Couvent Mont-Jésus-Marie - Les contestataires iront devant les tribunaux pour dénoncer un «déni démocratique»
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Le Rassemblement pour la sauvegarde du Pavillon 1420 Mont-Royal a envoyé vendredi une lettre au ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, pour obtenir son appui.
Le groupe de citoyens montréalais qui s'oppose à la transformation de l'ancien couvent Mont-Jésus-Marie en luxueux condos se tourne aujourd'hui vers les tribunaux pour contester le projet.
Un membre du Rassemblement pour la sauvegarde du Pavillon 1420 Mont-Royal déposera un recours au palais de justice de Montréal aujourd'hui pour dénoncer le «déni démocratique» de l'administration Tremblay. La nature du recours était encore à l'étude hier. «Dans une société démocratique, l'administration ne devrait pas faire exprès de poser des gestes qui vont à l'encontre de la volonté des citoyens», dit l'ex-député et membre du rassemblement Daniel Turp. Il fait notamment référence à la décision de la semaine dernière du comité exécutif de recommander au conseil municipal l'annulation complète d'un règlement qui allait déclencher un référendum sur le projet.
Ce règlement, qui visait le stationnement et l'éclairage entre autres sujets, a été utilisé par 278 citoyens de l'arrondissement d'Outremont pour ouvrir un registre sur le projet, ce qui forçait la tenue du référendum sur le contenu du règlement. En bloquant, par exemple, la construction d'un stationnement, les citoyens espéraient rendre le projet moins attirant pour le promoteur impliqué, le Groupe F. Catania. Le conseil municipal tiendra un vote ce soir au sujet de l'annulation du règlement. Les partis d'opposition entendent voter contre.
Des membres du rassemblement se présenteront au conseil ce soir pour demander à ce que soit bloquée toute décision en lien avec le pavillon jusqu'à ce qu'un tribunal se soit penché sur l'affaire.
Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Alan DeSousa, réitère que la Ville a respecté le processus démocratique dans ce dossier, en le faisant passer «par une analyse profonde où tous ont pu faire prévaloir leur point de vue, dont le conseil a tenu compte» avant de donner son feu vert au projet. Quant à l'annulation du règlement, il répète que le comité exécutif écoute la population en l'annulant, refusant de le voir comme une stratégie de citoyens mécontents pour bloquer le projet en entier.
La question du «déni de démocratie» doit être posée à l'envers, croit Alan DeSousa. «Le conseil municipal est une instance démocratique, il faut avoir un respect de ses décisions.» De plus, le recours en justice «est prématuré jusqu'à ce que le conseil municipal se soit prononcé» sur la proposition de l'annuler, affirme-t-il.
Le Rassemblement a envoyé une lettre au ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, vendredi, pour obtenir son appui. L'attaché de presse du ministre, Sylvain Bourassa, n'était pas en mesure de confirmer la réception de cette lettre hier ni d'indiquer si le ministre compte intervenir avant le conseil municipal de ce soir.
Les membres du rassemblement craignent qu'avec le Pavillon 1420 Mont-Royal, qui est encore une propriété de l'Université de Montréal, soit créé un précédent. «Il y a d'autres édifices de nature patrimoniale qu'on pourrait vouloir vendre», croit M. Turp.
Un membre du Rassemblement pour la sauvegarde du Pavillon 1420 Mont-Royal déposera un recours au palais de justice de Montréal aujourd'hui pour dénoncer le «déni démocratique» de l'administration Tremblay. La nature du recours était encore à l'étude hier. «Dans une société démocratique, l'administration ne devrait pas faire exprès de poser des gestes qui vont à l'encontre de la volonté des citoyens», dit l'ex-député et membre du rassemblement Daniel Turp. Il fait notamment référence à la décision de la semaine dernière du comité exécutif de recommander au conseil municipal l'annulation complète d'un règlement qui allait déclencher un référendum sur le projet.
Ce règlement, qui visait le stationnement et l'éclairage entre autres sujets, a été utilisé par 278 citoyens de l'arrondissement d'Outremont pour ouvrir un registre sur le projet, ce qui forçait la tenue du référendum sur le contenu du règlement. En bloquant, par exemple, la construction d'un stationnement, les citoyens espéraient rendre le projet moins attirant pour le promoteur impliqué, le Groupe F. Catania. Le conseil municipal tiendra un vote ce soir au sujet de l'annulation du règlement. Les partis d'opposition entendent voter contre.
Des membres du rassemblement se présenteront au conseil ce soir pour demander à ce que soit bloquée toute décision en lien avec le pavillon jusqu'à ce qu'un tribunal se soit penché sur l'affaire.
Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Alan DeSousa, réitère que la Ville a respecté le processus démocratique dans ce dossier, en le faisant passer «par une analyse profonde où tous ont pu faire prévaloir leur point de vue, dont le conseil a tenu compte» avant de donner son feu vert au projet. Quant à l'annulation du règlement, il répète que le comité exécutif écoute la population en l'annulant, refusant de le voir comme une stratégie de citoyens mécontents pour bloquer le projet en entier.
La question du «déni de démocratie» doit être posée à l'envers, croit Alan DeSousa. «Le conseil municipal est une instance démocratique, il faut avoir un respect de ses décisions.» De plus, le recours en justice «est prématuré jusqu'à ce que le conseil municipal se soit prononcé» sur la proposition de l'annuler, affirme-t-il.
Le Rassemblement a envoyé une lettre au ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, vendredi, pour obtenir son appui. L'attaché de presse du ministre, Sylvain Bourassa, n'était pas en mesure de confirmer la réception de cette lettre hier ni d'indiquer si le ministre compte intervenir avant le conseil municipal de ce soir.
Les membres du rassemblement craignent qu'avec le Pavillon 1420 Mont-Royal, qui est encore une propriété de l'Université de Montréal, soit créé un précédent. «Il y a d'autres édifices de nature patrimoniale qu'on pourrait vouloir vendre», croit M. Turp.
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