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Une guerre de l'eau à Montréal

Des groupes exigent la fin du «détournement de l'eau du réseau public» depuis un an à des fins commerciales

Fabien Deglise   7 septembre 2010  Montréal
PepsiCo remplit ses bouteilles de marque Aquafina vendues au Québec avec de l’eau provenant de l’aqueduc de la Ville de Montréal.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
PepsiCo remplit ses bouteilles de marque Aquafina vendues au Québec avec de l’eau provenant de l’aqueduc de la Ville de Montréal.
L'utilisation depuis près d'un an par la multinationale PepsiCo de l'eau du robinet de Montréal pour remplir ses bouteilles d'eau de marque Aquafina offusque au plus haut point des organismes de défense et de protection de ce bien commun.

En choeur, ils réclament à l'administration Tremblay une modification radicale du régime fiscal afin de limiter ce qu'ils appellent le «détournement de l'eau du réseau public» vendue à prix fort par PepsiCo après une «transformation mineure». Un changement de cadre que la Ville n'envisage toutefois pas pour le moment.

«L'eau du réseau d'aqueduc de Montréal est une eau potable de qualité financée par les contribuables», a indiqué au Devoir Daniel Cayley-Daoust, de l'Institut Polaris, un groupe qui mène actuellement campagne pour un plus grand respect de l'eau au Canada et pour l'éradication de l'environnement des millions de bouteilles d'eau en plastique consommées chaque année. «Que cette eau publique soit puisée par une multinationale et embouteillée pour en tirer un profit, c'est tout simplement inacceptable.»

Depuis plus d'un an, le géant américain de l'agroalimentation, célèbre pour ses boissons gazeuses et autres liquides, a en effet transféré à Montréal, dans son usine de l'arrondissement Saint-Laurent, son unité de production d'eau Aquafina. Cette eau, puisée à même le réseau d'approvisionnement municipal, provenait auparavant des aqueducs de Mississauga en Ontario ainsi que de ceux de Philadelphie en Pennsylvanie.

L'eau du robinet de Montréal, ainsi embouteillée, alimente désormais le marché du Québec, marché dont les principaux consommateurs, d'un point de vue démographique, se situent dans la grande région de Montréal. Pour le reste du Canada, l'Aquafina est plutôt tirée des robinets de Peel, en Ontario, ou de Vancouver, en Colombie-Britannique. L'Institut Polaris estime qu'un tiers de l'eau en bouteille vendue au Canada est de l'eau du robinet surtraitée.

Tout comme l'eau Dasani, de son concurrent Coca-Cola, l'Aquafina de PepsiCo se présente sur l'emballage comme une eau traitée déminéralisée. En substance, cela indique que l'eau de la distribution publique, initialement traitée par les services municipaux pour être potable, a été débarrassée de tous ses sels minéraux et traces de chlorures par un procédé dit d'osmose inversée et d'ozonisation. Ces eaux sont alors vendues par les deux multinationales en tant que produit prétendument «plus pur».

Aucune entente entre Pepsi et la Ville

La Ville de Montréal a indiqué au Devoir qu'aucune entente particulière n'avait été signée avec la multinationale américaine pour cette exploitation de l'eau de la distribution publique. Les ponctions d'eau se font en effet dans le cadre de la réglementation actuelle qui impose une taxation spéciale aux grands utilisateurs d'eau, soit les entreprises qui sur une base annuelle puisent plus de 100 000 m2 d'eau potable du réseau.

Pepsi doit également acquitter une taxe locale pour sa consommation d'eau ainsi qu'une redevance applicable aux bâtiments qui possèdent des tuyaux d'eau surdimensionnés pour se brancher au réseau d'aqueduc de la Ville. C'est le cas de son usine du boulevard Thimens de l'arrondissement Saint-Laurent.

Selon les informations obtenues par Le Devoir, en 2009, l'usine de PepsiCo de Montréal s'est approprié plus de 540 millions de litres d'eau municipale pour remplir ses bouteilles d'Aquafina, mais aussi pour fabriquer l'ensemble de ses autres boissons, dont le Pepsi, le 7UP et le Mountain Dew font partie. Le tout pour une facture fiscale totale de 526 816 $, indique l'administration municipale. Cela équivaut à un achat massif d'eau au prix de 10 cents les 100 litres. Rappelons que, sur le marché de l'eau en bouteille au Québec, l'Aquafina, issue des robinets de la ville de Montréal, se vend entre 3 et 6 $ le litre.

«Nous dénonçons cette pratique depuis des années et nous allons continuer à le faire, a commenté Martine Chatelain, présidente de la Coalition Eau Secours!. Les consommateurs doivent arrêter d'acheter cette eau qui n'est pas plus potable que celle qui sort de leur robinet. Quant à la Ville, elle devrait à l'avenir se poser des questions sur cette pratique, mais également exiger de ces entreprises des redevances plus élevées pour l'utilisation de l'eau de son aqueduc afin d'en réduire l'attrait.»

Tout en soulignant le grotesque de ce commerce de l'eau du robinet, Mme Chatelain dit vouloir interpeller l'administration municipale dans les prochains mois, afin de l'inciter à réduire sa consommation de bouteilles d'eau en plastique. Entre 2005 et 2008, les bouteilles d'eau ont représenté 90 % de l'augmentation des contenants recyclables ici, selon Recyc-Québec. L'an dernier, la Fédération canadienne des municipalités (FCM) a demandé à ses membres de mettre fin à l'usage de l'eau embouteillée dans les établissements municipaux. Toronto et Québec se sont dits sensibles à cette demande. Montréal n'a pas encore pris position.

Malgré nos nombreux appels, il n'a pas été possible de parler dans les derniers jours à un représentant de la multinationale PepsiCo au Québec. Par la voix de son porte-parole, Philippe Sabourin, la Ville a pour sa part indiqué ne pas avoir l'intention pour le moment de revoir son régime fiscal sur l'utilisation de l'eau par les grands consommateurs privés.

À l'échelle provinciale, Québec se prépare à imposer en janvier prochain une redevance sur l'utilisation de l'eau par les grands embouteilleurs de la province. Un projet de loi est à l'étude. S'il est adopté, il pourrait prendre la forme d'une taxe de 0,00007 $ — ou sept millièmes de cent —, par litre d'eau souterraine puisée à des fins commerciales et revendue par la suite environ 2 $. Les eaux d'aqueduc ne sont pas visées par ce cadre législatif en formation.
 
 
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  • Socrate
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 06h54
    pompiers
    À quand les canalisations des pompiers pour alimenter l'industrie des gazs de schiste dans les municipalités?

  • Louis Rousseau
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 07h28
    Tant qu'à boire de l'eau en bouteille
    Je préfère qu’elle vienne de Montréal plutôt que d’Ontario ou d’ailleurs… Ou puisé à même nos rivières ou lacs du nord.

    De toutes façons ces bouteilles seront toujours présentes dans les commerces à moins qu’on les interdise.

    Ceci dit, le choix est au consommateur d’acheter ou non de l’eau du robinet embouteillée par une autre méchante compagnie capitaliste Américaine. :)

  • Claude Girard
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 07h51
    PepsiCo ou les Bougons?
    Est-ce l'auteur des Bougons qui a inspiré PepsiCo ou le contraire? Souvenez-vous de cette délirante émission où la famille dysfonctionnelle décide d’embouteiller de l’eau à partir de leur robinet de cuisine et du boyau d'arrosage, de vendre les bouteille et faire de l’argent. S'il est l'auteur de l'idée, l'auteur des Bougons devrait-il toucher des dividendes?
    Claude Girard

    P.S. Je n'arrive pas à trouver le nom de l'auteur. Insérez le s'il vous plaît.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 08h20
    Refroidissement
    Et l'eau potable qui sert au refroidissement, qu'est-ce que la ville fait avec elle?

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 08h21
    Piège à cons destiné aux consommateurs
    Une eau vendue en bouteille et supposément de source naturelle, mais qui provient plutôt de l'aqueduc de Montréal et ce, au Québec, l'un des territoires renfermant les plus grandes réserves d'eau potable au monde !

    Encore un cas où les consommateurs se font piéger, se font traiter comme des cons par une entreprise privée !

    Et l'attitude de la Ville de Montréal dans ce dossier (la compagnie Pepsi ne paie que des miettes en taxes municipales pour tous les millions de litres d'eau qu'elle puise à même l'aqueduc municipal) n'est guère plus glorieuse !

  • Daniel Vézina
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 08h56
    Le plus triste dans tout ça...
    ...c'est qu'il y a encore des gens pour payer pour cette eau qu'ils ont gratuitement de leur robinet.

    Donc, rien de mal pour Pepsi, d'autant plus que la provenance de cette eau est très bien indiqué sur la bouteille. Lors de son arrivée dans nos marché, AquaFina provenait du réseau d'aqueduc New Yorkais; cela m'avait fait bien rire de voir les gens s'abreuver de ça et de leur expliquer d'où cela venait... Trop drole de voir leur visage grimacer...

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 09h19
    Du capitalisme sauvage.
    J'ignorais que l'eau Aquafine provenait de l'aqueduc municipal. Ce n'est pas écrit sur les bouteilles.

    Comme il faut toujours surveiller ces capitalistes prédateurs,sauvages et tricheurs.

  • André Caron
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 09h23
    Pourquoi?
    Sommes-nous trop BÊTES pour négocier convenablement?
    Aimons-nous DONNER nos ressources naturelles?
    Pourquoi?

  • dojinho
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 09h25
    L'absurdité du capitalisme déchaîné
    Je serais curieux d'apprendre combien il en coûte aux contribuables de la ville pour produire les 540 millions de litres d'eau municipale soutirés par une multinationale étrangère pour le seul profit de ses actionnaires?

    Je doute qu'en période de canicule, quand on sensibilise les gens à réduire leur consommation pour l'arrosage du gazon, cette industrie se prive en fermant un peu les robinets...

    Parallèlement à l'absurdité de nous vendre de l'eau de notre propre aqueduc, on gaspille une ressource pétrolière de plus en plus rare (et combien polluante) pour embouteiller, emballer et distribuer ce produit.

    Un vidéo intéressant sur le sujet : http://storyofstuff.org/bottledwater/

  • Sanzalure
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 09h48
    Le triomphe de l'ignorance
    C'est certain que les capitalistes sont des rapaces, mais c'est facile pour eux parce que leurs proies sont stupides. Au lieu de s'attaquer aux profiteurs en haut de l'échelle, il faudrait réveiller les endormis en bas de l'échelle.

    Serge Grenier

  • Jean-François Robert
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 09h51
    Des précisions SVP... et un autre exemple d'aberration
    Si je comprend bien votre article, Pepsi paie 1$ par m³ l'eau qu'elle prend sur le réseau de Montréal et le gouvernement parle d,une taxe à l'échelle provinciale de 0.07$ par m³
    Dans le cas de Montréal, une redevance de 0.07$ porterait le coût de l'eau prélevée à 1.07$ par m$ ???
    Un exemple d'aberration :
    Je vis au Lac St-Jean et ma municipalité fournit une eau de très bonne qualité (la 2eme après Amos), d'origine souterraine. Or la ferme que j'exploite paie cette eau autour de 0.20$ le m³ pour une consommation annuelle moyenne d'environ 1750m³.
    L'usine de cogénération locale utilise cette même eau potable pour refroidir sa turbine et la paie 0.06$ le m³ pour une consommation d'environ 600 000m³ par an (20% de la production de la Ville) .
    à la maison, si je divise notre taxe annuelle par notre consommation,
    170$ / 146 m³ (en 2009), nous payons 1.16$ par m³
    Le coût de production de cette eau (pompage et distribution) est de 0.12$ par m³, soit près de 2 fois celui que paie l'usine ce qui équivaut à une subvention directe d'environ 36,000$ par an .
    Moi, j'y vois une injustice criante à l'opposé de toute cette prétention au développement durable, dont l'une des composantes est l'équité sociale.

    JF Robert
    St-Félicien

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 09h52
    Donc, cette marque vient de l,eau du robinet.
    Emmenez-moi vos bouteilles, je vais vous chargez moins cher.

  • jean-claude Vincent
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 09h52
    Et ça continue !
    J.F. LIsée nous dresse ce matin un portrait de nos bons gouvernements qui depuis des décennies laissent aller nos richesses naturelles pour rien, comme si elles n'appartenaient pas à l'ensemble des Québécois, maintenant c'est la Ville de Montréal et ses citoyens qui dépensent pour traiter l'eau au profit de Pepsi Cola. C'est ainsi qu'on est supposé créer de la richesse.
    Malheureusement en limitant les redevances nous ne la créons pas pour notre société mais pour les vautours qui gravitent autour de nos bons gouvernements laxistes et incompétents quand ils ne sont pas tout simplement corrompus.
    Ensuite on nous accuse de cynisme!

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 09h53
    Il me semblait que sauver la planète était plus important
    Une crise de l'eau dans un pays d'abondance, faut le faire. Mais Montréal est si mal administré que celà mçne me surprend pas. Imaginez les pays qui eux sont obligé de transformer de l'eau de mer pour s'abreuver.

    L'eau , la faim et les maladies tuent plus d'humains que le CO2 qui est utilisé dans les boissons gazeuses, dans la glace artificielle, pour la torréfaction du café et pour la bière à pression.

    Mais nos montréalais ont décidé de devenir des missionnaires du sauver la planète sous l'instigation du théologien Steven Guilbault qui est présentement plus préoccupé de la construction de son temple vert qu'autre chose. Alors vivez comme des missionnaires en pays de mission, manquez d'eau potable.

    Le consensus de Copenhague véhicule ces valeurs de partage de l'eau, des denrées et de soins adéquats partout dans le monde. Sauver des humains c'est plus important que sauver la planète. On peut la respecter mais tenter de contrôler le climat c'est utopique.

    http://www.copenhagenconsensus.com/Home.aspx

    Il me semblait que sauver la planète était plus important que l,accès à l'eau, è l'énergie et aux denrées alimentaires.

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    mardi 7 septembre 2010 09h54
    Les Lave autos
    Les pétrolières paient -elles pour l'utilisation sans limite de l'eau pour leur lave-auto ?

  • BROMONTOIS
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 10h07
    EN VOULEZ VOUS DE L'ABSURDITÉ.
    Pour recycler on rince des contenants de plastique de peu de valeur avec de l'eau traitée puis on les accumule dans un bac dont la ceuillette aura lieu 52 fois dans l'année contre 34 fois pour les ordures ménagères. Puis le contracteur, pour sauver du salaire, emploi un camion qui fait tourner rapidement son moteur pour alimenter un circuit hydraulique qui élève le conteneur au desssus du camion pour la collecte. Donc on a plus que doublé l'utilisation du pétrole et la pollution aérienne pour soit disant diminuer la pollution du sol.
    On ne surtaxe pas l'utilisation du styrofoam pour l'emballage et on ne force pas l'utilisation du papier mâcher en remplacement ce qui résoudrait le surplus de papier et carton recyclé qui sont recamionné dans les dépotoirs après les avoir récupérés.
    Dormons bien car nous récupérons !!!

  • jpz
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 11h17
    La ministre de l’environnement du Québec annonce que QUÉBEC imposera des sérieuses redevances pour le captage 70 $ du million de litres pour les breuvages commercialisés

    Mme Line Beauchamp annonce que QUÉBEC imposera des sérieuses ... redevances
    pour le captage 70 $ du million de litres pour les breuvages commercialisés
    ou l’utilisation de l’eau pour les procédés industriels à 25 $ du million de litres.

    Dès le départ l’utilisation de l’unité de calcul est anormale et hors normes …

    Alors si on dit 7 ¢ du mille litres ou mètre cube pour l’embouteillage ou 7/1000 ¢ du litre.

    Une piscine hors terre de 6 m ( 21 pieds ) de diamètre remplie à 1 m 25 ( 4 pieds ) = 35 ooo litres d’eau

    Ainsi, 35 000 litres d’eau embouteillée = 2.45 $ de redevances
    si je vendais à 1$ le litre toutes taxes incluses j’aurais à verser un gros 2.45 $ de redevances au ministère du revenu du Québec. Ainsi, on comprend pourquoi les québécois consomment autant d’eau en bouteilles que d’eau de robinet qui est pourtant reconnue aussi bonne pour la santé dans la plus part des municipalités.
    Sans considérer la pollution pour fabriquer, transporter et disposer des bouteilles jetables.

    Selon moi, le gouvernement devrait imposer au moins 2 ¢ le litre pour l’eau pour breuvage.
    Soit, si on revient à l’unité de madame la ministre, 20,ooo $ le million de litre
    ou 20 $ la tonne =1000 litres,
    48¢ pour une caisse de 24 litres d’eau osmosée .
    48¢ pour une caisse de 24 l de boisson douce !
    A peine 10¢ sur une caisse de 24 petites bières !
    Je ne pense pas que cela ferait dommage aux embouteilleurs mais cela conscientiserait les citoyens consommateurs sur la valeur de ce bien essentiel à la vie.

    Enfin, il serait fondamental et essentiel que le ministère fasse faire une caractérisation et une évaluation de la capacité de remplissage ou fourniture des nappes phréatiques et des sources d’eau douce du Québec.
    Considérant, la réalité que l’eau pour les besoin agricole retourne à la source, que l’eau pour les procédés industriels retourne aussi au fleuve ainsi qu’un bonne portion de l’eau po

  • Gilles Delisle
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 11h33
    Retour en force du duplessisme.
    On disait de ce premier ministre d'hier, qu'il vendait le fer de nos mines à 0,01/la tonne. Aujourd'hui, on apprend que sous le gouvernement actuel, les redevances pour l'extraction du gaz de schiste rapporte 3,5 millions par année au gouvernement, en redevances, alors qu'en Colombie-Britannique, les redevances au gouvernement équivaudraient à 3,5 milliards! Ce matin, voici donc que la Ville, en toutes connaissances de cause, donne son eau à une multinationale qui nous la revend au prix cher, en laissant quelques dollars à la ville, en redevances! Le Québec se fait avoir depuis trop longtemps, grâce à la complicité de dirigeants à la solde des amis du parti, et à la solde des entrepreneurs, qu'ils soient petits ou gros. Est-ce que ce peuple, un jour, va enfin crirer et agir pour se faire respecter! J'attends le signal!

  • F. Boucher
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 11h46
    STOP
    L'eau est un bien commun pour lequel nous payons tous. PepsiCo nous en dépouille pour l'embouteiller et nous la vendre. Cela s'appelle du VOL dans tous les dictionnaires. CESSEZ de boire de l'Aquafina ou tout autre eau embouteillée. Montréal produit une eau parmi les meilleures au monde.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 11h55
    Ce qui n’est pas normal
    Attention! L’eau de l’aqueduc n’est que la matière première de l’eau embouteillée. En effet, l’eau de l’aqueduc est traitée et déminéralisée (débarrassée de tous ses sels minéraux et traces de chlorures par un procédé dit d'osmose inversée et d'ozonisation ) avant d’être mise en bouteille. Il est donc normal que l’eau en bouteille soit vendue plus cher que l’eau du robinet.

    Ce qui n’est pas normal, c’est que les compagnies qui embouteillent l’eau du robinet ne paient pas le plein prix que cette eau coûte à la Ville de Montréal.

    Une autre chose qui n’est pas normale, c’est que les gens, par snobisme ou souci de santé exagéré, continuent à boire de l’eau embouteillée même si l’eau du robinet est très saine …

  • jpz
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 12h05
    Les québécois commenceraient-ils à s'appercevoir qu'ils sont bonasses sans le savoir... ?
    POURQUOI
    le Québec ne perçoit-il pas des redevances honnêtes ?
    POURQUOI
    Les québécois bradent leurs ressources naturelles ?
    POURQUOI
    une telle générosité pour subventionner les profits aux propriétaires de ces entreprises

    électricité ; rabais aux alumineries tarifs L garantis pour 25 ans pour RTA
    TAG de Bécancour TCE plus de 500 M$ pour ne pas produire.
    exportation d'électricité à rabais hors Québec ( Vermont 6 ¢/KWh )

    Gaz de schiste ; pour l'exploration quelques 3,5 M $ pour le Québec comparés aux 3,5 G$ de la Colombie Britanique ( 1000 X plus )
    pour l'exploitation congé de redevances de 5 ans

    eau ; .0007 ¢ du litre pour Pepsico, Naya, Cocacola, Dasani pour les embouteilleurs d'eau d'aqueduc ou de puits
    .0007 ¢ du litre pour les embouteilleurs de boissons douces
    .0007 ¢ du litre pour les brasseries
    .00025 ¢ du litre pour les procédés industriels

    produits miniers ??? des redevances équitables et obligation de restauration des sites
    produits forestiers ??? des abus de coupes qui produisent des surplus...
    fermetures et délocalisations de moulins à papier...

  • Guillermo Navarro Garcia
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 12h10
    Coca Cola avait fait la même chose au Royaume Uni
    Coca Cola avait fait la même chose au Royaume Uni. Lorsque la presse avait révélée qu'il s'agissait ni plus ni moins que de l'eau du robinet cela avait paru tellement grotesque aux britanniques que les ventes de cette eau s'était littéralement écroulée en quelques jours. Coca Cola a alors arrêté cette usine et stopper tous les projets de développement d'usines équivalentes en Europe. Ils se sont depuis replier sur les eaux de source, ce qui semble au final plus censé.

  • Wina Forget
    Inscrite
    mardi 7 septembre 2010 12h50
    Travailler les consciences
    Il y a longtemps que je sais qu'Aquafina est une eau de robinet et ça fait longtemps que je n'achète plus leur produit. Pourquoi les Québécois ne savent jamais se qui se passe chez eux !? Nous avons un gros travail de conscientisation à faire. L'ignorance et la déresponsabilisation nous tuent depuis trop longtemps.

  • Jean Yves Arès
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 13h14
    Vente a profit par la ville...
    @ Raymond Saint-Arnaud, la ville vend son eau déjà a profit a environ 5 fois le prix qui lui en coûte pour son traitement. Juste a vous référer au commentaire plus haut de Jean François Robert., ses chiffres correspondent tout a fait avec les contrats qui la ville ici signe pour la fourniture d’eau, soit au alentour de ,20$ le mètre cube (1,000 litres).

  • Alexis Beauchamp
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 13h20
    Mètres cubes
    Merci M. Deglise pour cet article intéressant, qui soulève des questons pertinentes.

    Par contre je crois qu'une erreur s'est glissée: on parle bien de mètres cubes et non de mètres carrés, dans cette phrase "sur une base annuelle puisent plus de 100 000 m2 d'eau potable du réseau"?

    Aussi, je suis sceptique face à votre affirmation que l'eau Aquafina se vend entre 3 et 6$ le litre...

    cordialement

    Alexis Beauchamp

  • FINZI
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 13h41
    merci
    Merci pour cet excellent article d'utilité publique
    Ces arnaques et abus devraient être dévoilés pour permettre aux citoyens-consommateurs de décider en connaissance de cause.

  • HiReLiNG
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 13h50
    L'histoire de l'eau embouteillée
    Plus de raison de feindre l'ignorance :
    http://www.storyofstuff.org/bottledwater.php

  • Michel HAins
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 13h58
    Ville sans abreuvoir
    Dans touts les arrondissements, il est très rare de pouvoir trouver des abreuvoirs dans les lieux publics. Par contre des kiosques avec bouteilles d'eau en vente, aucun problème.
    Prenez pour exemple la nouvelle place des spectacles, elle nous offre une orgie de fontaines pour le plaisir des yeux mais pas d'abreuvoirs publics.
    Serait-ce que cela causerait un conflit d'intérêt avec les produits dérivés des entreprises de festival supposés être sans but lucratif.
    Une bonne façon de diminuer sensiblement les bouteilles de plastique d'eau serait de donner accès aux gens des points d'eau pour se rafraichir.
    Comme cela était il y a à peine une vingtaine d'années.
    Les abreuvoirs ont eu le même sort que les cabines téléphonique publiques ?

  • Marie-Cecile Plante
    Abonnée
    mardi 7 septembre 2010 15h09
    @ Claude Girard (mardi 7 septembre 2010 7h51)
    Le nom que vous cherchez (l'auteur de la télésérie Les Bougons) est François Avard. Heureusement ou malheureusement, c'est la série qui est inspirée de la réalité et non l'inverse...

  • Joseph Morin
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 15h48
    Scandale?
    PepsiCo consomme 540 millions de litres d'eau à Montréal... et le scandale éclate! Mais, si on fait un petit calcul, on constate qu'il n'y a pas vol:

    1000 litres d'eau = 0,31$
    Taxes municipales payées par PepsiCo = 526816$

    Cette somme équivaut à 1,7 milliards de litres d'eau potable. PepsiCo en consomme moins du tiers; donc j'imagine que la ville de Montréal y trouve son profit.

    Je ne dis pas qu'il ne faut pas de redevance sur l'eau; je dis seulement que l'eau potable employée par PepsiCo n'est pas payée par les autres contribuables.

    Un scandale qui tombe à l'eau!

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 16h09
    L’eau traitée par ozonation n’est pas sans risque
    L’eau traitée par ozonation n’est pas sans risque. En effet, « Les bromates, formés par la réaction de l’ozone sur les bromures, ont été classés dans la catégorie 2B des produits cancérigènes par le Centre International de Recherche sur le Cancer. » (Compagnie GLS, http://www.gls.fr/memotec29.htm).

    Plusieurs villes américaines s’interdisent l’achat d’eau en bouteilles.

  • Duduche
    Abonné
    mardi 7 septembre 2010 18h10
    Pour boycotter, il faut lire les étiquettes
    Et c'est pas évident quand on apprend que le Québec compte 49% de sa population active (entre 16 et 65 ans) comme ayant des difficultés de lecture. Et ceci explique bien des cela. Question de santé publique, puisqu'il est question de bien s'alimenter, il faut lire les étiquettes des produits, pas juste regarder les images... et le prix. Lorsqu'il est question de s'informer sur les politiques publiques de nos gouvernements et des grandes sociétés d'état, beaucoup s'abreuvent aux «radios-poubelles» et aux autres clips d'information pour consommation rapide. Et nos politiciens rafforlent de ces méthodes de commmunication pour escamoter des pans entiers de la vérité. Et ainsi de suite.
    Décourageant!

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 7 septembre 2010 18h16
    Une aberration de plus
    Quelqu'un dit que l'eau de Montréal est une des meilleures au monde. Reste à en convaincre la population. Ce n'est pas évident puisqu'elle est puisée dans le fleuve, en amont de Montréal mais en provenance des Grands Lacs. La ville ne fait pas beaucoup la promotion de son eau, ce qui pourrait en dissuader quelques uns d'acheter des bouteilles. Il est préférable que les sels minéraux ne soient pas retirés de l'eau potable car alors l'eau devient électronégative et trouve son équilibre en allant rechercher ces sels dans notre corps, c'est du moins ce qu'on m'a appris. On ne boit pas de l'eau distillée par exemple. Si Montréal accepte la situation décrite ici sans sourciller, je me demande ce qu'elle accepte d'autre, d'inavoué. J'ai peur pour nous.

  • le joual vert
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 19h01
    À l' Eau
    Il n' y a rien de trop sacré pour le capitalisme sauvage. La rarification des ressources, le réchauffement planétaire, les besoins industriels,agricoles et l'augmentation de la population mondiale feront augmenter la pression au robinet.

    La source d' approvisionnement en eau deviendra la raison de guerres plus effroyables que celles déjà connues . C' est prévisible à court terme. Pour parodier le sens de l' humour noir: '' Sauvons l' eau. Buvons de la bière''. Au moins la bière contient de l' eau normalisée d' après les plus hauts standards et elle se conserve bien dans du verre. C' est curieux la bière embouteillée dans du verre recyclable, non? Le plastique et ses molécules en suspension sont peu recommandables surtout pour de la bière, le vin et les alcools.

    Je suis perplexe devant ce problême de société et je voterai volontiers pour un gouvernement qui nationalisera les ressources aquifères.

    Mario-François Desroches

  • Andres Espitia
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 19h43
    L'INDE, un bon exemple
    L'Inde a obtenu son indépendance de l'Angleterre sans utiliser des armes. L'Inde a obtenu son indépendance en CASSANT les MULTINATIONALES ANGLAISES, en évitant de consommer ses produits. Nôtre meilleure arme pour éviter ces déchets d’bouteilles plastiques et argent est d'éviter l'eau mise en bouteilles.

  • Andres Espitia
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 20h10
    Lecteurs : Meilleure analyse s'il vous plaît
    Le Monsieur Morin a effectué les calculs corrects. L'entreprise paye de bons impôts à la ville (540000m3*$0.31=167400) ($526816/$167400=3.14). L'entreprise paye ce qui est triple du prix commun. Le véritable problème est le prix de la vente, son impact environnemental et son existence inutile (dans des bouteilles plastiques dans un territoire RICHE en eau potable).
    PS : 540 MILLIONS DE LITRES = 540000 m3. Prix m3=$0.31

  • Michel Lacey
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 00h36
    L'eau du Canada au service des USA
    Ils nous vendent notre propre eau. On leur achète notre propre eau. On leur a permis de venir fabriquer leurs produits ici (Blue Moon, Coke...) et de laisser partir une très large portion de la production vers chez-eux. Ils savent comment détourner l'Aléna puisque c'est leur eau qu'ils économisent en utilisant la nôtre.

    Jusqu'à quand allons nous tolérer? On dort au gas.

  • Francois
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 08h29
    La ville est complice des entreprises d'exploitation
    Je me suis trouvé au Vieux -Port de Montréal au centre au service de toilete et la v ille à enlevé l'abrevoir qui s'y touvait pour le remplacer par des distributrices. C'est nous prendre en otage et nous forcer à prendre de l'eau embouteillé et nous faire croire que c'est meilleur. L'eau est inodore donc aucune saveur particulière et incolore. Ne nous laissons pas blairer par ces campagnes superficiels de marketing. Et portons plainte au Vieux-Port pour avoir accès au bien que l'on débourse déjà.

    C' est innaceptable que le maire priorise les entreprises avant ces citoyens. Ce n'est pas pour cela qu'on le paie. Et remarqué que dans les parcs de la ville il n'existe plus d'abrevoir comme autre fois quand l'embouteillage d'eau n'était pas mis à profit.

  • J F C Lemay
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 09h41
    Calmez-vous
    Une compagnie prélève de l'eau d'aqueduc, la purifie, l'embouteille et la livre aux revendeurs. Elle paie un prix fixé par la ville pour l'utilisation commerciale d'eau du robinet. Quel est le problème?

    Lorsque j'ai lu l'étiquette d'Aquafina, j'ai bien vu qu'elle ne disait pas 'eau de source'. Je ne savais pas qu'elle provenait de l'aqueduc de Montréal, mais je savais qu'il s'agissait simplement d'une eau refiltrée, comme par un filtre Brita.

    J'aimerais que la société trouve une solution au problème de l'eau embouteillée: grande consommation de plastique et d'énergie pour acheminer les bouteilles aux consommateurs... Mais c'est un problème plus vaste, et qu'il ne faut pas confondre avec le fait qu'une compagnie embouteille l'eau du robinet (refiltrée).

    Aquafina et ses concurrents ne dupent pas le consommateur. Ils ont le droit de vendre un produit au prix qu'ils veulent, même si la matière première ne coûte presque rien.

    Voici une bouteille d'Aquafina; elle dit 'eau filtrée'; elle coûte 2$. Voulez-vous l'acheter? Il a beaucoup de gens qui l'achètent, je suppose qu'ils ont soif et qu'il n'y a pas d'abreuvoir à proximité! Il s'agit simplement d'un marché entre deux parties consentantes.

    Encore une fois: le problème de société réside bien plus dans la consommation d'eau embouteillée, que dans l'origine de cette eau.


    Je me prononce uniquement sur l'utilisation de l'eau d'aqueduc pour la fabrication d'eau embouteillée. Il y a d'autres utilisations d'eau d'aqueduc, par exemple pour la climatisation commerciale, et d'autres utilisations d'eau à grande échelle, par exemple pour le raffinage des sables bitumineux, avec lesquelles je ne suis pas d'accord.

  • Limila
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 10h29
    2ème mensonge !
    En accord avec la plupart des commentaires précédent, je voudrais ajouter un élément de réflexion : les sels minéraux.

    En effet, les sels minéraux sont indispensables à notre organisme. Donc, boire de l'eau sans ses sels minéraux est une aberration.

    Ces compagnies, et les décideurs qui les soutiennent, vont ainsi à l'encontre de la santé des consommateurs en plus de les abuser commercialement.

  • Commonsens
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 11h30
    DU VOL PUR ET SIMPLE!
    - Mes impôts paient pour l'usine de traitement de l'eau et paient l'eau à traiter.

    - Mes Taxes paient pour essayer de nettoyer les sources d'eau.
    ...
    - Une société américaine prend l'eau de MON robinet pour presque lgratuitement et me revende cette meme eau à un taux de 2000%. (certains vont même jusqu'à croire que c'est de l'eau de source!!)

    - On me demande de réduire ma consommation d'eau alors que cette société engloutit 540 millions de litres par an.

    - Les bénéfices quittes le pays pour aller aux États-Unis.


    Et certains trouve cela tout à fait normal?!?! seulement les politiciens et les americains!

    Mais c' est du VOL pur et simple!
    Cette eau appartient aux payeurs de taxes Quebecois, cette ressource naturelle appartient au gens: PAS a une corporation et de plus est, etrangere!!

    Les personnes responsables de ce vol et arnaque devrait être pendu sur le parvis de l'hôtel de ville et que «racket» terminé tout de suite.
    Une enquette publique devrait etre mise en branle immediatement et une interdiction ce genre de pratique mise de l'avant!


    Nous somme envahit et assimilés sans le savoir et sans le combattre: la nationalisation de nos ressources (tout) est la seule façon de sécuriser nos actifs de corporation etrangere et de politiciens véreux,

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 23h52
    Des services publique excécrabe
    @Michel HAins excellent commentaire. C'est comme le transport en commun ex: le métro sans toilette. Pas de solution autre que les bouteilles dans les lieux publique autant acheter d'ici avec tout cde qui suit emploi moins de transport.

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