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    Montréal - Projet Montréal veut le démantèlement de la Société du Havre

    Richard Bergeron<br />
    Photo: - archives Le Devoir Richard Bergeron
    Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, réclame le démantèlement du maître d'œuvre de la phase 1 du projet Bonaventure, la Société du Havre de Montréal (SHM), faisant valoir que la Ville possède toute l'expertise requise pour piloter ce dossier.

    Selon la deuxième opposition à l'Hôtel de Ville, la SHM, créée en 2002 afin de suggérer les grandes lignes d'un plan d'aménagement des rives du fleuve Saint-Laurent, aurait dû être dissoute au lendemain de la publication, il y a plus de cinq ans, du rapport «Le havre de Montréal — VISION 2025», signé Lucien Bouchard et Bernard J. Shapiro. Ayant rempli son mandat, la SHM devait être «démantelée», a martelé M. Bergeron.

    Le conseil municipal s'est toutefois engagé, la semaine dernière, à verser 10,2 millions de dollars à la SHM afin d'assurer sa survie jusqu'en 2015. «La Société du Havre eût dû disparaître en 2006, mais [l'administration Tremblay] assure sa survie jusqu'en 2015 en lui disant: "c'est toi qui vas casser le béton et qui vas poser l'asphalte". C'est bien de valeur, mais on a d'excellents ingénieurs à la Ville de Montréal. On n'a pas besoin de la Société du Havre», a dit Richard Bergeron, saluant le savoir-faire des services municipaux dans la concrétisation de grands projets, citant en exemple le réaménagement de l'intersection du Parc-des Pins.

    «Avec l'administration Tremblay, il y a une véritable multiplication des mandats externes. [...] On a eu cette volonté d'éloigner de l'oeil des élus, de sortir de l'administration municipale des fonctions importantes de la Ville [qui] pouvait conduire à des dérives éthiques, voire à de la corruption.»

    Par ailleurs, Isabelle Hudon et Jacques Côté, des acteurs clés de la SHM, «se comportent en barons», regrette le chef de Projet Montréal. «Ils croient que c'est à eux de définir ce que doit être la ville. Ils s'enflent la tête. Ils croient profondément que [...] c'est à eux de décider et non aux élus.»

    La SHM, qui a encaissé plus de 21 millions de dollars de fonds publics, échappe actuellement au contrôle des élus municipaux, a soutenu M. Bergeron. Le chef de Projet Montréal exhorte ainsi le vérificateur général à effectuer une enquête sur les activités de la société, à défaut de pouvoir se rabattre sur la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels afin de mettre la main sur les états financiers de l'organisme paramunicipal. Projet Montréal presse notamment Jacques Bergeron de se pencher sur l'octroi de contrats de services professionnels, à hauteur de 9,6 millions de dollars. «On attend du vérificateur général qu'il fasse notre travail», a indiqué le conseiller municipal Marc-André Gadoury.

    Transparence

    Bien qu'il ne veuille «participer à aucune querelle politique», le vice-président des affaires publiques et des communications de la SHM, François Perreault, s'explique mal la sortie médiatique de Richard Bergeron. «Par souci de transparence, les états financiers vérifiés ont toujours été disponibles», a-t-il assuré. De plus, l'organisation sans but lucratif remettra un rapport sur l'état d'avancement du projet du quartier Bonaventure au comité exécutif tous les quadrimestres. Enfin, seule la Ville de Montréal pourra faire des appels d'offres, a précisé M. Perrault, tandis que la SHM «apportera une expertise à la fois sur le dossier global du Havre et du quartier Bonaventure».












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