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    Le projet Bonaventure révisé ne soulève pas l'enthousiasme

    Montréal aurait mieux fait d'éliminer les autobus

    13 août 2010 |Jeanne Corriveau | Montréal
    Les autobus provenant de la Rive-Sud (en rouge) emprunteront un tracé sinueux afin d’éviter de percer le viaduc ferroviaire et épargner l’immeuble patrimonial de la New City Gas. Dans l’autre direction, les autobus emprunteront le futur boulevard Bonaventure (en bleu) en direction de la Rive-Sud.<br />
    Photo: source Ville de Montréal Les autobus provenant de la Rive-Sud (en rouge) emprunteront un tracé sinueux afin d’éviter de percer le viaduc ferroviaire et épargner l’immeuble patrimonial de la New City Gas. Dans l’autre direction, les autobus emprunteront le futur boulevard Bonaventure (en bleu) en direction de la Rive-Sud.
    La nouvelle mouture du projet de réaménagement de l'autoroute Bonaventure a été accueillie sans enthousiasme hier tant par les partis d'opposition à l'Hôtel de Ville que par les résidants du secteur. La Ville a beau avoir amélioré le tracé du corridor d'autobus Dalhousie, elle aurait mieux fait d'éliminer la source du problème, soit les autobus eux-mêmes, disent-ils.

    Le maire Gérald Tremblay a confirmé hier que la Ville avait revu le parcours des autobus desservant les résidants de la Rive-Sud afin de réduire de moitié le nombre d'autobus qui circuleront dans la rue Dalhousie. Il a également annoncé que les îlots au centre du futur boulevard urbain Bonaventure accueilleront davantage d'espaces verts.

    Les changements aux trajets des autobus feront en sorte qu'il ne sera plus nécessaire de percer un passage dans le viaduc du CN — une économie d'environ 40 millions — et que les autobus ne longeront plus l'édifice patrimonial de la New City Gas ni les condos de la Lowney's.

    Quartier résidentiel


    Malgré ces bonifications, l'insatisfaction persiste. «C'est un quartier résidentiel. Les autobus, ça doit circuler dans un boulevard urbain», estime Carole Cournoyer, qui habite l'un des immeubles de Lowney's.

    Un autre résidant, Steeve Lemay, se désole de voir que l'édifice patrimonial Rodier devra être altéré pour permettre le passage des autobus vers la Gare centrale. Selon lui, la véritable solution réside dans l'implantation d'un système léger sur rail (SLR) qui permettrait aux résidants de la Rive-Sud de se rendre efficacement au centre-ville de Montréal.

    De son côté, la chef de l'opposition, Louise Harel, a dénoncé la volte-face du responsable de l'urbanisme au comité exécutif et chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, qui, le 17 mai dernier, avait affirmé que le projet de corridor d'autobus dans Dalhousie était enterré. Selon elle, le maintien d'un tel corridor nuira à la revitalisation du secteur, qui en a pourtant bien besoin.

    Au cabinet du chef de la deuxième opposition, on soutient qu'il n'y a pas de contradictions dans les propos de M. Bergeron puisque la rue Dalhousie ne sera plus exclusivement réservée aux autobus et que le nombre de véhicules y circulant sera deux fois moindre. Malgré tout, les élus de Projet Montréal estiment insuffisantes les modifications décrétées par l'administration et auraient souhaité que la Ville implante sans tarder un système de transport efficace, comme le tramway, pour transporter les banlieusards.

    Train de banlieue?

    Le maire Gérald Tremblay a évoqué hier un tel projet. Faute de voir le SLR se concrétiser dans un avenir prochain, il a demandé au directeur général de la Ville, Louis Roquet, d'entreprendre des discussions avec l'Agence métropolitaine de transport (AMT) afin qu'un train de banlieue fasse la navette entre Brossard et la Gare centrale via le pont Victoria.

    Cette option ne semble toutefois pas figurer dans les plans de l'AMT. «Ce n'est pas un scénario qui est dans nos cartons, a expliqué hier Martine Rouette, porte-parole de l'AMT. Il y a des contraintes majeures en ce qui a trait au pont Victoria, car c'est un des axes principaux pour les trains de marchandises du CN et les créneaux horaires ne permettent pas d'ajouter les départs qui seraient requis.»

    Les travaux débuteront cet automne et devraient se terminer en 2014.












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