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    Corridor Dalhousie: Montréal franchit une nouvelle étape

    18 novembre 2010 |Marco Bélair-Cirino | Montréal
    Le comité exécutif a avalisé cette semaine le projet d'achat de la Maison Rodier/Baron Sport, ouvrant la porte à l'aménagement du corridor d'autobus Dalhousie. Si elle obtient le feu vert du conseil municipal, la Ville de Montréal acquerra l'immeuble patrimonial de forme triangulaire, sis sur la rue Notre-Dame Ouest, au coût de 1,6 million de dollars.

    Le prix à payer est «avantageux» compte tenu des «coûts onéreux» que pourrait occasionner la mise en branle d'une procédure d'expropriation, puisqu'un autre acheteur potentiel s'était aussi manifesté, a fait valoir le service responsable du dossier aux membres du comité exécutif.

    L'édifice et le terrain, évalués à près de 820 000 $, étaient en vente à 1,75 million au moment où la Ville a montré son intérêt à en faire l'acquisition.

    La Ville compte «couper une partie de la bâtisse» afin de prolonger la rue Dalhousie entre les rues Notre-Dame (Nord) et Saint-Maurice (Sud) et d'y faire passer les 800 autobus provenant chaque jour de la Rive-Sud. «La nouvelle intersection Dalhousie/Notre-Dame éloignera la circulation des autobus d'une cinquantaine de mètres des habitations et permettra de restreindre la circulation dans la rue Saint-Maurice», est-il écrit.

    Trop peu, trop tard, a rétorqué le maire de l'arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais. «Les gens attendent depuis dix ans que les autobus passent ailleurs», a-t-il affirmé au Devoir, tout en rappelant que les citoyens vivant en bordure de la ligne d'autobus se font dire, depuis 2002, que le passage des véhicules sous leurs fenêtres n'est qu'une «mesure transitoire». L'arrondissement avait exhorté l'administration Tremblay à privilégier l'artère Bonaventure pour le trafic des milliers autobus, mais sans succès.

    La partie de la Maison Rodier/Baron Sport qui ne tombera sous le pic des démolisseurs — les trois quarts de la surface totale de plus de 525 mètres carrés — sera quant à elle vendue à des intérêts privés, malgré la présence d'«importantes désuétudes physiques et fonctionnelles». La Ville s'en tiendra à effectuer des «travaux de sécurisation» et de maçonnerie. «Imaginez, on va le charcuter et le mettre en vente. Et des dizaines d'autobus vont passer, a ironisé Benoit Dorais. On aurait pu faire du bon travail sur ce bâtiment qui a une valeur patrimoniale exceptionnelle.»












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