièrement par rapport au démantèlement de l'autoroute. On n'ajoutera pas à la congestion en démolissant l'autoroute trop vite», a indiqué Pierre Ste-Marie, chef de projet pour le quartier Bonaventure. Le remplacement du pont Champlain, une infrastructure de propriété fédérale, pourrait aussi contribuer au casse-tête que représentent déjà les travaux menés simultanément dans ce secteur de la ville.

    Richard Deschamps affirme n'avoir subi aucune pression du ministère des Transports du Québec (MTQ) pour mettre en veilleuse le projet Bonaventure.

    «Le ministère des Transports ne s'est jamais prononcé sur le chantier Bonaventure parce que ce n'est pas à lui de décider pour la Ville de Montréal ce qu'elle doit faire. Par contre, il faut avoir une pensée globale», signale Réal Grégoire, porte-parole du MTQ, en évoquant la création par Québec du Bureau des partenaires, qui entend coordonner les grands chantiers en prévision du remplacement futur du pont Champlain.

    Rappelons que le projet du quartier Bonaventure, qui est doté d'un budget de 141 millions, prévoit l'abaissement au sol de l'autoroute et l'aménagement d'un boulevard à huit voies entre les rues de la Commune et Saint-Jacques. 












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