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Montréal: la crise se poursuit

14 avril 2011 15h20 | La Presse canadienne | Montréal
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Le maire de Montréal, Gérald Tremblay
Le chef de Projet Montréal et de la deuxième opposition à l’hôtel de ville de Montréal, Richard Bergeron, a demandé aujourd’hui la démission du maire Gérald Tremblay. Quant à Pauline Marois, elle a accusé le premier ministre Charest d’être «en partie responsable du pourrissement à Montréal».

L’hôtel de ville de Montréal a été plongé dans une crise, cette semaine, à la suite de révélations démontrant que le président du conseil municipal, Claude Dauphin, a notamment fait l’objet de surveillance de la part du contrôleur général de la ville, Pierre Reid, relativement à l’octroi d’une subvention à une entreprise de démolition à Lachine.

Le gouvernement du Québec a décidé de mandater son Unité permanente anticorruption pour faire la lumière sur les allégations d’espionnage.

En point de presse, Richard Bergeron a déclaré que si le maire avait l’initiative de démissionner, il s’agirait alors d’un renouveau pour Montréal.

Il estime également que depuis sa réélection, M. Tremblay a clairement démontré qu’il n’était pas en mesure de redresser la situation de la municipalité, éclaboussée depuis par plusieurs scandales.

De son côté, la chef de l’opposition officielle, Louise Harel, rappelle que le maire Tremblay a un «sérieux examen de conscience à faire» plutôt que d’opposer un «non catégorique» aux nombreuses demandes réclamant sa démission.

Elle croit aussi que ce dernier a perdu la confiance des Montréalais et que sa confiance est minée par les nombreux scandales qui éclaboussent son administration.

Jean Charest responsable?

Pour sa part, la chef de l’Opposition à l’Assemblée nationale, Pauline Marois, a accusé Jean Charest d’être «en partie responsable du pourrissement de la situation à Montréal».

Au cours d’une période de questions houleuse qui rappelait les débats acrimonieux de l’an dernier, les péquistes ont reproché au gouvernement de «protéger les libéraux» en faisant diversion, avec les enquêtes de l’opération Marteau et de l’unité corruption.

Pauline Marois a souligné que le maire Gérald Tremblay a lui-même redemandé, mercredi, une enquête publique sur l’industrie de la construction et l’attribution de contrats dans les municipalités.

De son côté, le porte-parole péquiste en sécurité publique, Stéphane Bergeron a ressorti l’affaire BCIA, cette entreprise de sécurité privée au passé compromettant.
Il a rappelé que deux ministre libéraux qui avaient des liens avec BCIA , Jacques Dupuis et Toni Tomassi, ont démissionné, de même qu’un chef de police de la Ville de Montréal, Yvan Delorme.

Le député péquiste a demandé si le gouvernement avait renouvelé à l’époque le mandat de M. Delorme sans vérification, avant sa démission, parce qu’il était «proche» de certains dirigeants libéraux.

Il soupçonne aussi le gouvernement de ne pas déposer le rapport du jurisconsulte sur les fonds publics investis dans BCIA parce qu’il «implique des gens associés au Parti libéral».
 
 
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