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    Remplacement du toit du Stade olympique - La RIO lance un nouvel appel d'offres

    La porte est maintenant ouverte pour l'option d'un toit rétractable

    22 septembre 2010 |Jeanne Corriveau | Montréal
    C’est un retour à la case départ pour la RIO, qui s’apprêtait à conclure une entente avec SNC-Lavalin pour la construction d’un nouveau toit pour le Stade olympique.<br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir C’est un retour à la case départ pour la RIO, qui s’apprêtait à conclure une entente avec SNC-Lavalin pour la construction d’un nouveau toit pour le Stade olympique.
    On efface tout et on recommence... La Régie des installations olympiques (RIO) a décidé de lancer un nouvel appel d'offres pour le remplacement du toit du Stade et ouvre maintenant la porte à l'option d'un toit rétractable.

    Le consortium Dessau-EllisDom a été jugé de calibre suffisamment important pour inciter le conseil d'administration de la RIO à amorcer les démarches pour relancer un appel d'offres. «Nous n'avons pas examiné les solutions qui nous ont été proposées, a précisé d'entrée de jeu la présidente du conseil d'administration de la RIO, Maya Raic, lors d'un entretien téléphonique hier. Nous considérons qu'à sa face même, nous avons au moins un candidat, soit Dessau-EllisDon, qui répond à nos critères techniques et financiers. Pour nous, c'était la clé, dans la mesure où ça crée une concurrence qui est dans le meilleur intérêt des Québécois.»

    En d'autres mots, les deux propositions déposées par Dessau-EllisDon, soit celle d'un toit fixe conforme aux critères de l'avis d'intention de la RIO, et celle d'un toit rétractable conçu par l'inventeur François Delaney, n'ont pas été étudiées de manière approfondie par le jury indépendant composé d'experts. Comme le processus était à l'étape de l'avis d'intention, c'est la stature des candidats qui importait d'abord.

    Mais la stratégie du consortium de profiter de l'avis d'intention pour soumettre un projet de toit ouvrant semble avoir porté ses fruits puisque la RIO qui, jusqu'ici, tenait mordicus à un toit fixe, est maintenant disposée à examiner une autre option.

    «Tout est sur la table. Ça nous donne l'occasion de revoir l'ensemble du dossier, a expliqué Mme Raic. Le fait que le consortium Dessau-EllisDon soit prêt à soutenir un concept de toit rétractable, c'est une première. Avant eux, personne ne s'était avancé pour une telle solution en partenariat, c'est-à-dire en garantissant la fiabilité de l'ouvrage. Comme c'est une première pour nous, ça mérite d'être exploré.»

    Pour les partisans d'un toit rétractable, parmi lesquels l'architecte Roger Tallibert, une telle solution ouvrirait un nouvel horizon au Stade, qui pourrait alors accueillir des compétitions sportives de calibre international.

    En collaboration avec Infrastructure Québec, la RIO entend maintenant mener des analyses de marché, évaluer les besoins des clientèles potentielles et peser les avantages et les inconvénients des deux solutions pour ensuite définir les critères de l'appel d'offres. «Il ne faut pas oublier que nous avions un historique un peu malheureux avec nos deux toits qui ne se sont pas avérés de très grands succès», a signalé Mme Raic.

    C'est donc un retour à la case départ pour la RIO, qui s'apprêtait à conclure une entente avec SNC-Lavalin. La firme proposait un toit fixe en acier dont le coût était estimé à 300 millions. La RIO devrait être en mesure de lancer le nouvel appel d'offres d'ici quelques mois.

    L'intérêt démontré par la RIO pour un toit rétractable n'est pas pour déplaire à Dessau. «Nous accueillons avec satisfaction la décision de la RIO parce que ça va nous donner l'occasion de participer à l'éventuel appel d'offres», a prudemment déclaré Katia Reyburn, directrice des communications de Dessau.

    La possibilité de couvrir le Stade d'un toit ouvrant a réjoui Gérald Tremblay, a indiqué hier Bernard Larin, attaché de presse au cabinet du maire. Le maire est «très heureux» de l'ouverture démontrée par la RIO et le gouvernement du Québec pour une «solution qui permette toutes les options de flexibilité» », a-t-il dit.

    Il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires de SNC-Lavalin.
     
     
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