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Couvent Mont-Jésus-Marie - Les contestataires iront devant les tribunaux pour dénoncer un «déni démocratique»

Mélissa Guillemette   23 août 2010  Montréal
Le Rassemblement pour la sauvegarde du Pavillon 1420 Mont-Royal a envoyé vendredi une lettre au ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, pour obtenir son appui. <br />
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Le Rassemblement pour la sauvegarde du Pavillon 1420 Mont-Royal a envoyé vendredi une lettre au ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, pour obtenir son appui.
Le groupe de citoyens montréalais qui s'oppose à la transformation de l'ancien couvent Mont-Jésus-Marie en luxueux condos se tourne aujourd'hui vers les tribunaux pour contester le projet.

Un membre du Rassemblement pour la sauvegarde du Pavillon 1420 Mont-Royal déposera un recours au palais de justice de Montréal aujourd'hui pour dénoncer le «déni démocratique» de l'administration Tremblay. La nature du recours était encore à l'étude hier. «Dans une société démocratique, l'administration ne devrait pas faire exprès de poser des gestes qui vont à l'encontre de la volonté des citoyens», dit l'ex-député et membre du rassemblement Daniel Turp. Il fait notamment référence à la décision de la semaine dernière du comité exécutif de recommander au conseil municipal l'annulation complète d'un règlement qui allait déclencher un référendum sur le projet.

Ce règlement, qui visait le stationnement et l'éclairage entre autres sujets, a été utilisé par 278 citoyens de l'arrondissement d'Outremont pour ouvrir un registre sur le projet, ce qui forçait la tenue du référendum sur le contenu du règlement. En bloquant, par exemple, la construction d'un stationnement, les citoyens espéraient rendre le projet moins attirant pour le promoteur impliqué, le Groupe F. Catania. Le conseil municipal tiendra un vote ce soir au sujet de l'annulation du règlement. Les partis d'opposition entendent voter contre.

Des membres du rassemblement se présenteront au conseil ce soir pour demander à ce que soit bloquée toute décision en lien avec le pavillon jusqu'à ce qu'un tribunal se soit penché sur l'affaire.

Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Alan DeSousa, réitère que la Ville a respecté le processus démocratique dans ce dossier, en le faisant passer «par une analyse profonde où tous ont pu faire prévaloir leur point de vue, dont le conseil a tenu compte» avant de donner son feu vert au projet. Quant à l'annulation du règlement, il répète que le comité exécutif écoute la population en l'annulant, refusant de le voir comme une stratégie de citoyens mécontents pour bloquer le projet en entier.

La question du «déni de démocratie» doit être posée à l'envers, croit Alan DeSousa. «Le conseil municipal est une instance démocratique, il faut avoir un respect de ses décisions.» De plus, le recours en justice «est prématuré jusqu'à ce que le conseil municipal se soit prononcé» sur la proposition de l'annuler, affirme-t-il.

Le Rassemblement a envoyé une lettre au ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, vendredi, pour obtenir son appui. L'attaché de presse du ministre, Sylvain Bourassa, n'était pas en mesure de confirmer la réception de cette lettre hier ni d'indiquer si le ministre compte intervenir avant le conseil municipal de ce soir.

Les membres du rassemblement craignent qu'avec le Pavillon 1420 Mont-Royal, qui est encore une propriété de l'Université de Montréal, soit créé un précédent. «Il y a d'autres édifices de nature patrimoniale qu'on pourrait vouloir vendre», croit M. Turp.
 
 
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  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    lundi 23 août 2010 08h44
    Lâchez-pas!
    Il semble bien que ce soit tout ce qu'il nous reste: la contestation. Contre l'ineptie et la malhonnêteté des élus. Contre la cupidité et le manque d'envergure. Montréal stagne et le français s'y efface assez rapidement merci. Il fait de moins en moins bon vivre à Montréal. Pas jojo.

  • SusanK
    Abonné
    lundi 23 août 2010 08h47
    DÉMOCRATIE? MON OEIL!
    L'équipe Tremblay est passé maître dans l'art de berner les gens.

    À Pierrefonds récemment, il y a eu un référendum qu'ils appellent 'démocratique'. 68 changements de zonage passés d'un coup. Un 'one shot deal'. Impossible de l'arrêter.

    Pour contester ces zonages, il aurait fallu que 1,268 citoyens se présentent à l'arrondissement en 20 heures, soit de 09h à 19h pendant deux jours. Or, la ville sait que les gens travaillent généralement de jour et pas dans le secteur.

    Mais, en admettant que tous auraient été opposer ces changements, ils auraient perdu quand même. En faisant le calcul, 1268 divisé par 20 heures égale 63.4 personnes à l’heure. Pour simplifier encore plus, ça aurait pris plus d’une personne à la minute pour signer un livre dans une salle attitrée à cet effet.

    Il aurait fallu que tous les citoyens soient en superbe forme physique pour courir dans cette salle, signer le livre en vitesse pour laisser rapidement la place à un autre sans oublier qu’il aurait fallu aussi prendre le temps de montrer ses pièces d’identification.

    NON. LA DÉMOCRATIE N’EXISTE PAS À MONTRÉAL.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    lundi 23 août 2010 18h23
    Démocracie ??!!??
    Un groupe de citoyens, non élus, va contester devant les tribunaux, non élus, une décision du conseil municipal élu démocratiquement ! Et, ils appellent ça la démocratie!

    Un édifice patrimonial va recevoir une nouvelle vocation. Cet édifice va devenir un édifice de luxe d’habitation. Il va être rénové en respectant parfaitement les besoins patrimoniaux de l’édifice. Un groupe de citoyen veut tuer ce projet et laisser pourrir cet édifice.

    Et, ils appellent ça la démocratie. Ils appellent ça l’écologie. Ils appellent ça vert. Ils sont à la mode. Ce sont les bons, ce sont les sauveurs de la planète. A bat les méchants capitalistes. Sauvons les maringouins …

    Dans un autre ordre d’idées, c’est vraiment à se demander pourquoi l’université de Montréal vend, tandis que Mc.Gill et Concordia achètent et construisent. Typique. Le québécois francophone vend et l’anglophone achète et construit. Ça ne prend pas une 100 watt pour comprendre qui a le vent dans les voiles, qui a un avenir… et qui n’en a pas …

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